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mercredi 22 septembre 2021

BLACKWOOD de Michael Farris Smith

 

Le titre fait référence à une plante grimpante particulièrement invasive, le kudzu, sorte de vigne à croissance rapide qui envahi tout, étouffe les plantes et recouvre le paysage de ses lianes (comme sur la couverture). À la fois personnage à part entière de ce roman très sombre, mais aussi métaphore de la culpabilité qui ronge les personnages hantés par le passé.

Tout d’abord Colburn qui revient sur les traces de son enfance à Red Bluff dans l’état du Mississippi, ville qui se meurt envahi petit à petit par le kudzu. En même temps que lui arrive une famille de marginaux, vagabonds sans nom, qui s’installe en périphérie de la ville dans la forêt de kudzu. Leur arrivée va bouleverser la fausse tranquillité de Red Bluff et faire ressurgir les fantômes du passé.

Dans cette atmosphère inquiétante et étouffante, des enfants disparaissent dans cette forêt qui avale tout. Puis c’est au tour de Célia avec laquelle Colburn a entamé une relation...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.) : 

Michael Farris Smith nous livre avec Balckwood un roman noir oppressant à la limite du fantastique qui agrippe et retient le lecteur.

Une curiosité à découvrir !


jeudi 28 janvier 2021

Prendre un enfant par la main de François-Xavier DILLARD

 




"Prendre un enfant par la main... Prendre un enfant pour le sien".  Ainsi chantait Yves Duteil


Marc, Sarah et leurs deux enfants, Clémentine et Gaspard, se retrouvent pris dans une tempête en mer, jusqu’au drame. Leur fille va être emportée par les éléments déchaînés. Le corps ne sera jamais retrouvé.


Dix ans plus tard, entre culpabilité et désespoir, le couple et leur fils tentent tant bien que mal de survivre à ce drame.


Jusqu’au jour où de nouvelles voisines aménagent avec leur fille, Gabrielle, jeune adolescente, qui a le même âge et une certaine ressemblance avec la disparue. Sarah s’attache d’emblée à cette jeune fille qui lui rappelle sa propre fille, jusqu’au jour où tout bascule…



Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L) :


Thriller addictif 


Une histoire originale même si elle parle de disparition d’enfant, souvent abordé dans la littérature policière, mais aussi de culpabilité, de déni, de mensonge, de désespoir, jusqu’à la folie.


Les personnages sont attachants, même dans leurs parts d’ombres.



Noyade de J.P. SMITH

 

Noyade est le premier roman traduit en français de JP SMITH, auteur américain et scénariste.

 

Joey Proctor, 8 ans, passe l’été dans un camp de vacances dans la forêt, à proximité d’un lac. Le moniteur de natation, Alex Mason force Joey qui a peur de l’eau et ne sait pas nager à s’aventurer là où il n’a pas pied. Excédé par le refus du petit garçon Alex l’abandonne sur une plate-forme au milieu du lac, le mettant au défi de rentrer à la nage, puis l’oublie. 

Ce n’est que le soir que l’alerte est donnée, mais l’enfant a disparu et le corps est introuvable.

20 ans plus tard Alex Mason est devenu un homme d’affaire très en vu à qui tout réussi. Marié et père de 2 enfants il est connu, riche et envié, jusqu’au jour où d’étranges événements viennent perturber son bonheur et font ressurgir cette affaire du passé.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L) : 


Retenez votre souffle et plongez dans ce thriller aux multiples rebondissements et au scénario particulièrement retors.


mercredi 2 décembre 2020

La dernière rose de l'été de Lucas Harari

 

  • Résumé  

Léo, la trentaine, rêve de devenir écrivain. Il mène une vie solitaire à Paris entre son emploi alimentaire et son appartement, jusqu’au jour où il rencontre par hasard un de ses cousins qui lui propose de passer 1 mois dans sa maison de vacances au bord de la mer pour surveiller les travaux. Lieu idyllique, entouré de voisins aisés vivants dans de magnifiques villas d’architectes. Il va rencontrer la jeunesse dorée de ce quartier et particulièrement sa mystérieuse voisine, Rose, séduisante adolescente, capricieuse et sauvage. Mais est-ce vraiment le paradis car des jeunes hommes disparaissent, l’enquête menée par l’inspecteur Beloeil piétine, la tension monte…

  • Critique  
    Coup de cœur pour cette BD/roman graphique originale et très prenante, entre polar, roman noir et thriller, à l’atmosphère mystérieuse et oppressante qui n’est pas sans rappeler l’univers d’Hitchcock ou des réalisateurs de la nouvelle vague.
    L’illustration rétro, la mise en page et le découpage des vignettes, les couleurs franches, les jeux de lumière, servent magnifiquement cette ambiance qui prime sur l’histoire. 
    BD très cinématographique au rendu très moderne. 
    Une découverte !!!!

vendredi 21 août 2020

Une disparition inquiétant de Dror Mishani

 

Ofer Sharabi n’est pas rentré de l’école.

Le commandant Avraham Avraham, alerté par la mère d’Ofer, n’est pas plus inquiète que ça : les adolescents fuguent volontiers.

Quelques jours plus tard, après l’enquête de routine et une battue infructueuse dans le quartier de Holon où vit la famille Sharabi, il faut se rendre à l’évidence : il s’agit bien d’une « disparition inquiétante ». Le policier, rongé par ses problèmes existentiels, est loin d’aborder l’affaire avec sérénité et lucidité. Il n’a même pas repéré le comportement étrange de Zeev, le voisin prof d’anglais qui donnait des cours particuliers à Ofer.

Dans cette banlieue modeste de Tel-Aviv, chacun a quelque chose à cacher. Et Avraham Avraham se révèle être un enquêteur des plus atypiques. Il faut dire qu’en Israël, selon lui, les tueurs en série, les enlèvements sordides ou autres crimes spectaculaires, ça n’existe pas.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.) :

Ce roman se passe dans une banlieue triste de Tel Aviv.  Le commandant Avraham Avraham enquête à contrecoeur sur la disparition d’Ofer, adolescent plutôt réservé et solitaire. Selon lui il s’agit d’une simple fugue, mais les jours passent et le jeune garçon reste introuvable. Devant l’absence de trace de sa disparition et de témoin, le commandant Avraham Avraham va devoir envisager d’autres hypothèses. 

Dror MISHANI décrit un Tel Aviv morose, ce qui ajoute au malaise que l’on ressent à la lecture. Les protagonistes sont équivoques et déconcertants. Avraham Avraham empêtré dans ses difficultés personnelles ne semble pas prendre très à cœur cette disparition qui devient pourtant rapidement inquiétante. L’enquête piétine. 

Même si j’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman, il n’en reste pas moins que c’est un polar intéressant, d’autant qu’en Israël il n’y a pas de tradition du roman policier. Les auteurs de ce genre sont donc rares.   

« Savez-vous pourquoi il n’y a pas de littérature policière écrite en Israël ? Lui demanda-t-il soudain. 

… Parce que chez nous, il n’y a pas de tueurs en série, pas d’enlèvements et quasiment pas de violeurs qui agressent les femmes dans la rue. Chez nous, si quelqu’un est assassiné c’est en général le fait du voisin, de l’oncle ou du grand-père, pas besoin d’une enquête compliquée pour découvrir le coupable et dissiper le mystère… » 

Pour poursuivre la rencontre avec le polar israélien vous pouvez lire aussi la romancière Batya GOUR  (1 titre disponible sur le site de Condorcet) et la trilogie consacrée à Israel de l’auteur et journaliste Alexandra SCHWARTZBROD (le 1er volet de cette série : Balagan, est disponible à la Ludo-bibliothèque).

mardi 24 mai 2016

Indésirable de Yrsa Sigurdardottir

Employé d'un obscur bureau gouvernemental islandais, Odinn est chargé d'enquêter sur Krôkur, un foyer éducatif réservé aux adolescents à problèmes dans les années 1970. L'établissement est fermé depuis longtemps, mais des abus mis au jour dans d'autres centres incitent l'Etat à passer ces foyers au peigne fin pour éviter tout nouveau scandale. Une chape de silence semble peser sur Krôkur, mais peu à peu Minn découvre que de sombres secrets entourent les anciens pensionnaires. 
A l'époque, deux jeunes garçons y avaient mystérieusement trouvé la mort, asphyxiés dans une voiture. Et personne ne sait vraiment ce qui est arrivé au bébé du couple qui gérait le foyer, disparu le jour de sa naissance, et dont le destin macabre semble encore hanter les lieux. A mesure qu'il creuse l'affaire, Odinn se met à entendre des voix, comme si les fantômes du passé, réveillés contre leur gré, s'insinuaient dans sa propre vie. 
La bouche d'ombre susurre à son oreille, et lentement tout bascule. Le doute, frère du malaise, rogne peu à peu les fragiles certitudes de son existence : la mort récente de son ex-femme était-elle vraiment un accident ? Et qu'a vraiment vu sa fille de onze ans ce jour-là ? 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Claire L.) :


Il y a deux intrigues, une dans le passé et l'autre dans le présent. L'intrigue du passé finie par donner des éléments sur les personnages du présent.
La chute est inattendue et très interessante.
J'ai beaucoup aimé.

Note : 18/20

jeudi 12 mai 2016

Le réseau fantôme d'Oliver Harris

Nick Belsey, ayant pris quelques risques déontologiques dans ses précédentes aventures, est maintenu à la brigade en conditionnelle surveillée. Il a promis de se tenir à carreau, mais on ne se refait pas... En cette journée de canicule ponctuée d'orages à Londres, Nick, qui a suivi un chauffard en BMW jusqu'à une impasse, tout d'un coup ne le voit plus. Où l'homme a-t-il bien pu disparaître ? 
Intrépide et ingénieux, Nick force l'entrée d'un curieux bâtiment incurvé et se retrouve dans un abri souterrain : des couchettes en fer, des ossements de rongeurs, mais aussi des caisses de champagne Krug et une fortune en antidépresseurs et calmants divers. 
Un endroit bien pittoresque pour y emmener sa nouvelle conquête, une étudiante en art de 20 ans. Mais lors de leur petite fête aux bougies, la jeune fille s'évapore. S'engage alors une sorte de jeu de piste où Belsey, sur les traces du mystérieux kidnappeur cagoulé de gris, se retrouve une fois de plus dans une posture qui met sa carrière en péril. L'homme le manipule, lui envoyant des emails énigmatiques qui l'entraînent dans un réseau insoupçonné d'abris souterrains et de tunnels inquiétants. 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Entre polar, politique-fiction et chasse au trésor à la Benjamin Gates ou quête à la Dan Brown. Le vrai et le faux se mêlent si habilement que l’on a envie de vérifier sur les plans de Londres où commence et où s’arrête la réalité. Un flic un peu marginal, Nick Belsey, se laisse entraîner dans une histoire où la loi ne pèse pas lourd : secret d’Etat… 
Ici, le kidnapping est un prétexte pour explorer un Londres souterrain. Un réseau de métro alternatif creusé cent mètres plus profond que l’officiel. 
Des centraux téléphoniques de secours montés en secret pendant la guerre froide. Des kilomètres de tunnels stratégiques dont les plans sont classés « confidentiel défense »… L’auteur nous décrit un Nick Belsey menteur, qui s’assoit sur les procédures, fait craquer la hiérarchie et se dope aux amphétamines et autres stimulants militaires pour arriver à ses fins.

Note : 14/20 

jeudi 11 février 2016

Les infâmes de Jax Miller

Freedom Oliver, alcoolique et suicidaire, a passé dix-huit ans à se cacher dans l'Oregon, protégée par le FBI. Elle souffre d'avoir dû abandonner ses enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère. En apprenant la disparition de sa fille, elle quitte son anonymat pour partir à sa recherche.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Thriller plus que policier. 
Un sacré personnage de femme...
Récit rythmé, de lit d'une traite.

16/20

mercredi 28 octobre 2015

Criminel de Karin Slaughter

La vie paraît sourire à Will Trent, du Bureau d’Investigations de Georgia. Il vient de tomber amoureux et commence à enterrer son passé trouble lorsqu’une jeune étudiante disparaît et que son chef, Amanda Wagner, la directrice-adjointe du GBI, sans aucune explication, le tient à l’écart de l’enquête.
Will s’interroge, les cas de disparitions se multiplient. Que faisait Amanda dans l’orphelinat désaffecté d’Atlanta où il a grandi ? Se recueillerait-elle, elle aussi, sur un lieu de mémoire ?
Il semblerait que l’affaire qui a lancé la carrière d’Amanda, quarante ans plus tôt, ait soudain refait surface. Et les deux policiers vont devoir affronter les démons d’une enfance qui les hantent...


Avis d'un membre du club Rouletabille ( Michel W.) : 

Encore un polar glauque. Surprise, il ne vient pas du froid. Je n'ai pas aimé cette histoire avec un enquêteur plein de casseroles. Cette fois-ci l'auteur a mis la barre très haut quant au passé de son personnage. Bien sûr, il y a le côté recherche historique quant à l'intégration des femmes dans la police dans les années 1970.
Mais c'est encore un auteur avec des héros récurrents et qui imagine des meurtres en série, plus torturés les uns que les autres. Les "serial killers" en manque d'inspiration on le choix.
L'écriture, la traduction sont peut-être efficaces mais cette enquête n'avait pas besoin de puiser dans l'horreur humaine. D'autant plus qu'il y a des interrogations sans réponse. 
Glauque, je me répète. Avec des aller-retour dans le passé, les années 70, et à l'époque actuelle, une fin mal ficelée. Je ne donne pas la moyenne. Quand je met plus d'un mois à terminer un roman c'est que quelque chose cloche.

Note : 9/20

Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) : 

Il faut rester concentré sur les dates annoncées en tête de chaque chapitre et sur tous les prénoms féminins.
Chaque pièce du puzzle prendra sa place à la fin...
Histoire peu plausible quand même !
Personnages attachants. 


Note : 14/20

mercredi 9 septembre 2015

A toute épreuve de Harlan Coben

Parfois, Mickey aimerait bien être un lycéen comme les autres. Être accepté par les membres de son équipe de basket, traîner avec ses amis, sortir avec la belle Rachel... Mais Mickey est un Bolitar, et avec le nom, vont les responsabilités. Celle d'élucider une série de disparitions qui ébranlent son lycée. Celle d'aider ce Jared que son amie Ema n'a jamais rencontré, mais dont elle se sent déjà si proche sur la Toile, et qui s'est volatilisé. Celle, enfin, de percer le mystère autour de la mort de son père. Oui, Mickey est bien un Bolitar et, comme son oncle Myron, il va devoir apprendre le prix de la vérité.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Troisième livre d'une trilogie. Ne donne pas particulièrement envie de lire les précédents ni les suivants, mais les quatre premiers chapitres relèvent de l'art de vous tenir en haleine. Nous sommes avec de grands ados sportifs américains.

Note : 11/20

Le marchand de sable de Lars Kepler

Une froide nuit d'hiver à Stockholm. Un jeune homme est retrouvé déambulant le long d'une voie ferrée. Il souffre d'hypothermie et à l'hôpital on découvre qu'il a également contracté la maladie du légionnaire. Il s'agit d'un garçon disparu depuis de très nombreuses années. L'une des dernières victimes supposées du tueur en série Jurek Walter. Mais qu'en est-il de sa petite sœur, disparue en même temps que lui à l'époque ? Le temps presse et il sera enfin temps pour Joona Linna de se confronter à l'homme qui a détruit sa vie...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Un jeune garçon supposé mort, assassiné avec sa sœur par un tueur en série, est retrouvé errant sur une voie ferrée, plusieurs années après sa disparition.
Jurek Walter, assassin présumé, est enfermé depuis plusieurs années dans un centre psychiatrique fermé sécurisé. 
Avec le même enquêteur récurrent, l'inspecteur Joona Linna, super héro qui arrive toujours à s'en sortir. On en apprend un peu plus sur ce personnage qui doit revivre une affaire de tueur en série vieille de plus de dix ans. 
C'est un classique du suédois : glauque et angoissant. Un nouveau personnage intéressant, Saga, une jeune policière et petite sœur littéraire de Lisbeth Salander pour ceux qui ont lu Millenium. 
On y découvre un peu de l'histoire suédoise quant au traitement des immigrés dans les années 1955/1960 ainsi que sur le monde psychiatrique local. Des chapitres ultra-courts (de cinquante à deux cents lignes), c'est pratique pour lire avant de s'endormir. Mais comme dans les titres précédents, le déroulement se précipite vers la fin. Ça va trop vite, même pour notre immortel inspecteur Joona.
Encore une fin décevante pour, bien sûr, introduire l'opus suivant. Je ne sait pas si je lirait le titre suivant.
Un point positif, on peut ne pas avoir lu les trois précédents. Quant à l'écriture, ce n'est pas encore du niveau de Camilla Laksberg ou Viveca Sten.

Note : 11/20

mercredi 15 avril 2015

Le ver à soie de Robert Galbraith (J.K. Rowling)

Quand l'écrivain Owen Quine disparaît dans la nature, sa femme décide de faire appel au détective privé Cormoran Strike. Au début, pensant qu'il est simplement parti s'isoler quelques jours - comme cela lui est déjà arrivé par le passé -, elle ne demande à Strike qu'une seule chose : qu'il le retrouve et le lui ramène. Mais, sitôt lancée l'enquête, Strike comprend que la disparition de Quine est bien plus inquiétante que ne le suppose sa femme. 
Le romancier vient en effet d'achever un manuscrit dans lequel il dresse le portrait au vitriol de presque toutes ses connaissances. Si ce texte venait à être publié, il ruinerait des vies entières. Nombreux sont ceux qui préféreraient voir Quine réduit au silence. Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné dans de mystérieuses circonstances, la course contre la montre est lancée. Pour mettre la main sur le meurtrier - un tueur impitoyable, tel qu'il n'en a encore jamais rencontré dans sa carrière -, Strike va devoir d'abord percer à jour ses motivations profondes. 


Avis d'un membre du club Rouletabille ( Michel W.) :


Seconde enquête du détective Cormoran Strike et de son assistante Robin Ellacott.
Robert Galbraith  nous plonge dans le monde de l’édition avec un écrivain auteur d’un ouvrage à clé dans lequel il ridiculise les agents littéraires, auteurs et éditeurs qui l’entourent. L’écriture est impeccable, riche dans ses descriptions. L’intrigue est menée d’une main de maître même si  le contenu  et la mise en scène grotesque  voire violente  nous laisse vite entrevoir que le thème est la vengeance. Le duo détective/assistante fonctionne bien dans ce Londres à l’approche de Noël.  On décortique avec plaisir les rebondissements de ce sac de nœuds.
Peut-être quelques longueurs qui finalement sont nécessaires pour être en immersion totale dans ce Londres enneigé.

Note : 16/20

jeudi 29 janvier 2015

Confiance aveugle de C.J. Lyons

Sarah Durandt sait que l'assassin est mort. Elle l'a vu recevoir l'injection. Et pourtant, elle n'est pas apaisée : jamais il n'a voulu lui révéler où se trouvaient les corps de son mari et de son fils, qu'il lui a arrachés deux ans plus tôt.
De retour chez elle, dans les monts Adirondacks, elle s'engage dans une quête désespérée pour le moindre indice. Toutefois, la vérité qu'elle découvre la glace d'effroi. Peut-être ont-ils exécuté le mauvais coupable. Peut-être le véritable meurtrier est-il toujours en liberté. Et prêt à tuer de nouveau.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :


Sarah a perdu son mari et son fils. Leur assassin refuse de dire où sont passés les corps et les derniers espoirs de Sarah s'envolent le jour de l'exécution de ce dernier. Elle est anéantie mais ne perd pas l'espoir de les retrouver pour autant...
Deux ans ont passés et elle continue de chercher ce qui a bien pu se passer le jour de la disparition de Josh et de Sam, au grand damne d'Alan, son avocat, qui souhaite l'épouser et la faire revivre... ou pas...
Contre son gré, elle se retrouve au cœur d'un complot, avec protection ou disparition de témoins, quasi seule contre le reste du monde. A qui va-t-elle pouvoir faire confiance pour mener son enquête ? 
C’est un peu tiré par les cheveux avec en prime un mafieux psychopathe au possible.
On a même parfois du  mal à se représenter les situations quelque peu tarabiscotées, du mal à comprendre qui fait quoi ou qui dit quoi.
C’est tout ? Non,  car en plus, on est dans un village retiré de 500 âmes près d’une région montagneuse. On ne peut malheureusement rien s’imaginer d’autre ; on ne vit pas au rythme du village à part la dizaine de personnages qui pour la plupart n’en sont pas originaires. Aucune description du cadre, de l’ambiance, Un village fantôme ? Cela aurait pu se passer dans n’importe quel coin retiré ; on aurait pu donner comme titre « Seuls au monde »
Mais au fait ça se passe aux Etats-Unis puisqu'il y a une exécution et une « fliquette » du FBI….

L’auteur est passé à côté de son roman. Dommage.

Note : 12/20

mercredi 21 janvier 2015

Au bout de la route, l'enfer de C.J. Box

Danielle Sullivan et sa cadette Gracie - la bimbo chipie et la gentille sérieuse de Piégés dans le Yellowstone -, se volatilisent sur la route alors qu'elles roulaient en direction du Montana pour y retrouver Justin. Ne parvenant pas à les contacter, le garçon s'inquiète et appelle son père, Cody Hoyt. Mais Cody, qui vient de se faire virer de son job et s'est remis à boire après plusieurs mois d'abstinence, n'est pas en état de les rechercher. Son ancien équipier de la police, Cassie Dewell, le convainc cependant de l'accompagner jusqu'à l'endroit, sur l'autoroute, d'où elles ont envoyé leur dernier message. Ils découvrent en chemin que plusieurs disparitions étranges ont été signalées dans la région - parmi des prostituées, il est vrai. Pendant ce temps, King Lizard trace la route au volant de son bahut, en quête de nouvelles proies...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Philippe L.) :

Attention ce qui suit dévoile une partie de l'intrigue


Voici un roman qui apparaît vraiment comme une œuvre de commande, un devoir à rendre à l’éditeur. Les références sont constantes à un précédent ouvrage et la fin prépare le suivant.
Deux jeunes sœurs se font enlever lors d’un déplacement en voiture par un camionneur, violeur et serial killer, qui parcours les États-Unis au volant de son poids lourd en semant les cadavres le long de son chemin. Le petit ami de l’une d’entre elles est le fils d’un policier, récemment congédié pour avoir maquillé des preuves pour prouver la culpabilité d’un suspect. Ce flic déchu part à la recherche des deux jeunes filles et s’adresse en premier à un ex-collègue qui n’est autre que le complice du camionneur.
Il se fait éliminer et sa jeune collègue part à son tour en chasse.
Elle s’adresse en premier, "de nouveau", au complice qui sera dénoncé par le camionneur avant que celui ci ne prenne la fuite.

Vous me suivez toujours ? Bien, c’est tout pour l’intrigue !
A défaut de proposer une intrigue solide et haletante, ce roman peut être intéressant par la description du fonctionnement des divers services de police de l’Amérique profonde dans le Montana et des relations conflictuelles entre les protagonistes. En particulier par le fait qu’un shérif est un élu et doit faire campagne pour son élection.


Note 12/20

samedi 10 janvier 2015

Ombres sur Venise de Jean Giraud


Dans Venise, la plus fabuleuse ville du monde qui attire chaque année des centaines de milliers de touristes éblouis, la terreur a cédé la place à l'émerveillement. Les disparitions inexplicables se multiplient. Les cadavres horriblement mutilés s'accumulent. Un sociopathe dément a juré de faire payer à la Sérénissime l'affront qu'elle lui a infligé. Pour mener à bien son horrible vengeance il peut compter sur l'aide de " complices " encore plus redoutables que lui, de véritables monstres surgis du passé et qui sèment la mort dans leur sillage. Saint-Priest et ses amis parviendront-il à identifier la terrible menace et à la neutraliser ?

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Un polar construit en deux temps.
D'un côté un personnage érudit et aux pratiques sombres. 
De l'autre, un mythe venu de Grèce créé autour des filles incestueuses d'un dieu marin et de sa sœur. 
Disparition, cadavres retrouvés dans un état énigmatique... La peur sur Venise est contagieuse. La ville va sombrer peu à peu dans la paranoïa.
Le commissaire Guardi et son équipe sont dépassés. Sa hiérarchie ne le soutien plus quand il évoque des pistes autour d'effroyables créatures. Et ce n'est sûrement pas l'armée qui va pouvoir l'aider... 
Une enquête fort bien écrite et bien plus dynamique que celles de Donna Leon qui nous immerge dans une Venise sombre. Palais abandonnés, habitants qui désertent la ville peu à peu et qui se meurt. Mais une ville qui reste insouciante, vivant de ses milliers de touristes et de son passé glorieux qu'elle essaie de faire renaître à travers son carnaval. Une lecture bonheur même si celle-ci plonge finalement dans le fantastique. A moins que ...

Note : 14/20

mercredi 24 septembre 2014

Les oubliées de Tess Gerritsen

La main d'une femme est découverte dans une ruelle obscure du quartier asiatique de Boston. Sur le toit d'un immeuble des environs, on retrouve le cadavre de la victime à laquelle elle appartient : rousse, vêtue de noir, la gorge tranchée, comme si le meurtrier avait tenté de la décapiter. Deux mèches, qui ne s'apparentent pas à des cheveux humains, sont retrouvées sur son corps. Assistée dans son enquête par le détective d'origine chinoise Johnny Tam, Jane Rizzoli découvre que ce meurtre brutal a connu un précédent. Dix-neuf ans auparavant, une tuerie au Phénix Rouge, un restaurant asiatique des environs, avait fait cinq victimes. Existe-t-il un lien entre ces deux drames ? Et si la clé du mystère se trouvait dans le passé ? Forte de cette intuition, l'inspecteur Rizzoli décide de rouvrir cette affaire presque classée. Elle ne tarde pas à découvrir que ce massacre est étroitement lié à la disparition de deux jeunes femmes...

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Simone H.) :

EXCELLENT. J'ai adoré et veux lire les autres du même auteur.

Note : 18/20


Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Lecture fluide. Très bonne intrigue. Permet de découvrir un quartier de Boston insoupçonné. En attente de son prochain livre avec intérêt.

Note : 16/20