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samedi 4 février 2023

Ombres et poussières d'Antonio Manzini


 Au coeur de la froide vallée d'Aoste, nichée dans le nord de l'Italie, le cadavre d'une femme transgenre est retrouvé, sillonné d'étranges traces de corde.Rocco Schiavone, vice-préfet râleur, macho et doté d'un humour cinglant, est dépêché sur place. Alors que les difficultés d'identification de la victime empêchent l'enquête de progresser, la police tombe sur un autre cadavre, à Rome cette fois. Le rapport avec Schiavone ? Aucun, si ce n'est que le mort a dans la poche un papier sur lequel est inscrit le numéro de téléphone du vice-préfet.

 Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian) :

Un policier (sous préfet) italien que l'on découvre au fil des pages.

Un chien, un enfant... plaisant à lire.

Un enquêteur qui se révèle... étonnant !

15/20


vendredi 18 février 2022

L'enfer du commissaire Ricciardi de Maurizzio de Giovanni

 

Dans la chaleur torride de juillet, alors que la ville se prépare à l'une de ses festivités les plus aimées – la « Carmine », fête napolitaine de l’été –, la mort mystérieuse d'un célèbre chirurgien plonge Ricciardi et Maione dans une enquête au cœur passions humaines… Pour découvrir, enfin, que « la chaleur, la vraie, vient de l'enfer ».


Avis d'un membre du club Rouletabille ( Mélanie J.) :

Comme d'habitude, un plaisir de retrouver les différents personnages. 

La multiplicité des sentiments et un regard autre sur les personnages habituels. Une envie de ne pas lâcher le livre dont la fin arrive trop vite. 

Le demélé de l'enquête est toujours très fin et apparait si logique. On s'amuse à enquêter en même temps que notre duo favoris.

17/20

mercredi 13 octobre 2021

L'ïle des âmes de Piergiorgio Pulixi

 

Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l'île n'ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des "crimes non élucidés" de la police de Cagliari, l'ombre des disparues s'immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d'une nouvelle victime les place au centre d'une enquête qui a tout d'une malédiction. De fausses pistes en révélations, Eva et Mara sont confrontées aux pires atrocités, tandis que dans les montagnes de Barbagia, une étrange famille de paysans semble détenir la clé de l'énigme. La première enquête de Mara Rais et Eva Croce nous plonge dans les somptueux décors de la Sardaigne, au coeur de ténèbres venues du fond des âges.

 

Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L) :

J’ai beaucoup aimé l’atmosphère de ce polar plein de mystère, à la limite du fantastique, qui tient aussi bien par l’intrigue qui nous plonge dans l’histoire de l’île, ces rites ancestraux et ces légendes, que par le paysage, mais aussi par les deux personnages féminins Mara et Eva.

J'ai hâte de lire la suite de cette enquête.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

 En Sardaigne, deux enquêtrices aux caractères opposés vont s'associer pour résoudre un crime "rituel" réveillant un dossier non résolu.

Captivant... On y lit le sarde sans traduction. A ne pas manquer.

 Note : 17/20

mardi 5 mai 2020

Sur le toit de l'enfer d'Ilaria Tuti

" Les tueurs voient l'enfer que nous avons sous nos pieds, tandis que nous, nous ne voyons que les fleurs... "
Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le cœur tendre, est appelée sur les lieux d'un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages... et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s'en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut...


Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.) :

 
Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia est appelé sur les lieux d'un crime singulier : un homme a été retrouvé mort, nu, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages... et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s'en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut...

Premier roman d’Ilaria Tuti et première enquête de la commissaire Térésa Battaglia.
L’intrigue se passe dans la région du Frioul en Italie, dans un village proche de la frontière autrichienne, région natale de l’auteur. Les descriptions de cette région sauvage montagneuse et boisée, à la fois belle et inquiétante, donnent une atmosphère particulière à ce roman, d’autant que nous sommes en hiver.
L’auteur alterne entre des chapitres qui nous plongent dans l’enquête et la poursuite d’un assassin déroutant, qui semble insaisissable, et des chapitres qui nous transportent en 1978 du côté autrichien dans un lieu étrange et pour le moins inquiétant appelé l’Ecole.
Le personnage de Térésa Battaglia, la 60aine, bourrue mais pleine d’empathie et d’humanité est magnifique et très attachante. Elle forme avec son adjoint, l’arrogant inspecteur Massimo Marini, qui vient d’arriver dans la brigade et dont c’est la première affaire, un duo improbable, plutôt mal assorti.
« Sur le toit de l’enfer » est un thriller implacable et captivant. C’est un coup de cœur.

vendredi 29 septembre 2017

Le noël du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni

Après les « Saisons » du commissaire Ricciardi, Maurizio de Giovanni entame un nouveau cycle, celui des « Festivités ». «Le Noël du commissaire Ricciardi» ouvre ce cycle avec une histoire située au moment de Noël dans la Naples des années 1930. Le commissaire Ricciardi et son fidèle adjoint le brigadier Maione doivent découvrir l'auteur du meurtre d'Emanuele Garofalo et de son épouse. Membre de la milice fasciste, Garofalo était chargé de la surveillance du port. Mais c'était un arriviste sans scrupules qui avait usurpé la place d'un collègue en le calomniant. Nombreux sont ceux qui avaient des raisons de lui en vouloir. Une enquête compliquée pour le commissaire qui, heureusement, va pouvoir compter sur l'aide du prêtre don Pierino; le pragmatisme de ce dernier et sa science d'historien sur la tradition des crèches napolitaines lui sera d'un précieux secours.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :


Manrizio donne vie à un lieu et une époque roman historique circonscrit à un lieu bien particulier : Naples 1931 avec en toile de fond la montée de fascisme. La Naples populaire, ses goûts, ses odeurs, ses bruits et ses traditions que de Giovanni incarne dans ses livres avec un formidable talent. Belle documentation. On se régale dans cette enquête autour du meurtre d’un membre de la milice et de sa femme. Je ne dirai donc rien sur cet ouvrage sinon que c’est la belle découverte de l’été. Eh oui. Il y a plusieurs ouvrages dont le premier est l’hiver du commissaire Riccardi. 

Il faut commencer par le premier ouvrage de cette série pour vraiment comprendre la philosophie de cet enquêteur. Ce que je viens de faire juste après la lecture de celui-ci. Dommage. Vient ensuite le printemps, l’été etc…

Note : 16/20

mercredi 19 avril 2017

La fille du brouillard de Donato Carrisi

Anna Lou est une jeune fille exemplaire. 
Alors pourquoi aurait-elle fugué la veille de noël ? Ou serait-ce un kidnapping ? Mais qui lui voudrait du mal dans son paisible village des Alpes ? 
Le commandant Vogel, star de la police, est envoyé sur place. Entouré de sa horde de caméras, il piétine.
Aucune piste, aucun indice ne s'offre à lui. 
Devant ses fans, il ne peut pas perdre la face. Vogel résistera-t-il à la pression de son public qui réclame un coupable ?

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :

Le style : Ce livre est de lecture simple et très agréable. De schéma classique avec un début qui prépare la fin, suivit d’une intrigue parfaitement chronologique et d’un dénouement qui est la suite du tout premier chapitre. La traduction de l’italien est de très bonne qualité.


Personnages et lieux : Tout le récit tourne autour du commissaire Vogel, dont la méthode est de se servir (et de servir) des médias, principalement des chaines d’information représentées ici par la journaliste Stella Honner. Les autres personnes ayant un rôle important sont un professeur du lycée local et le psychiatre légal. Mais aussi un assez grand nombre de gens qui tous, même sans rôle primordial ont toutefois leur importance. 
Toute l’histoire se passe dans un petit village des Alpes à priori inventé.


L’intrigue : Une jeune fille sans histoire disparaît, affaire banale s’il en est. Le fameux commandant Vogel qui enquête sur cet enlèvement entend bien en profiter pour faire oublier le fiasco d’une enquête précédente. Pour cela il déclenche une tempête médiatique pour obtenir le maximum de moyens. S’en suit un déroulé d’enquête classique et méticuleux qui s’accélère sur la fin pour finir de manière inattendue.


Conclusion : Livre de très grande qualité autant par son écriture que par l’originalité du scénario. L’auteur ne se contente pas d’écrire un excellent polar, il montre une évolution de la société toujours plus médiatique avec les avantages, mais aussi les outrances que cela engendre.

Note : 17/20

mercredi 15 avril 2015

L'inconnu du grand canal de Donna Leon

Qui est ce cadavre défiguré qui flottait dans le canal ? Aucun élément d'identification possible - si ce n'est une chaussure -, pas de signalement de disparition dans la région de Venise. Le mystère semble bien épais pour le commissaire Brunetti. Mais, il en est sûr, ce visage ne lui est pas inconnu. C'est l'irremplaçable Mlle Elettra qui l'aide à retrouver la mémoire : l'homme avait été filmé lors des manifestations des agriculteurs, à l'automne. 
La piste est fragile, mais elle permet au commissaire Brunetti et à l'inspecteur Vianello de remonter jusqu'à un abattoir situé sur le continent, à Mestre, où règnent le chantage et la corruption. Après s'être révolté contre les pratiques frauduleuses du milieu bancaire et indigné contre des actions irresponsables pour l'environnement, Brunetti se retrouve plongé dans les scandales de l'industrie de la viande et confronté à des questions éthiques, notamment sur le droit des animaux, qui l'ébranlent profondément. 
La ville que Brunetti aime tant ne sera désormais pour lui plus tout à fait la même.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) : 


On est très loin de la qualité des premières enquêtes du commissaire Brunetti.
Une enquête cousue de fil blanc comme on dit généralement. Un commissaire pas au mieux de sa forme, une questure où l’on s’ennuie et Venise uniquement là pour y retrouver un cadavre dans un canal.
Bref, il faut que Donna Leon s’arrête d’enquêter car ça devient de plus en plus mauvais.

Note : 9/20

mercredi 11 février 2015

La femme aux fleurs de papier De Donato Carrisi

La nuit du 14 au 15 avril 1912, tandis que le Titanic sombrait au beau milieu de son voyage inaugural, un passager descendit dans sa cabine de première classe, revêtit un smoking et remonta sur le pont. Au lieu de chercher à sauver sa peau, il alluma un cigare et attendit la mort.
 

Le 14 avril 1916, dans les tranchées du mont Fumo, quatre ans jour pour jour après le naufrage duTitanic, un soldat italien est fait prisonnier. À moins qu’il ne révèle son nom et son grade, il sera fusillé le lendemain à l’aube. Jacob Roumann, médecin autrichien, n’a qu’une nuit pour le faire parler. Mais le prisonnier veut diriger l’interrogatoire. Sa vie, décrète-t-il, tient non pas à une, mais à trois questions :
« Qui suis-je ?
Qui est Guzman ?
Et qui était l’homme qui fumait sur le Titanic ? »
De cet instant se noue entre les deux ennemis une alliance étrange autour d’un mystère qui a traversé le temps et su défier la mort.
Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Pour moi ce n’est ni un polar, ni de la science fiction, ni un roman noir, c’est un conte philosophique,  une histoire à écouter.
Déstabilisant mais on est pris au jeu et on lit, on cherche à savoir la fin de l’histoire.
L’auteur est documenté sur la guerre entre les autrichiens et les italiens.
C’est un prisonnier autrichien dans les tranchées qui raconte une histoire à un médecin italien avant de se faire fusiller.
L’écriture est agréable et fluide.
NB : Je n’ai peut-être pas tout compris !!!!

Note : 11/20

samedi 10 janvier 2015

Ombres sur Venise de Jean Giraud


Dans Venise, la plus fabuleuse ville du monde qui attire chaque année des centaines de milliers de touristes éblouis, la terreur a cédé la place à l'émerveillement. Les disparitions inexplicables se multiplient. Les cadavres horriblement mutilés s'accumulent. Un sociopathe dément a juré de faire payer à la Sérénissime l'affront qu'elle lui a infligé. Pour mener à bien son horrible vengeance il peut compter sur l'aide de " complices " encore plus redoutables que lui, de véritables monstres surgis du passé et qui sèment la mort dans leur sillage. Saint-Priest et ses amis parviendront-il à identifier la terrible menace et à la neutraliser ?

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Un polar construit en deux temps.
D'un côté un personnage érudit et aux pratiques sombres. 
De l'autre, un mythe venu de Grèce créé autour des filles incestueuses d'un dieu marin et de sa sœur. 
Disparition, cadavres retrouvés dans un état énigmatique... La peur sur Venise est contagieuse. La ville va sombrer peu à peu dans la paranoïa.
Le commissaire Guardi et son équipe sont dépassés. Sa hiérarchie ne le soutien plus quand il évoque des pistes autour d'effroyables créatures. Et ce n'est sûrement pas l'armée qui va pouvoir l'aider... 
Une enquête fort bien écrite et bien plus dynamique que celles de Donna Leon qui nous immerge dans une Venise sombre. Palais abandonnés, habitants qui désertent la ville peu à peu et qui se meurt. Mais une ville qui reste insouciante, vivant de ses milliers de touristes et de son passé glorieux qu'elle essaie de faire renaître à travers son carnaval. Une lecture bonheur même si celle-ci plonge finalement dans le fantastique. A moins que ...

Note : 14/20

mardi 23 septembre 2014

Deux veuves pour un testament de Donna Leon

Après avoir quitté son petit ami durant des vacances ratées, Anna Maria Giusti rentre chez elle. Lorsqu’elle passe récupérer son courrier chez sa voisine Constanza Altavilla, elle trouve celle-ci étendue sur le sol, sa tête baignant dans une flaque de sang.
    Pour le légiste, cela ne fait aucun doute, la vieille dame a été terrassée par une crise cardiaque et, dans sa chute, sa tête a heurté le radiateur de sa chambre. Dépêché sur les lieux, le commissaire Brunetti ne trouve aucune preuve flagrante infirmant cette hypothèse. Pourtant, il ne peut s’y résoudre. Quelque chose d’autre est arrivé, il le pressent, mais quoi ?
    Pour en avoir le cœur net, Brunetti fouille dans la vie de la signora Altavilla. Sa famille d’abord, la maison de retraite où elle passait ses journées, les femmes battues qu’elle recueillait chez elle… Se dessine au gré de son enquête officieuse une personnalité complexe, riche de secrets. D’ailleurs, chaque témoin lui semble multiple, devenant tour à tour héros ou bandit, victime ou bourreau. Il n’y a pas d’évidences, pas de lignes droites ici, tout y est tortueux comme les ruelles de Venise que Brunetti arpente pour - peut-être - trouver la vérité.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Vingtième enquête du commissaire Brunetti. On s'essouffle ! Venise perd de son mystère et de l'envie de suivre le parcours de Brunetti. Cette enquête aurait pu se dérouler n'importe où. On est plongé dans le monde silencieux de la vieillesse, du bénévolat, des abus et violences envers les personnes faibles. 
Un administration corrompue pour ficeler le tout. Venise comme ailleurs n'est pas le paradis.
Cette enquête traîne en longueur et on est finalement déçu car on est loin de la qualité des premiers Donna Leon.

Note : 11/20