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La prochaine rencontre du club Rouletabille aura lieu le vendredi 29 juin, à la Ludo-bibliothèque Emile-Bayard à partir de 20h30, pour un petit apéro de fin d'année.

mercredi 21 janvier 2015

Bonjour chez vous / Le cabaret des assassins de Nadine Monfils

Ce cinquième volume de la série du Commissaire Léon comprend les titres : Bonjour chez vous et Le Cabaret des assassins Bonjour chez vous Les amis du commissaire Léon lui offrent un voyage collectif à Portmeirion, village de la série mythique Le Prisonnier, dont il est fan. Léon va se retrouver au cœur d'une intrigue très étrange où chasser le meurtrier reviendra à une partie d'échecs, avec des pions trempés dans le vitriol ! Mélange d'humour noir et de suspense dans un lieu incroyable, au cœur du pays de Galles. Le Cabaret des assassins Jeannot, le patron du Colibri, est parti regarder pousser le pinard à la campagne. Est-ce pour cette raison que tout se déglingue à Montmartre ? Le fameux battement d'ailes du papillon ? Pendant deux jours, Léon a un trou de mémoire et se retrouve au cœur d'un meurtre où tout l'accuse. Peut-on aller au bout de soi-même sans se perdre ? A l'inverse, qu'apprend-on de la vie en restant dans ses pantoufles ?

Avis d'un membre du club Rouletabille (Philippe L.) :

Ce livre est un concentré de Audiard, Frédéric Dard pour San Antonio et Alphonse Boudard.
Mais certainement pas un concentré du meilleur, bien au contraire, ce roman est ce qui reste une fois que l'on a enlevé la verve, la truculence et le plaisir des jeux de mots des auteurs précités.
À savoir, la vulgarité et le constant besoin de métaphores salaces.
Le commissaire Léon est un misogyne qui ne fréquente que des prostitués et vit à Montmartre.
L'auteur se croit obligé de nous décrire un Montmartre peuplé de marginaux tous plus pathétiques les uns que les autres dans leur déchéance.
L'intrigue est totalement inconsistante et le fait que l'action se passe dans l'univers décalé de la série "Le prisonnier", n'est pas une excuse pour écrire n'importe quoi sans se soucier de la vraisemblance.
Le commissaire recherche une fillette qui pourrait être l'assassin et qui s'avère être l'auteur elle-même. Cette dernière menace de tuer le commissaire Léon dans un prochain roman si ce n'est dans celui-ci. Pour arriver à entraîner le lecteur dans une telle intrigue psychanalytique, il faut une profondeur d'écriture qui manque totalement à ce roman.
Bref, ne vous laissez pas abuser par le résumé aguicheur dont le ramage ne se rapporte pas au plumage.


Note : 6/20

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