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jeudi 13 octobre 2022

Body language d'A.K. Turner

 

Cassie Raven est technicienne à la morgue de Camden le jour, apprentie taxidermiste le soir. Son job, c’est préparer les corps et assister le médecin légiste. Elle coche toutes les cases du stéréotype de la fille bizarre : un peu gothique, piercée et tatouée de partout. Elle est persuadée que les cadavres peuvent vous donner des indices sur les causes de leur mort, à condition de les « écouter ». Un matin, elle trouve comme première cliente son ancienne prof, Mme E., celle l’a aidée à sortir de la drogue et des squats et qui l’a remise sur les rails quelques années auparavant. Conclusion de l’autopsie : mort accidentelle par noyade. Cassie n’y croit pas. Elle pense qu’elle a été assassinée. Mais comment le prouver ? Pas simple, surtout qu’elle n’a pas vraiment la cote auprès de la police et qu’elle a sur le dos l’inspectrice Phyllida Flyte, coincée et glaciale, qui la suspecte d’avoir volé un cadavre à la morgue… 

 

Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Premier volet d'une trilogie anglaise.

On découvre deux personnalités : la technicienne de la morgue puis la lieutenante.

Deux femmes cabossées par la vie, duo improbable qui se découvrent des points commun qui se construit au fil du livre. 

A suivre...

Note 15/20

jeudi 27 août 2020

Le coeur et la chair d'Ambrose Parry

 

Le jeune Will Raven, issu d'un milieu modeste, est apprenti chez le Pr Simpson, dont la notoriété, le savoir-faire obstétrique et les recherches sur les anesthésiques en font une personnalité majeure de l'Ecosse victorienne.
Il règne une activité constante dans la célèbre demeure du 52 Queen Street à Edimbourg. Will y fait, entre autres, la connaissance de Sarah, femme de chambre et assistante de Simpson, dont le caractère bien trempé le déroute et le séduit tout à la fois. Mais à peine a-t-il le temps de prendre ses nouvelles fonctions que plusieurs femmes sont retrouvées sauvagement assassinées aux quatre coins de la ville. Parmi elles, une jeune prostituée, Evie, amie intime de l'apprenti chirurgien...
Face à l'indifférence des services de police, Will décide de mener l'enquête avec l'aide précieuse de Sarah. Une enquête qui les conduira tous deux au cœur sombre des enjeux scientifiques de l'époque.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.) :

Le coeur et la chair est un roman policier historique d’Ambrose Parry, pseudonyme de Chris Brookmyre (auteur de polars) et de son épouse Marisa Haetzmann (médecin anesthésiste)

Will Raven élève en médecine, de condition modeste, entre en apprentissage chez l’éminent professeur James Young Simpson à Édimbourg, obstétricien réputé, en contrepartie du gîte et du couvert.

Il rencontre Sarah, femme de chambre et assistante du Professeur qui tente de prouver qu’il n’y a pas que les hommes qui sont capables de travailler dans le domaine médical et de participer aux recherches scientifiques. Nous suivons dans ce roman les avancées médicales et notamment la découverte du chloroforme en 1840 à l’époque où les médecins testaient eux même les produits.

Lorsque plusieurs femmes sont retrouvées mortes, le corps étrangement contorsionné témoignant d’une mort douloureuse et violente, nos deux protagonistes vont décider d’enquêter alors que la police indifférente conclue à des suicides.

Ce roman se lit bien, les personnages sont intéressants. Les auteurs prennent le temps de nous les présenter. Nous les suivons d’ailleurs dans leurs différentes activités, ce qui nous les rend plus proches. J’ai d’avantages été gênée par l’écriture. La traduction m’a paru, à certains endroits, maladroite. 

Ce roman qui a remporté un grand succès Outre-Manche est en cours d’adaptation en série TV.

Un deuxième volet de la série est sorti en mai dernier : L’ART DE MOURIR qui est prévu dans notre prochain office.

mercredi 20 septembre 2017

La malédiction d'Oxford de Ann Mcdonald

Cassandra Blackwell, jeune Américaine d'origine modeste, intègre la prestigieuse université d'Oxford pour une année d'études. Toutefois, la qualité de l'enseignement, les porches recouverts de lierre ou les soirées étudiantes ne figurent pas parmi ses priorités. 
Elle n'a qu'un objectif : découvrir la vérité sur le passé de sa mère, étudiante à Oxford dans les années 1990, qui a fui ce paradis d'un autre temps avant de se suicider quelques années plus tard. 
L'enjeu est important, car Cassie pourrait enfin connaître l'identité de son père. La jeune femme se lie rapidement avec l'élite anglaise et plonge dans ce monde fascinant aux traditions séculaires. Pourtant, au sein de ce campus légendaire, une force inquiétante est à l'ouvre : l'École de la Nuit, une société secrète qui semble liée à une série de suicides. Cassie pourrait bien être la seule à pouvoir y mettre un terme - mais à quel prix ?




Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :

L’intrigue se déroule dans la prestigieuse université d’Oxford, où notre héroïne, Cassie, a été accepté en tant qu'étudiante étrangère. Elle qui appartient à un milieu modeste, la voilà propulsée dans un monde élitiste où la majorité de ses condisciples appartiennent à des castes privilégiées.
Cassie est une jeune femme intelligente et ambitieuse mais sa présence à Oxford n'est due qu'à la recherche d’informations sur sa mère psychotique qui y a fait également des études avortée.
Cette quête, espère t-elle, lui permettra de comprendre pourquoi sa mère s’est suicidée, et peut-être aussi de savoir qui est son père !?
Les découvertes qu'elle effectue progressivement, riche de détails historiques, l’amène à en savoir plus sur une société secrète "l'Ecole de la nuit"  et deviennent dangereuses.
L'ambiance un peu gothique qui se dégage du roman est captivante, et les murs centenaires d'Oxford excitent l'imagination. On a l'impression de plonger en plein coeur de cette université, d'en découvrir les spécificités. Les personnages « so british », parfois guindés et légèrement déplaisants, sont bien dépeints.
Le style de l'auteure est très fluide et les indices sont livrés petit à petit. On s’attache à Cassie, on parcoure à ses cotés les allées d’Oxford et on y découvre la façon de vivre de ses étudiants.
L'histoire en soi est bien ficelée, et ne manque pas de rebondissements, si ce n’est le dernier, très inattendu, où le passage du cartésien au paranormal m’a déçu puis rendu perplexe.
Une fois intégré le concept, on a affaire à un récit échevelé qui aurait mérité plus de développement car d’un gros potentiel et d’une noirceur abrupte !
Pour ceux que le fantastique rebute, là petit problème et grosse déception.

Note : 14/20


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Si vous aimez les énigmes, les quêtes identitaires, la vieille Angleterre,
avec ses mœurs et ses traditions, tout cela saupoudré d'une dose de
fantastique, n'hésitez pas !
Bien que le début soit un peu longuet, l'intrigue principale est rapidement
dévoilée et les nombreux rebondissements à côté de l'intrigue ne nous font
pas lâcher le livre.
Cassandra Blackwell, jeune Américaine d'origine modeste, intègre la
prestigieuse université d'Oxford pour une année d'études. Toutefois, la
qualité de l'enseignement, les porches recouverts de lierre ou les soirées
étudiantes ne figurent pas parmi ses priorités.
Elle n'a qu'un objectif : découvrir la vérité sur le passé de sa mère,
étudiante à Oxford dans les années 1990, qui a fui ce paradis d'un autre
temps avant de se suicider quelques années plus tard. L'enjeu est important,
car Cassie pourrait enfin connaître l'identité de son père.
Finalement, un roman « gothique » moderne dans une ambiance sombre, glauque,
impossible à lâcher.

Note : 14/20

mardi 24 mai 2016

Moriarty de Kim Newman

Imaginez les jumeaux maléfiques de Sherlock Holmes et du docteur Watson, et vous obtiendrez le redoutable duo formé par le professeur James Moriarty, serpent rusé d'une intelligence remarquable aussi cruel qu'imprévisible, et le colonel Moran, violent, libertin et politiquement incorrect. Ensemble, ils règnent sur Londres en maîtres du crime, tenant dans leur poing police et hors-la-loi. Quelle que soit leur mission, du meurtre au cambriolage de haut vol, Moriarty et Moran accueillent un flot de visiteurs malfaisants : membres du Si-Fan assoiffés de sang, Vampires de Paris, et même une certaine Irène Adler...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Londres et ailleurs… 
Mauvaise pioche pour un polar. Malgré une couverture superbe, tranche argentée, on s’attend à quelque chose du genre Sherlock revisitant l’univers de Conan Doyle à la sauce Benedict Cumberbatch/Martin Freeman. Raté ! C’est un roman fantastique, surnaturel, de fiction dans lequel je ne m’y retrouve pas et lâche l’affaire au bout de 60 pages. 
De plus, le récit est truffé de références et de renvois pour la plupart incompréhensibles pour moi qui ne maîtrise pas les personnages et faits évoqués. On y retrouve entre autres des personnages comme Lupin, le docteur Mabuse, Dracula et pourquoi pas d’autres…Des personnages pour le peu que j’ai lu qui tombent comme un cheveu sur la soupe. J’ai même rencontré une amatrice de Zeppelin ; pas le groupe ! Les dirigeables… et la banque Box Brothers : la banque des criminels… Malgré un découpage en chapitres évocateurs à la Conan Doyle, Je n’y comprends rien du tout, et je suis certain de ne pas être le seul. Tout ça est réservé aux adeptes de Fantasy qui pourraient s’y retrouver moyennant certaines références aux écrits de ce genre. Il faut vivre dans ce monde… Ce n’est pas le mien. N’a peut-être pas sa place dans le fond Rouletabille.

Innottable 
Sinon : 2/20 (pour la couverture)

jeudi 12 mai 2016

Le réseau fantôme d'Oliver Harris

Nick Belsey, ayant pris quelques risques déontologiques dans ses précédentes aventures, est maintenu à la brigade en conditionnelle surveillée. Il a promis de se tenir à carreau, mais on ne se refait pas... En cette journée de canicule ponctuée d'orages à Londres, Nick, qui a suivi un chauffard en BMW jusqu'à une impasse, tout d'un coup ne le voit plus. Où l'homme a-t-il bien pu disparaître ? 
Intrépide et ingénieux, Nick force l'entrée d'un curieux bâtiment incurvé et se retrouve dans un abri souterrain : des couchettes en fer, des ossements de rongeurs, mais aussi des caisses de champagne Krug et une fortune en antidépresseurs et calmants divers. 
Un endroit bien pittoresque pour y emmener sa nouvelle conquête, une étudiante en art de 20 ans. Mais lors de leur petite fête aux bougies, la jeune fille s'évapore. S'engage alors une sorte de jeu de piste où Belsey, sur les traces du mystérieux kidnappeur cagoulé de gris, se retrouve une fois de plus dans une posture qui met sa carrière en péril. L'homme le manipule, lui envoyant des emails énigmatiques qui l'entraînent dans un réseau insoupçonné d'abris souterrains et de tunnels inquiétants. 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Entre polar, politique-fiction et chasse au trésor à la Benjamin Gates ou quête à la Dan Brown. Le vrai et le faux se mêlent si habilement que l’on a envie de vérifier sur les plans de Londres où commence et où s’arrête la réalité. Un flic un peu marginal, Nick Belsey, se laisse entraîner dans une histoire où la loi ne pèse pas lourd : secret d’Etat… 
Ici, le kidnapping est un prétexte pour explorer un Londres souterrain. Un réseau de métro alternatif creusé cent mètres plus profond que l’officiel. 
Des centraux téléphoniques de secours montés en secret pendant la guerre froide. Des kilomètres de tunnels stratégiques dont les plans sont classés « confidentiel défense »… L’auteur nous décrit un Nick Belsey menteur, qui s’assoit sur les procédures, fait craquer la hiérarchie et se dope aux amphétamines et autres stimulants militaires pour arriver à ses fins.

Note : 14/20 

mardi 19 avril 2016

L'incendie de Graham Hurley

Sur l'île de Wight, quatre corps calcinés sont retrouvés dans l'incendie d'une ferme. L'inspecteur Faraday, en convalescence après avoir été grièvement blessé dans un accident de voiture au Moyen-Orient, se voit contraint de reprendre du service alors qu'il n'est pas vraiment d'attaque. Bazza Mackenzie, l'ex-baron de la drogue, est quant à lui prêt à tout pour réaliser sa nouvelle lubie : se faire élire maire de Portsmouth. Mais son empire est en train de s'effondrer sous le poids de la crise financière et le trésor de cocaïne d'une valeur de quelques millions de livres qu'il gardait sous le coude en cas de problème a mystérieusement disparu... Comme d'habitude, il fait appel à son homme de main, l'ex-flic Paul Winter, pour le sortir du pétrin. Mais il se pourrait que les choses commencent à aller trop loin pour Winter, et que l'incendie criminel de cette ferme n'arrange rien, bien au contraire... Deux enquêtes parallèles, l'une officielle et l'autre non, qui vont pousser les trois hommes dans leurs retranchements comme jamais auparavant.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christine L.) :

Pas de scène sanglante à part les 4 corps calcinés. L’enquête policière est menée en parallèle à celle d’un truand via son homme de main Paul Winter. C’est un roman plus psychologique qu’action. Dans ce roman, des événements dans la vie personnelle de l’inspecteur Faraday perturbent aussi l’enquête.
Ce roman est le 13ème ou 14ème livre de la série Faraday. Mais est-ce le dernier de la série ? Agréable à lire, écriture fluide.
Graham Hurley est principalement connu pour sa série de romans sur l'inspecteur de police Joe Faraday. En France, la série Deux flics sur les docks fut tirée des romans de la série Faraday.


Note : 14/20

vendredi 28 février 2014

Par le feu de Janes Casey

Faire feu de toute femme. Le Crémateur. C'est ainsi que les médias surnomment le tueur en série qui terrorise Londres. Sa particularité ? Rouer de coups des femmes avant de brûler leur corps dans des parcs de la ville. Il compte déjà quatre victimes à son actif. Alors que la police croit avoir mis la main sur le coupable, un cinquième cadavre est découvert. Le meurtrier court-il toujours ? Pour le lieutenant Maeve Kerrigan, jeune recrue de la police londonienne chargée d'enquêter sur Rebecca Haworth, la dernière victime, la tâche s'annonce des plus ardues : pas de témoin, des indices partis en fumée, une équipe misogyne qui ne la soutient pas... Tandis qu'une véritable psychose s'empare de la ville, elle décide de fouiller dans le passé de la défunte, espérant trouver des pistes susceptibles de la mener au coupable. Rapidement, elle comprend que Rebecca n'était pas la femme que l'on croyait... En jouant sur l'alternance des points de vue et les faux-semblants, Jane Casey s'amuse à duper le lecteur, qu'elle parvient à tenir en haleine jusqu'à la dernière page.

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Miche W.) :

Un jeune lieutenant de police, Maeve Kerrigan fait partie d'un groupe spécial chargé de retrouver un tueur : Londres est sous le choc d'une série de meurtres de quatre femmes. L'enquête est alors perturbée par la découverte d'un nouveau corps, Rebecca, dont certains détails ne collent pas avec les autres meurtres. Rien que du classique dans le genre jusque là. Et bien non !

Maeve, qui du mal à se faire sa place dans le groupe et peu soutenue par ses coéquipiers qui doutent de ses capacités, se retrouve écartée de l'enquête principale et est chargée de ce cinquième meurtre. On s'attend à la découverte d'un tueur en série mais en fait, "le Crémateur" (c'est le nom donné au tueur) est le contexte de l'histoire qui tourne autour de Rebecca. Qui est-elle ? Que cachait-elle ?
On est surpris au départ par la construction de ce polar. On se retrouve face à plusieurs narrateurs qui permettent de voir l'instant présent sous plusieurs points de vue. Un peu à la manière du film Jackie Brown de Quentin Tarantino. C'est le titre du chapitre qui nous indique qui est le narrateur du moment, et cette alternance des différents personnages de l'histoire amplifie le mystère ou apporte des explications imprévisibles. 
On découvre au fil des pages des retournements et des révélations qui mettent en doute ce que l'on imaginait. Rebecca et le Crémateur se sont-ils croisés à un moment ? 
Mais "Chut !" je n'en dis pas plus. On ne s'ennuie pas jusqu'à la dernière page.
Un polar excellent.

Note : 16/20

jeudi 28 novembre 2013

Ecrit en lettres de sang de Sharon Bolton

A Londres, soir du 31 août. En regagnant sa voiture, la jeune policière Lacey Flint découvre une femme lacérée de coups de couteau, qui finira par mourir dans ses bras. Quelques heures plus tard, une journaliste reçoit une étrange lettre anonyme rappelant celles qu'envoyait Jack l'Eventreur aux journaux. Lorsqu'un deuxième meurtre a lieu, les ressemblances ne font plus aucun doute pour Lacey : l'assassin utilise le même mode opératoire et frappe les mêmes jours de l'année que son maître à penser. Mais pourquoi s'acharner sur des mères au foyer sans lien entre elles ? Tandis que l'enquête avance, des pans du passé de Lacey refont surface et semblent la relier au tueur. Cela n'échappe pas au commandant Joesbury, qui exaspère la jeune femme au plus haut point, l'attire, et la soupçonne aussi.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Sylvie D.) :


A Londres, une jeune femme policière découvre, en retournant à sa voiture, une femme en sang qui meure dans ses bras. La femme a été éventrée et la carotide tranchée. C'est le premier de plusieurs meurtres.
La suite des événements l'amène à comparer les meurtres à ceux de Jack l'éventreur. D'autant que dans sa jeunesse, elle s'est passionnée pour ce personnage. Elle connaît le nom des victimes, les dates des meurtres et la façon dont elles sont mortes. Elle est donc détachée de son commissariat pour intégrer l'équipe en charge de l'enquête.

Entre les paragraphes, son insérés des petits paragraphes nous relatant des faits s'étant passé onze ans plus tôt, sans que l'on puisse les relier à l'histoire actuelle. 

De plus, le comportement de cette policière devient de plus en plus étrange. 
Ce n'est vraiment qu'à la fin du livre que l'on voit tous ces morceaux de puzzle s'imbriquer. 





mardi 19 novembre 2013

La fin de la saison des guêpes de Denise Mina

Dans une banlieue cossue de Glasgow, Sarah Erroll, une jeune femme sans histoires, est retrouvée sauvagement assassinée dans la maison de sa mère. La paisible communauté est choquée par cette agression inexplicable, violente, dont la victime semble avoir été choisie au hasard. La commissaire Alex Morrow, enceinte de jumeaux, est appelée sur les lieux. 
Au même moment, à des centaines de kilomètres, un riche banquier se pend devant sa demeure du Kent, laissant derrière lui deux enfants psychologiquement détruits et une femme brisée, sans parler de dettes abyssales. 
La force du livre réside dans la construction narrative : l’histoire est dévoilée par quatre protagonistes, qui représentent toutes les strates de la société anglaise, en pleine récession. Le lecteur assiste dans le premier chapitre au meurtre sauvage de la jeune femme. Il sait qui mais pas pourquoi. Et l’explication ultime le laissera sans 
voix.
Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :
Une découverte que cette romancière écossaise... Le roman est un petit bijou. L'inspectrice Alex Morrow est le personnage principal des polars de cette auteure à découvrir.
C'est bon du début à la fin.Rien de glauque dans les descriptions, même si le meurtre est affreux, car il n'est que suggéré à travers le rapport de police.En plus c'est bien écrit, même si c'est de la traduction. On laisse parfois le lecteur imaginer ce qu'il s'est passé entre deux chapitres... Il faut se procurer les autres romans de cette auteure.
Note : 16/20

L'année du volcan de Jean-François Parot

1783, l éruption gigantesque d'un volcan en Islande provoque d'importants changements climatiques. La terre se réveille : tremblements de terre, tempêtes... affaiblissent tous les pays d'Europe, la France en particulier. Le royaume commence à vaciller, les caisses se vident.
Nicolas est convoqué par la Reine. Il est chargé d'enquêter sur la mort violente d'un de ses proches : le Vicomte de Trabou. L'homme est mystérieux, il fréquente le monde de la finance. Ne cherche-t-il pas à camoufler une affaire de fausse monnaie ? Tous les moyens sont-ils bon pour combler l'immense déficit du Trésor royal ? Voilà une affaire qui n'est pas sans nous rappeler quelques événements contemporains...
Les investigations de Nicolas vont le conduire une nouvelle fois en Angleterre et le mener à deux personnages le Comte de Cagliostro et la Comtesse de la Motte, chacun au cœur d affaires où, là aussi, l'argent est en jeu. Dans ces mondes nouveaux que Nicolas va découvrir, la mort plane encore plus p
roche...
Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :
Une nouvelle enquête de Nicolas Le Floch, politico-financière sous Louis XVI. Avec intrigue et personnages parasites qui gravitent autour de la cour.
Se lit bien ; on sent bien que la révolution est en approche.
Note : 13/20
Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :
Pour qui n'a jamais lu "Nicolas Le Floch", entrer dans le livre n'es pas si simple dans la mesure où la multiplicité des personnages demande un effort de mémorisation.
Le reste est un pur bonheur.
L'évocation du Paris du XVIIIème siècle, mêlée à l'intrigue policière, émaillée de multiples péripéties, est toujours aussi brillante.
L'atmosphère crépusculaire de fin de règne et les ferments révolutionnaires, couplés à l'éruption d'un volcan islandais couvrant l'Europe de vapeurs soufrées délétères, sert de support au livre.
De surcroît, pour les gourmands, sont décrites quelques scènes de repas avec recettes de cuisine à la clef.
Note : 18/20