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jeudi 10 octobre 2019

Qaanaaq de Mo Mamo

Dans le vaste pays blanc, l'esprit de Nanook se réveille. Le grand ours polaire, seigneur des lieux, protégera les siens. Jusqu'au bout. Adopté à l'âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n'a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C'est à contrecœur que ce redoutable enquêteur de Copenhague accepte d'aller aider la police locale, démunie devant ce qui s'annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières ont été retrouvés, le corps déchiqueté.
Les blessures semblent caractéristiques d'une attaque d'ours polaire. Mais depuis quand les ours crochètent-ils les portes ? Flanqué de l'inspecteur inuit Apputiku – grand sourire édenté et chemise ouverte par tous les temps –, Qaanaaq va mener l'enquête au pays des chamanes, des chasseurs de phoques et du froid assassin. Et peut-être remonter ainsi jusqu'au secret de ses origines.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse et Michel W.) :

Un premier roman mais  sous pseudo écrit bizarrement par un français ??? Qui est-ce ?
L'histoire se passe au Groenland donc attention, on a très froid durant tout le roman. 
Des longueurs, c'est sûr, car près de 500 pages ; mais très instructifs sur le sujet inuits.
Un enquêteur de Copenhague revient sur ses terres d'origine suite a des meurtres sanguinolents attribués à des ours polaires. Les locaux ne sont pas plus ravis que lui de le voir ici. Ils sont en pleine lutte pour obtenir l'indépendance du Groenland, le tout sur fond de guerre économique autour des puits de pétrole. Pas simple tout ça...
Et depuis quand les ours crochètent les serrures ???
Qaanaaq c'est donc l'enquêteur, ce danois aux étranges intuitions mais bizarrement c'est aussi les nom d'un petite ville du groenlandaise, tout là-haut vers le grand froid, vers le nord...
Brrrr...

Note : 14/20

mercredi 2 octobre 2019

La dame de Reykjavik de Ragnar Jonasson

Hulda a tout donné à sa carrière. Mais en faisant toujours cavalier seul. Elle a beau être une des meilleures enquêtrices du poste de police de Reykjavik, à soixante-quatre ans, sa direction la pousse vers la sortie. La perspective de la retraite l'affole. Tout ce temps et cette solitude qui s'offrent à elle, c'est la porte ouverte aux vieux démons et aux secrets tragiques qu'elle refoule depuis toujours.
Et ses échappées dans la magnificence des paysages islandais, pour respirer à plein poumons la sauvagerie de son île, ne suffiront plus, cette fois. Alors, comme une dernière faveur, elle demande à son patron de rouvrir une affaire non résolue. Elle n'a que quinze jours devant elle. Mais l'enquête sur la mort d'Elena, une jeune russe demandeuse d'asile, bâclée par un de ses collègues, va s'avérer bien plus complexe et risquée que prévu.
Hulda a-t-elle vraiment pesé tous les risques ?


Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

En Islande une femme flic se fait débarquer et mettre en  retraite à court terme (quinze jours).
Elle choisit de revenir sur une affaire non résolue.
Elle découvre les lacunes de l'enquête menée et veut résoudre l'affaire. 
La fin surprend.

Note : 14/20

mercredi 25 septembre 2019

La fille muette de Hjorth et Rosenfeld

Dans une petite ville au cœur des forêts du Värmland, la famille Carlsten est sauvagement assassinée dans sa propre maison. L'enquête est confiée à la brigade criminelle et prend une tournure inattendue lorsque la police découvre qu'il existe un témoin : Nicole, dix ans, a disparu après avoir laissé ses empreintes de pieds dans le sang de son petit cousin. La police doit la retrouver avant que le tueur ne soit informé par les médias de son erreur.
Lorsque Nicole est enfin localisée, après plusieurs jours de fuite, elle se trouve dans un état de choc profond. Incapable de prononcer le moindre mot, c'est par des dessins qu'elle parvient à exprimer son traumatisme. Le profiler Sebastian Bergman doit à tout prix réussir à sortir la fillette de son mutisme avant qu'il ne soit trop tard : le meurtrier semble prêt à tout pour faire en sorte qu'elle soit à jamais réduite au silence.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Il est dommage de se retrouver encore avec un polar aux personnages récurrents. 
Il y a sans cesse des passages dans lesquels on évoque les rapports entre certaines personnes, à des affaires antérieures.
Je laisse tomber à cause de ça. J'en suis pourtant  à la page 150 mais c'est vraiment pénible de pas savoir ce qui s'est passé réellement avant si ce n'est à travers des allusions. 
Cela figurait pourtant sur la quatrième de couverture que j'aurai dû lire attentivement. 
"...le tandem suédois poursuit la série mettant en scène le profiler Bergmman, coureur de jupon etc..."
Toujours commencer par le premier ouvrage de la série.

Note : Pas fini

jeudi 15 juin 2017

Nuit blanche à Stockholm de Christoffer Carlsson

Stockholm, début de l'hiver. 
Un homme est retrouvé mort. Il s'agit de Thomas Heber, professeur de sociologie à l'université. 
Leo Junker est chargé de l'enquête. Flic malmené par la vie, il vient d'intégrer une nouvelle brigade et se débat avec une culpabilité endémique. L'affaire Heber ne lui offre que peu d'indices, hormis une condamnation pour faits de violence dans la jeunesse du professeur, alors militant d'un groupuscule contestataire. Mais Leo est dessaisi du dossier au profit des services des renseignements. Pourquoi cette éviction ? Que cachent les dossiers cryptés du sociologue ? Ambition, trahison, corruption, Nuit blanche à Stockholm est une incursion dans les milieux extrémistes d'un royaume de Suède insoupçonné.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :


Crime dans les milieux d'extrème droite en Suède. Tellement complexe sur la fin, que j'abandonne 30 pages avant le dénouement ! Quelques petites erreurs de traduction.

Note : 11/20 

mercredi 19 avril 2017

Tant que dure ta colère d'Asa Larrson

Au nord de la Suède, à la fonte des glaces, le cadavre d'une jeune fille remonte à la surface du lac de Vittangijärvi. 
Est-ce son fantôme qui trouble les nuits de la procureure Rebecka Martinsson ? 
Alors que l'enquête réveille d'anciennes rumeurs sur la mystérieuse disparition en 1943 d'un avion allemand dans la région de Kiruna, un tueur rôde, prêt à tout pour que la vérité reste enterrée sous un demi-siècle de neige... 

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

C’est le 3ème roman des aventures de Rebecka Martinsson, (mais il faut lire les ouvrages dans l’ordre ; c’est mieux) une procureure qui préfère vivre dans son petit village plutôt que de travailler dans le grand cabinet de Stockholm. 
Ce n’est pas à un thriller sanglant mais un thriller psychologique profond qui nous régale. Dès la première page on nous lance directement dans l'histoire, on assiste au meurtre de Wilma en direct et on se pose bon nombre de questions. 
Une vieille histoire datant de la Seconde Guerre Mondiale : un avion disparu dans les environs mais quel lien entre ces deux affaires ? Et refait surface le comportement de la Suède durant la dernière guerre. 
Un polar du froid avec ses traditions ancestrales.

Note : 14/20

mercredi 2 novembre 2016

Le lagon noir d'Arnaldur Indridason

Reykjavík, 1979. Le corps d'un homme vient d'être repêché dans le lagon bleu, qui n'est pas encore aussi touristique qu'aujourd'hui. La victime serait tombée d'une très grande hauteur, peut-être a-t-elle été jetée d'un avion. En découvrant qu'il s'agit d'un ingénieur qui travaille à la base américaine de Keflavik, l'attention de la police se tourne vers de mystérieux vols secrets effectués entre le Groenland et l'Islande. 
Les autorités américaines ne sont pas prêtes à coopérer et font même tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher la police islandaise de faire son travail. Conscients des risques qu'ils prennent, Erlendur et Marion Briem poursuivent leur enquête avec l'aide d'un officier de la base. En parallèle, Erlendur travaille sur une vieille affaire non résolue : une jeune fille disparue sur le chemin de l'école, quarante ans plus tôt. 
Les témoins disent qu'elle sortait avec un garçon de Camp Knox, un quartier pauvre, où les gens vivent dans les baraquements abandonnés par les soldats américains après l'occupation de l'Islande. Le petit ami ne sera jamais retrouvé et les parents mourront sans savoir ce qu'il est advenu de leur fille. Erlendur est contacté par une tante qui lui demande de trouver la vérité. Erlendur a trente ans et vient de divorcer. 



Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H. ) : 

Atmosphère glauque.
Deux enquêtes menées en parallèle, l'une sur un crime actuel mais contrariée par l'armée américaine, l'autre sur un crime ancien.
L'inspecteur Erlendur devra asseoir ses convictions, contourner les obstacles et user de diplomatie.
Complexe mais efficace.

Note : 14/20

mercredi 27 juillet 2016

Hors cadre de Stefan Ahnhem

Près des corps sauvagement mutilés de deux victimes, une photo de leur classe de 3e sur laquelle leur visage a été raturé. Cette classe a aussi été celle de l'inspecteur Fabian Risk de la police de Helsingborg. Pour arrêter la spirale infernale et éviter d'être la prochaine cible, il s'enfonce dans les méandres de son propre passé. Au risque de s'y perdre.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Emmanuelle F.) :


Un polar suédois dont on a du mal à se détacher. L'intrigue policière commence à la première page pour se terminer à la dernière. Alors que l'on pense avoir tout compris très vite, l'auteur déroule son récit sur presque 600 pages en maintenant l'intérêt du lecteur grâce à des rebondissements (seuls quelques uns sont un peu "téléphonés").
L'histoire a pour toile de fond un sujet de société intemporel à savoir la cruauté dont peuvent être victimes certains adolescents et nous interroge à travers la position un peu ambiguë de l'inspecteur Fabien Risk.
A recommander sans modération.

Note : 18/20

vendredi 27 mai 2016

Le détective chauve d' Anna Grue

Nouvelle affaire pour Dan Sommerdahl : un couple dont les deux premiers enfants sont morts à 16 ans et 27 jours précisément fait appel à lui, car l'échéance approche pour leur 3e et dernier enfant. Sur fond du mythique festival de Roskilde, le compte à rebours est lancé pour le Détective chauve. Celui-ci nage entre deux eaux, séparé de Marianne mais pas vraiment heureux avec Kirstine. Sa vie de famille lui manque. 
Fonder un nouveau foyer ou reconquérir l'ancien ?


Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Après un démarrage lent, récit rythmé qui se lit d'une traite.


Note : 14/20

mardi 24 mai 2016

Indésirable de Yrsa Sigurdardottir

Employé d'un obscur bureau gouvernemental islandais, Odinn est chargé d'enquêter sur Krôkur, un foyer éducatif réservé aux adolescents à problèmes dans les années 1970. L'établissement est fermé depuis longtemps, mais des abus mis au jour dans d'autres centres incitent l'Etat à passer ces foyers au peigne fin pour éviter tout nouveau scandale. Une chape de silence semble peser sur Krôkur, mais peu à peu Minn découvre que de sombres secrets entourent les anciens pensionnaires. 
A l'époque, deux jeunes garçons y avaient mystérieusement trouvé la mort, asphyxiés dans une voiture. Et personne ne sait vraiment ce qui est arrivé au bébé du couple qui gérait le foyer, disparu le jour de sa naissance, et dont le destin macabre semble encore hanter les lieux. A mesure qu'il creuse l'affaire, Odinn se met à entendre des voix, comme si les fantômes du passé, réveillés contre leur gré, s'insinuaient dans sa propre vie. 
La bouche d'ombre susurre à son oreille, et lentement tout bascule. Le doute, frère du malaise, rogne peu à peu les fragiles certitudes de son existence : la mort récente de son ex-femme était-elle vraiment un accident ? Et qu'a vraiment vu sa fille de onze ans ce jour-là ? 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Claire L.) :


Il y a deux intrigues, une dans le passé et l'autre dans le présent. L'intrigue du passé finie par donner des éléments sur les personnages du présent.
La chute est inattendue et très interessante.
J'ai beaucoup aimé.

Note : 18/20

mardi 17 mai 2016

L'ombre des chats de Arni Thorarinsson

Qu'est-ce qui se cache derrière l'apparent suicide d'une jeune mariée ? Qui envoie sur le téléphone d'Einar des messages obscènes à l'orthographe défaillante ? Qui a attaqué, devant une boîte de nuit, un cadre tyrannique qui a fini dans le coma ? Quelles manipulations politiques viennent troubler le destin du Journal du soir, le grand quotidien islandais ? Enquêteur nonchalant et lucide, le journaliste tente de résoudre ces énigmes malgré l'hostilité du commissaire de police local.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Trois affaires sur lesquelles enquête Einar, journaliste d’investigation, avec l’hostilité mesurée de la police locale. Une mauvaise blague à un mariage, une agression devant un club et deux morts « assistés par ordinateur ». S’y ajoute des manipulations politiques pour le contrôle du journal où travaille Einar. Mais cela ne se retrouve t-il pas dans les rédactions de tous les pays du monde ? Tout s’entremêle en fond de critique sociale de la société islandaise. Seule difficulté, et pas des moindres, les noms des personnages difficiles à assimiler, en plus de leur prénom et surnom, quand on n'est pas habitué et qui oblige trop souvent à interrompre le fil de la lecture pour retrouver à qui il appartient. Il y a quand même, en dehors du pasteur du mariage, pas loin de 30 personnages que l’on croise et recroise au fil des pages… C’est un polar Islandais…

Note : 14/20 

jeudi 12 mai 2016

Dans le silence enterré de Tove Alsterdal

Katrine Hedstrand, journaliste, vit à Londres. Lorsqu'elle est rappelée à Stockholm au chevet de sa mère qui n'a plus toute sa raison, elle découvre dans les papiers personnels de celle-ci les courriers insistants d'une agence immobilière qui propose des sommes considérables pour une maison située au nord de la Suède, à la frontière avec la Finlande. Katrine, qui n'a jamais entendu parler de cette maison et ne connaît même pas la région natale de sa mère, décide de partir pour Kivikangas. 
Elle arrive dans une communauté bouleversée par un crime terrible : Lars-Erik Svanberg, un homme âgé qui vit seul depuis des années, a été retrouvé mort, la tête fendue en deux à la hache. Or, Katrine ne va pas tarder à soupçonner que Svanberg en savait long sur l'histoire de Kivikangas et qu'il aurait pu lui apprendre beaucoup sur les jeunes années de sa propre grand-mère, dans une époque bouleversée par la révolution soviétique à laquelle certains, en Suède comme ailleurs, ont cru si passionnément qu'ils ont tout abandonné pour elle. 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Bien ficelé, pour qui aime la scandinavie , nous sommes cette fois à la frontière de la Finlande, dans notre monde actuel (motoneiges, internet, plutôt que les rennes!) mais avec des rappels de l'Histoire de cette région vers 1930. On découvre comment la Russie stalinienne a influencé la vie des peuples autochtones.

Note : 16/20

mercredi 9 septembre 2015

L'art de mourir de Anna Grue

De retour à son atelier, la sculptrice Kamille  Chwerin retrouve au milieu de ses œuvres saccagées le corps de sa mère. Rapidement, la police parvient à la conclusion que la cible du tueur n'était pas la vieille dame, mais bien la célèbre artiste. Pourtant le coupable échappe aux investigations. Un an après, Dan Sommerdahl, le Détective chauve, participe au même reality show que la sculptrice. Un filon inespéré pour l'inspecteur de police Flemming Torp qui voit là le moyen d'obtenir de nouvelles informations pour son enquête. A condition bien entendu de prendre sur soi pour demander de l'aide à son vieil ami. Pas si facile que ça... A chacun sa croix.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Deux parties dans ce livre. Entre les deux, un peu de flottement. La seconde partie se serait suffit à elle-même, elle nous permet de constater que nous n'avons pas encore tout vu en matière de télé-réalité !

Note : 13/20

Le marchand de sable de Lars Kepler

Une froide nuit d'hiver à Stockholm. Un jeune homme est retrouvé déambulant le long d'une voie ferrée. Il souffre d'hypothermie et à l'hôpital on découvre qu'il a également contracté la maladie du légionnaire. Il s'agit d'un garçon disparu depuis de très nombreuses années. L'une des dernières victimes supposées du tueur en série Jurek Walter. Mais qu'en est-il de sa petite sœur, disparue en même temps que lui à l'époque ? Le temps presse et il sera enfin temps pour Joona Linna de se confronter à l'homme qui a détruit sa vie...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Un jeune garçon supposé mort, assassiné avec sa sœur par un tueur en série, est retrouvé errant sur une voie ferrée, plusieurs années après sa disparition.
Jurek Walter, assassin présumé, est enfermé depuis plusieurs années dans un centre psychiatrique fermé sécurisé. 
Avec le même enquêteur récurrent, l'inspecteur Joona Linna, super héro qui arrive toujours à s'en sortir. On en apprend un peu plus sur ce personnage qui doit revivre une affaire de tueur en série vieille de plus de dix ans. 
C'est un classique du suédois : glauque et angoissant. Un nouveau personnage intéressant, Saga, une jeune policière et petite sœur littéraire de Lisbeth Salander pour ceux qui ont lu Millenium. 
On y découvre un peu de l'histoire suédoise quant au traitement des immigrés dans les années 1955/1960 ainsi que sur le monde psychiatrique local. Des chapitres ultra-courts (de cinquante à deux cents lignes), c'est pratique pour lire avant de s'endormir. Mais comme dans les titres précédents, le déroulement se précipite vers la fin. Ça va trop vite, même pour notre immortel inspecteur Joona.
Encore une fin décevante pour, bien sûr, introduire l'opus suivant. Je ne sait pas si je lirait le titre suivant.
Un point positif, on peut ne pas avoir lu les trois précédents. Quant à l'écriture, ce n'est pas encore du niveau de Camilla Laksberg ou Viveca Sten.

Note : 11/20

vendredi 10 avril 2015

Le testament de Nobel de Liza Marklund

Lors du banquet organisé à l'Hôtel de Ville de Stockholm pour la remise des prestigieux prix Nobel, la présidente du comité est tuée d'une balle en plein coeur. Annika Bengtzon, reporter à La Presse du soir, est un témoin clé dans l'affaire : elle a croisé le regard de la tueuse : des yeux jaunes, dorés et froids quelques secondes avant qu'elle abatte sa cible. Bien que contrainte au silence par la police, la jeune femme décide de mener sa propre enquête pour découvrir qui est le commanditaire de ce crime.

Outre son mariage partant à la dérive et des difficultés professionnelles, Annika va rapidement se retrouver plongée au coeur d'une histoire violente et passionnée dont les racines remontent loin dans le passé, jusqu'à Albert Nobel lui-même (NdR erreur de prénom présente sur le livre). Si Annika veut découvrir la vérité, elle devra révéler des secrets que quelqu'un cherche à protéger, et ce quel qu'en soit le prix...


Avis d'un membre du club Rouletabille (Christiane C.) :

Intrusion dans le mondes des prix Nobel et son institution sur laquelle nous apprenons beaucoup. Intrigue bien menée qui nous tiens jusqu'à la fin.
Beaucoup de personnages de tous horizons et une héroïne attachante.

Note : 15/20

mardi 24 février 2015

Bäckström Epsiode 1 de Leif G.W. Persson

Par un été caniculaire, une jeune stagiaire de la police de Växjö, Linda Wallin, est retrouvée assassinée chez sa mère. Une équipe d'enquêteurs de Stockholm, dirigée par le très controversé inspecteur Bäckström, est envoyée en renfort par un directeur de la police au bord de la crise de nerfs. N'ayant guère confiance en ses collègues locaux mais convaincu de son génie et de son charisme, Bäckström met en place une stratégie qu'il juge imparable, mais qui est loin de faire l'unanimité. Avançant à tâtons dans les méandres de l'enquête, persuadé de toucher au but, il attend l'illumination qui le couvrira de gloire. Mais pendant ce temps-là, la police des polices veille, et sa hiérarchie s'impatiente...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :


Décevant.

Deux tiers du livre sont peu rythmé. 
On suit le dénommé Bäckström dans ses journées, sa quête de bière fraîche, ses jugements sur ses collègues...
... en attendant, quelque chose qui n'arrive jamais ! et d'apprendre qu'il n'est par vraiment efficient à son poste.
La fin et le dénouement de l'enquête viennent d'ailleurs. 
Une- je dis bien une- page très drôle : le détail d'une facture de blanchisserie, c'est à la page 409 (on peut y passer directement après la page 29).
Pas envie de lire l'épisode suivant...

Note : 6/20


jeudi 5 février 2015

Du sang sur la Baltique de Viveca Sten

Un an après l'affaire Krister Berggren, un nouveau crime vient troubler les eaux de l'île de Sandhamn : cette fois, l'inspecteur Thomas Andreasson et son amie Nora enquêtent sur la mort du vice-président de la Royal Swedish Yachting Society, assassiné pendant une régate.
Crime passionnel, règlement de comptes ou visée
politique ? Les pistes sont multiples, et lorsque un autre membre de la Yachting Society est retrouvé mort devant sa maison, la liste des suspects se resserre autour de cette élite mondaine, certes restreinte, mais inaccessible et prête à tout pour sauver les apparences. 

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :


Un polar nordique bien ficelé, un suspense bien mené et en plus c’est assez bien écrit. Ça change de Camilla Läckberg même si on retrouve des similitudes. On est tout de suite dans le bain avec un meurtre des plus subtils. Meurtre d’argent, de pouvoir, vengeance sentimentale, affaire crapuleuse ou de drogue ?  Tout y passe et l’enquête a de quoi piétiner car ça part un peu dans tous les sens. Et bien sûr, tout le monde est au dessus de tout soupçon… pour le 2ème roman traduit, (il date de 2009 et il y en a 5 ou 6 de parus en Suède) l’auteure nous emmène dans l’archipel aux milliers d’îles au large de Stockholm et en particulier sur Sandhamn. Toile de fond de ce roman, une régate organisée par un prestigieux yachting-club, le tour de Gotland, la plus importante d’Europe du Nord à laquelle participent de prestigieux voiliers et équipages. Un ensemble très « class » et très huppé…On retrouve les personnages du précédent opus qu’il faut avoir quand même lus auparavant pour bien comprendre les « casseroles » de chacun. Ici, il n’y a pas de longs « flashbacks » et dans ce cas, on est plus ou moins obligé de deviner les évènements passés du précédent volet.
Dans cette seconde  enquête de l’inspecteur Thomas Andreasson et de sa meilleure amie Nora, on ne meurt pas par noyade mais d’un coup de feu. Pas d’hémoglobine à chaque chapitre. On attend  la suite des traductions car si cette nouvelle enquête est résolue, les personnages continuent  leur histoire… A suivre.


Note : 16/20

Note de Simone H. : 14/20

Police de Jo Nesbo

Quand un policier d'Oslo est assassiné à la date anniversaire et sur les lieux d'un crime non élucidé, cela n'est certainement pas un hasard. Et lorsque deux autres policiers qui ont participé à des enquêtes infructueuses sont tués à leur tour, c'est une évidence : un meurtrier brutal aux méthodes bestiales rôde dans les rues de la capitale norvégienne.
La police ne dispose d'aucun indice et, pire encore, elle déplore l'absence de son meilleur limier. Mais aujourd'hui, l'inspecteur Harry Hole n'est plus en mesure d'aider ni de protéger quiconque.
Pendant ce temps, à l'hôpital d'Oslo, un homme gravement blessé est dans le coma. Personne ne connaît son nom. Même les policiers chargés de le protéger n'ont pas le droit d'approcher le patient. S'il reprenait conscience, cet inconnu aurait pourtant bien des secrets à révéler...


Avis d'un membre du club Rouletabille (Christine L.) :

Ce livre reprend les aventures de l'inspecteur Harry Hole là où on les avait quittées à la fin de "Fantôme", paru précédemment. Après avoir enquêté sur un réseau de trafic de drogue dans Oslo et le meurtre impliquant Oleg, le fils de Rakel (la femme de sa vie), Harry a décidé de décrocher. Mais la brigade criminelle d'Oslo est confrontée à une série de meurtres sordides : des policiers qui avaient travaillés sur des homicides non élucidés sont sauvagement assassinés à la date anniversaire du crime. Désemparés, les anciens collègues de Hole vont tenter de faire revenir dans le jeu l'inspecteur aux 100% de réussite...
Le nouvel opus gagne un haut degré de suspense, nourri par les intrigues y compris quelques fausses pistes. 
Attention : quelques descriptions assez violentes.

Note : 15/20

jeudi 15 janvier 2015

L'enfant qui criait au loup de Gunnar Staalsen

" J'ai reçu un appel du passé. " Varg est appelé en renfort dans une affaire de double meurtre. Le principal suspect est Jannegut, un gamin placé très jeune en famille d'accueil. Il s'est retranché sur les pentes escarpées d'un fjord, et la nuit tombe. Le garçon n'accepte de parler qu'au détective privé. Pourquoi ? Dans la ligne de mire des flics tapis plus bas, et sous les yeux avides des journalistes déjà sur place, Varg accepte cette mission périlleuse. 
Les chemins du garçon et du détective s'étaient déjà croisés du temps où Varg sévissait à la Protection de l'enfance, au début des années 70. Retiré des bras d'une mère toxicomane à l'âge de 3 ans, puis témoin à 6 ans de la mort de son père adoptif dans des circonstances ambiguës, Jannegut est placé dans une ferme isolée de l'Angedal, chez Kari et Klaus Libakk. Le mauvais sort s'acharne quand, quelques années plus tard, le couple est retrouvé sauvagement assassiné. 
L'adolescent mutique et introverti écope de dix ans de prison qui lui suffiront tout juste à nourrir un projet de vengeance à l'encontre de tous ces soi-disant " bienfaiteurs ". Dans ces circonstances, il faut s'attendre au pire à la sortie de prison... Que ce soit Varg et ses collègues de la Protection de l'enfance, le directeur de l'orphelinat ou encore l'avocat de la famille, tous gravitent à leur manière autour du " cas Jannegut " qui semble le plus parfait exemple de l'échec des politiques sociales en Norvège.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Peu plausible sur le plan psychologique. Des chassés-croisés dans les couples. Pas euphorisant comme polar.

Note : 10/20

mardi 23 septembre 2014

Marée d'équinoxe de Cilla et Rolf Borjlind

Olivia Rönning, élève à l'école de police de Stockholm, a choisi, pour son mémoire de fin d'études, de plancher sur un cold case vieux de plus de vingt ans : le meurtre atroce d'une inconnue enterrée vive sur une plage de l'île de Nordkoster un soir de marée d'équinoxe. Seule la tête dépassait... Première difficulté : le policier qui enquêtait alors a pris sa retraite, puis il a disparu. Et ceux qui sont encore en activité semblent peu disposés à aider la jeune fille. D'autres obstacles surgissent, mais Olivia est opiniâtre et courageuse - trop, sa curiosité dérange et lui vaut d'être agressée. Ses recherches la mènent du milieu des sans-abri de la capitale, objet d'attaques sauvages de la part de jeunes néo-nazis, à un réseau de prostitution de luxe, mais aussi aux portes de l'empire minier d'un industriel tout-puissant récemment décoré par le roi... Premier volet d'une série best-seller en Suède et en Allemagne et traduite dans plus de vingt pays, Marée d'équinoxe a été comparé à Millénium, tant pour le caractère bien trempé de ses personnages que pour la modernité brûlante de son intrigue.

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Michel W.) :

Un roman écrit à quatre mains  au rythme soutenu, avec une foison de personnages qui permet de construire une intrigue complexe. Intrigue, qui une fois mise en place, est partiellement résolue ; ce qui laisse présager une suite intéressante. On y trouve des personnages aussi variés qu'un homme d'affaire dont la société est en confit avec des associations de protection des droits de l'homme et de l'environnement au Congo, des SDF aux prises avec des néo-nazis,une étudiante en école de police, des gamins paumés,un politicien, des escort-girl, un croupier avec plusieurs cordes à son arc et des policiers de toutes sorte; de ce cocktail explosif naît un récit très sombre...
Ce polar venu du froid nous transporte de Stockholm au Costa Rica.
Dans le cadre de ses études de police, Olivia est chargée d'examiner une affaire criminelle non résolue : elle choisit le meurtre d'une femme enceinte enterrée  vivante sur une plage de Suède. Mais fouiller dans le passé ne sera pas sans conséquences. A vouloir retrouver les protagonistes d'alors fait surgir la violence, les souvenirs, les trahisons...

Note : 15/20

jeudi 31 juillet 2014

Le duel d'Arnaldur Indridason

Pendant l'été 1972, Reykjavík est envahi par les touristes venus assister au championnat du monde d'échecs qui oppose l'Américain Fischer et le Russe Spassky. L'Américain se conduit comme un enfant capricieux et a de multiples exigences, le Russe est accueilli en triomphe par le parti communiste islandais, le tout sur fond de guerre froide. Au même moment un jeune homme sans histoire est poignardé dans une salle de cinéma, le magnétophone dont il ne se séparait jamais a disparu. L'atmosphère de la ville est tendue, électrique. Le commissaire Marion Briem est chargé de l'enquête au cours de laquelle certains éléments vont faire resurgir son enfance marquée par la tuberculose, les séjours en sanatorium et la violence de certains traitements de cette maladie, endémique à l'époque dans tout le pays. L'affaire tourne au roman d'espionnage et Marion, personnage complexe et ambigu, futur mentor d'Erlendur, est bien décidé à trouver le sens du duel entre la vie et la mort qui se joue là. Un nouveau roman d'Indridason qu'il est difficile de lâcher tant l'ambiance, l'épaisseur des personnages, la qualité d'écriture et l'intrigue sont prenantes.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Quand l'auteur d'une saga semble être à court d'idées, rien de plus simple pour relancer l'affaire. Il suffit de s'intéresser à la jeunesse des personnages qui sont apparus dans les premiers romans. Il y a alors de la place pour plusieurs nouvelles histoires. C'est du Star Wars...
Sauf que dans ce polar, on est loin de la qualité des précédents ouvrages. On s'ennuie, c'est mou. C'est l'Islande finalement...
Marion Brem, (commissaire à la retraite dans La cité des Jarres/ La femme en vert...) débute à la police judiciaire de Reykjavik et évoque les moments difficiles de son enfance. 
En toile de fond, le championnat du monde d'échecs entre la Russie et les Etats-Unis (Fischer/Spassky); Marion se retrouve dans une classique histoire de barbouzes en pleine Guerre Froide. Rien de bien original. Même l'écriture ne semble pas être de la même veine que les précédents titres de cet auteur.
Finalement une déception.
Tiens, dans les dix dernières lignes apparaît Erlendur Sveinsson, le futur commissaire, héro de la dizaine de romans écrits par Indridason... Il est à la circulation; il faut bien débuter quelque part.
Il ne sera sûrement pas commissaire avant trois ou quatre romans à paraître !!!

Note : 11/20

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Décevant ! Sur le fond politico-policier pendant la guerre froide, première moitié répétitive, ennuyeuse, un quart suivant moyen, seule la fin devient intéressante, ainsi que les conséquences de la tuberculose endémique dans l'Islande du début du XXème siècle.

Note : 10/20