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vendredi 19 novembre 2021

Jeu de Peau d'Anouk Shutterberg

 

A trente-trois ans, Juliano Rizzoni est un jeune peintre prodige, encensé par la scène artistique contemporaine. Jet-setter et jouisseur à l'extrême, il affole autant les unes des tabloïds que les galeries les plus prestigieuses. Initié au Japon à la technique du tatouage Irezumi, aussi violente qu'ancestrale, il a signé dix tatouages d'art sur le dos de ses amant(e)s. L'histoire prend une tournure inquiétante lorsque ces peaux tatouées sont déposées anonymement chez Sotheby's Paris pour une mise aux enchères hors normes. En l'absence de corps, le commissaire Stéphane Jourdain et l'inspectrice Lucie Bunevial sont saisis de l'enquête. Une affaire sanglante et terrifiante qui les mènera d'un bout à l'autre de là planète dans le milieu de l'art contemporain. 

 

Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

A Paris - Mise ne vente sur le marché de l'art de dix tatouages "Irezumi" éffectué sur des dos humains. Où sont les porteurs ? Sont-ils encore en vie ?

Nombreux retours en arrière avec parfoisrupture du rythme. On s'interroge sur l'au-delà à la fin du roman : soit l'imaginer, soit attendre une suite.

 

Note : 13/20

vendredi 29 septembre 2017

Nocturne au Louvre de Brigitte Joseph-Jeanneney

L'action se situe au musée du Louvre, qui vient d'acquérir sa Grande Pyramide. Nous sommes en 1995. Nicolas Lesur vient d'être nommé directeur de la sécurité. Des phénomènes étranges et criminels, menacent de bouleverser la vie du musée, victime de calamités en série. Néophyte, jouant son avenir, le jeune ingénieur se trouve d'emblée dans l'obligation de se transformer en aventurier. Rumeurs et soupçons enveniment l'atmosphère de huis-clos de la digne institution. Dans ce climat délétère Nicolas entreprend seul une enquête qui s'apparente à une course de vitesse : il lui faut absolument mettre fin à ces désordres avant que les media ne s'en emparent et égratignent l'image de l'établissement. Le lecteur possède alors les clés du musée, convié à l'arpenter de fond en comble. Les coulisses livrent leurs secrets : postes de sécurité, réserves, toitures... Les ouvres se donnent à voir sous un éclairage inhabituel, parfois sous une lumière crue. Il croise aussi des personnages pittoresques, habités par leur vocation, obnubilés par leurs responsabilités : une communicante ficelle, une secrétaire pipelette, un manutentionnaire maladroit, un gardien sujet au vertige, un journaliste pique-assiette. La nuit est en elle-même un personnage de ce roman. Durant ces longues heures nocturnes, le musée est placé sous le contrôle de caméras parfois déficientes, et les rondiers illuminent de leurs torches le moindre recoin suspect, faisant résonner leurs pas sous les voûtes de pierre.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.):


Il s'agit plus dans ce roman de nous décrire le fonctionnement de l'administration du musée du Louvre et plus spécialement du service de surveillance.
 Au gré des rencontres que notre enquêteur Nicolas- lui même fraîchement émoulu directeur du département surveillance- fait avec des restaurateurs ou des conférenciers, on apprend beaucoup sur la génèse de certains tableaux (La Joconde), la façon de peindre de leurs auteurs, et la psychanalyse d'oeuvres  ( Bain turc d'Ingres - Radeau de la Méduse de Gericault)...

Le livre est intéressant en soi mais ce n'est pas un polar. Pas un polar non pas parce qu'il n'y a ni meurtre ni violence, mais parce que l'enquête n'est qu'accessoire et permet à l'auteure de nous décrire, dans un français impeccable, les coulisses du Louvre, vrai héros du livre.

Note : 11/20

mercredi 22 mars 2017

Portrait de groupe avec parapluie de Viollette Cabessos

Marthe Bothorel, soixante-dix ans, s'est prise de passion sur le tard pour l'histoire de l'art : de musées en cours de dessin, l'autodidacte plonge dans un monde qui la fascine. Un dimanche, lors d'un concours de peintres amateurs, elle découvre le corps d'une femme assassinée selon un rituel aussi macabre que spectaculaire. Le premier d'une longue série... En compagnie de deux autres mamies aussi déjantées qu'elle et d'un policier mélomane, Marthe décide de démasquer le talentueux tueur ! Un polar original, érudit et cocasse, où l'auteur du Teinturier de la lune et de La Promesse de l'ange nous embarque dans une enquête échevelée sur les traces des grands peintres du XXe siècle, du Bateau-Lavoir de Montmartre à la Ruche de Montparnasse.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :


(Ndr : les parties en blanc révèlent des points importants de l'intrigue. Pour les lire il suffit de les surligner. )

Le style : Ce livre se lit assez facilement car il est écrit simplement. Les énumérations des peintres et de leurs œuvres sont plutôt rébarbatives pour les lecteurs qui ne sont pas des passionnés par la peinture du début du XXème siècle.


Personnages et lieux : Le personnage principal est un obscur architecte qui est le petit fils d’un peintre contemporain de Picasso est d’autres artistes célèbres de la même époque. Trois copines excentriques de plus de soixante dix ans et un commissaire mélomane mais peu compétent comme enquêteur, viennent compléter le tableau.

L’intrigue : Une mamie peintre amateur découvre lors d’un concours de peinture une jeune fille tuée et intégrée dans la reproduction d’un tableau de Derain. D’autres meurtres suivent avec toujours comme point commun un cadavre intégré dans la reproduction d’un tableau de peintre célèbre. Le tueur est le petit fils d’un peintre de Montmartre ayant aidé ces artistes qui, une fois devenus riches et connus, le méprisèrent. Aussi pour le venger, il les tue artistiquement (croit-il) en reproduisant une de leur œuvre. Le commissaire ne trouve rien, c’est la mamie artiste, qui par hasard découvre, qui est le tueur. Le chien de la mamie la sauve du meurtrier et pousse celui-ci à se suicider.

Conclusion : Livre dont le coté polar n’est qu’un prétexte pour nous faire connaître la vie des peintres du début du XXème siècle à Montmartre et ensuite à Montparnasse. J’ai appris certaines choses sur la peinture mais j’ai trouvé l’enquête policière proche de zéro ce qui est désolant pour un livre classé dans le registre policier.

Note : 9/20

mercredi 23 novembre 2016

Le songe de l'astronome de Thierry Bourcy

L'Empereur Rodolphe II de Habsbourg organise une somptueuse fête dans son château de Prague, à l'occasion de laquelle le grand astronome, astrologue et alchimiste Tycho Brahé doit présenter sa nouvelle conception du cosmos. Au nombre des prestigieux invités, le peintre Spranger, l'astronome Kepler, assistant du Maître, Sophie, la soeur de Tycho, le médecin et alchimiste Michael Maier, l'ambassadeur de Suède le chevalier Gustaf Löwenhielm, ainsi qu'un représentant de l'Église, l'inquisiteur Robert Bellarmin, connu pour avoir envoyé le philosophe copernicien Giordano Bruno au bûcher. 
L'enjeu est de taille : savoir si le grand astronome fait tourner le soleil autour de la Terre, ou l'inverse, ce qui serait une hérésie… Mais lorsque l'homme de science est retrouvé empoisonné dans le cabinet de monstruosités du château, le prince décide d'enfermer tous ses invités jusqu'à ce que le coupable soit démasqué.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :


 Thriller historique assez court (234 pages).
En 1601, Rodolphe II de Habsbourg, mécène des Arts, organise une fête en l'honneur de l'astronome Tycho Brahé qui doit présenter sa conception du cosmos devant les familiers de la cour de l’empereur et l'inquisiteur Roberto Bellarmin (celui qui a envoyé Giordano Bruno  au bûcher…).
Il a la preuve que la terre tourne autour du soleil (hérésie pour l’époque), mais pour éviter l’accusation d’hérésie, il décide d’un compromis : les planètes tournent autour de soleil et tout ce beau monde tournent autour de la Terre…
Quelques heures après son discours, Tycho est retrouvé mort empoisonné. Chaque personne présente dans le château devient alors suspecte.
Il y a un nain assistant, un peintre géant, une duchesse britannique espionne de profession, l'ambassadeur de Suède, les représentants du Vatican ou encore Kepler, l'astronome assistant. Décidé à découvrir l'identité du coupable, le roi ordonne la fermeture des portes du château afin que personne ne puisse en sortir. Joseph Kassov et son neveu Mathias vont devoir mener l'enquête ...
C'est un huis clos historique où vengeances, adultères, jalousie, ésotérisme ( recherche de la pierre philosophale et horoscopes)... en sont les principaux ingrédients.
L'histoire est un peu longue à se mettre en place mais dès que l'enquête commence, elle se révèle intéressante.
L'ambiance est plaisante et le final rappelle Hercule Poirot.

En conclusion, un thriller historique agréable à lire mais trop long à démarrer.

Note : 13/20

vendredi 9 septembre 2016

Le plasticien de Michel Dresch

Alexandre Kovacs, sculpteur et plasticien, est retrouvé mort dans son atelier de la rue Neuve Tolbiac. La scène du crime et différents indices pourraient faire croire à une dispute entre artistes qui aurait mal tourné. Mais très vite la réalité apparait plus complexe, tout comme la vie de Kovacs ponctuée de succès et d'échecs retentissants. Dans cette vie il y a aussi des trous noirs, des passages à vide que Johanna, sa maîtresse, a bien du mal à expliquer. 
Dans sa recherche de la vérité la police se trouve confrontée aux ingrédients qui font de l'art contemporain une matière explosive:une tension créative poussée au maximum et constamment au bord de la rupture, l'attrait de gains faramineux, les faux semblants, la vanité sont présents tout au long de ce récit.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Claire L.) :


L'intrigue se passe dans le monde de l'Art, intrigue bien ficelée.
J'ai bien aimé.

Note : 14/20

mardi 17 mai 2016

Mort d'un faussaire de Conor Fitzgerald

Henry Treacy, Irlandais ivrogne et peintre faussaire de talent, est découvert mort dans le quartier romain de Trastevere. Peut-être a-t-il fait une chute, mais peut-être aussi n'est-il que la dernière victime d'un mystérieux agresseur d'étrangers qui sévit dans les environs. Alec Blume et sa collègue Caterina Mattiola découvrent bientôt que Treacy possédait chez lui plusieurs toiles de maître. Des faux, bien sûr, ce qui pourrait le lier à la pègre. 
Farinelli, colonel des carabiniers obèse et spécialiste de la fraude aux oeuvres d'art, veut pour sa part mettre la main sur de mystérieux cahiers que Treacy aurait laissés, dans lesquels il retrace son expérience de faussaire, livre tous les codes, trucs et astuces du marché de l'art – surtout souterrain –, et explique comment lui et Farinelli ont escroqué la Mafia. Mais ces cahiers cachent un autre secret, bien plus important pour la grande Histoire de l'art...


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

La mort apparemment accidentelle d'un vieil ivrogne d'origine irlandaise amène le commissaire Blume, un Américain qui vit à Rome, et sa collègue Caterina à se plonger dans l'univers fascinant des artistes faussaires. 
Ce vieil homme, peintre de talent et fabuleux faussaire arrivant à créer des toiles imaginaires de grands peintres a-t-il été la victime de la mafia escroqué avec de fausses toiles, d’un colonel carabinier crapuleux spécialiste de la fraude aux œuvres d’art, du mystérieux agresseur de touristes étrangers ?
Tout le monde est à la recherche des cahiers de cet artiste dérobés qui renferment un secret bien plus important pour l’histoire de l’art pour peu que l’on sache les décrypter. On y apprend les techniques les plus mystérieuses du faussaire pour arrivent à créer des toiles d’époque authentiques semant les troubles chez les experts. Certains grands peintres contemporains ne lui auraient-ils pas commandé des toiles sur lesquelles ils n’auraient plus qu’à poser leur signature… 

Note : 14/20

mardi 23 février 2016

Sans pitié ni remords de Nicolas Lebel

9 novembre, cimetière du Montparnasse. Le capitaine Mehrlicht assiste, en compagnie de son équipe, aux obsèques de son meilleur ami, Jacques Morel. Quelques heures plus tard, il se retrouve dans le bureau d'un notaire qui lui remet, comme « héritage », une enveloppe contenant un diamant brut. Il s'agit de l'un des yeux d'une statue africaine, le Gardien des Esprits, dérobée dix ans auparavant lors du déménagement du Musée des arts africains et océaniens, que Jacques avait supervisé, et recherchée depuis par la « Police de l'Art ». 
Merlicht prend un congé et son équipe se retrouve sous le commandement du capitaine Cuvier, un type imbuvable aux multiples casseroles, quand les inspecteurs Latour et Dossantos sont appelés sur la scène de l'apparent suicide d'un retraité. Quelques heures plus tard, ils assistent impuissants à la défenestration d'une femme qui, se sentant menacée, avait demandé la protection de la police. Les deux « suicidés » avaient un point commun : ils travaillaient ensemble au MAOO lors de son déménagement. 
Ces événements marquent le début de 48 heures de folie qui vont entraîner Mehrlicht et son équipe dans une course contre la montre, sur la piste de meurtriers dont la cruauté et la détermination trouvent leur origine dans leur passé de légionnaires. Une enquête sous haute tension, dans laquelle débordent la fureur et les échos des conflits qui bouleversent le monde en ce début de XXIe siècle.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Corinne R.) :

Troisième livre d'une série, ce livre s'appuie sur des événements survenus dans le premier roman, mais les références faites à celui-ci n'empêchent pas de comprendre l'histoire. 
Jacques Morel décède des suites d'une longue maladie en laissant à son collègue et ami, le capitaine Mehrlicht  un héritage,comprenant un diamant brut : œil d'une statue disparue lors de la fermeture du musée des arts africains et océaniens dix ans plus tôt.
Cet héritage est complété d'une énigme à résoudre, pour retrouver cette statue. Cette énigme est en rapport avec Baudelaire, écrivain que le défunt adorait.
Mais le temps est compté, car parallèlement une série de meurtres est perpétrée dans Paris. Toutes les victimes se connaissaient car elles travaillaient au M.A.A.O..
Cette chasse au trésor, avec la résolution de l'énigme à travers Paris donne du rythme. C'est bien mené, avec des personnages un peu caricaturaux : le bon flic, le criminel psychopathe,...

Note : 15/20

mercredi 9 septembre 2015

L'art de mourir de Anna Grue

De retour à son atelier, la sculptrice Kamille  Chwerin retrouve au milieu de ses œuvres saccagées le corps de sa mère. Rapidement, la police parvient à la conclusion que la cible du tueur n'était pas la vieille dame, mais bien la célèbre artiste. Pourtant le coupable échappe aux investigations. Un an après, Dan Sommerdahl, le Détective chauve, participe au même reality show que la sculptrice. Un filon inespéré pour l'inspecteur de police Flemming Torp qui voit là le moyen d'obtenir de nouvelles informations pour son enquête. A condition bien entendu de prendre sur soi pour demander de l'aide à son vieil ami. Pas si facile que ça... A chacun sa croix.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Deux parties dans ce livre. Entre les deux, un peu de flottement. La seconde partie se serait suffit à elle-même, elle nous permet de constater que nous n'avons pas encore tout vu en matière de télé-réalité !

Note : 13/20

mercredi 4 février 2015

Le violoniste de Metchild Borrmann

Moscou, 1948. Alors que le violoniste virtuose Ilja Grenko quitte la salle de concert sous des tonnerres d'applaudissements, son stradivarius à la main, il est arrêté et conduit à la terrifiante Loubianka, le siège du KGB, sans comprendre ce qu'on lui reproche. Après des jours de privations, d'humiliations et d'interrogatoires, Ilja signe des aveux absurdes qui le condamnent à vingt ans de goulag, contre la promesse que sa femme Galina et leurs deux jeunes enfants ne seront pas inquiétés. Mais sa famille est envoyée en exil au bout du monde, dans un enfer à ciel ouvert au Kazakhstan. Le violon de Grenko d'une valeur inestimable disparaît à jamais. Deux générations et quelques meurtres plus tard, le petit-fils d'Ilja, Sasha, se met en quête du stradivarius et apprend les heures les plus sombres de l'histoire de sa famille, broyée par le régime totalitaire et ses hommes de main, indifférents à toute dignité humaine.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :


En 1948 un violoniste virtuose et très connu est arrêté avec son stradivarius hérité de son arrière-grand père.
Le goulag des grandes purges staliniennes deviendra son avenir.
Un engrenage fatal suivra la famille d’Ilja sur 2 générations.
L’auteur entremêle les époques et les parcours séparés d’Ylia, de son épouse et de son petit fils Sacha.
La quête du fameux stradivarius va plonger son petit fils dans des situations difficiles où le passé le rattrape.
Mais ici c’est la reconstitution sociale d’un réalisme glaçant qui prime sur le polar.
Ecriture efficace, intrigue bien orchestrée.
Roman poignant.    


Note : 17/20

jeudi 29 janvier 2015

Les risques de l'improvisation de Delphine Solère

Saxophoniste fringant et gouailleur, Elysée Gaumont, la cinquantaine parisienne, aime le jazz, l'alcool et les femmes. Hélas, son amour des bonnes choses va lui coûter un AVC... Direction le Sud, pour se reposer dans les calanques marseillaises. Mais entre deux tasses de thé vert, voilà notre musicien mêlé à une sombre affaire d'enlèvement et de meurtre, qui l'entraînera bien malgré lui sur les traces d'une bicyclette volée et d'un trafic de poulets... 
Elysée Gaumont, au mauvais endroit au mauvais moment ? Accompagné de son fidèle Vauch, trompettiste et Marseillais "jusqu'au fond de la respiration" et de Déborah, la belle contorsionniste douce comme une ballade de Richard Galliano, notre héros parviendra-t-il à se refaire une santé ? Entre humour, jazz et suspense, un polar loufoque porté par un souffle digne d'une impro de Charlie Parker.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :


On assiste ici à un polar drôle, léger et musical.
Tout est référence à la musique de jazz. C’est du Charlie Parker et du Miles Davis…
Les personnages sont peu attendus dans des situations auxquelles ils font face. Ils sont fort maladroits et donc sympathiques.
Elysée, saxophoniste, mène une vie parisienne mouvementée ; mais son amour des bonnes choses lui coûtent un AVC et une convalescence à Marseille.
La mort d’un magnat du poulet en batterie conduit Elysée à mèner l’enquête avec Déborah son amie contorsionniste et Vauchillon un trompettiste marseillais.
Le style de l’auteur mêle l’argot, les expressions humoristiques et  joue avec les mots sans partition.

Le tout donne un certain tempo !!!!!

Note : 14/20

jeudi 6 mars 2014

Petits fantômes de Rodolphe

Dickie Force, la star du rock'n'roll des années 50-60 est mort, et le journaliste Charlie Waughn, ancien fan du chanteur, couvre sa disparition. Mais celle-ci semble bien étrange... Et si Dickie Force avait simulé sa mort ? Voilà qui expliquerait pourquoi Charlie Waughn le croise quelques semaines plus tard dans une rue paisible de Londres ! Il faut dire que Charlie a également revu son grand-père et sa première femme, tous les deux décédés. Décidément il attire les fantômes… Pour mener à bien son enquête, notre héros – très sollicité par son fils, un gros nounours de 36 ans qui peine à prendre son indépendance – se rend sur les lieux d’enfance de Dickie. A Brix, il rencontre des gens qui l’ont connu, côtoyé, et notamment son guitariste. A la croisée du polar et du fantastique, ce roman transgenre au ton singulier non dénué d’humour, propose également un voyage dans le temps, au cœur des glorieuses fifties et sixties, à la recherche des étoiles d'antan et de nos rêves perdus... Un roman plein de charme et dont le héros, grand amateur de rock'n'roll et de whisky single malt à l’image de son auteur, est très attachant.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Rodolphe est un auteur français, scénariste de BD avec Léo (Kenya, Namibia,...) mais pas uniquement. Se lit vite : 220 pages.
Polar ou roman fantastique ? Petits fantômes est une enquête menée par un journaliste concernant une rock star fictive (Dickie Force) disparue dans des circonstances étranges.
Un journaliste, Charlie Waughn part sur les traces de ce chanteur, de son groupe et reconstitue son parcours et ses débuts de musiciens dans l'Angleterre des années 50 et 60 pour les besoins de son éditeur. C'est pour Charlie une manière de retrouver les marques de son enfance et la musique préférée de cette époque : Dickie en faisait grandement partie.
On y croise des grands noms du rock anglais d'alors : Billy Fury, Cliff Richard, Johnny Kidd. Des rencontres furtives avec les beatles, Jimmy Hendrix, Gene Vincent, Elvis...
Mais le point de départ de cette enquête, c'est surtout que Charlie a croisé Dickie Force récemment alors que celui-ci avait trouvé la mort dans un accident de voiture...
De plus, il fait, en la personne d'Angie, une rencontre énigmatique... Croyez-vous aux fantômes ???

Note : 12/20

mardi 19 novembre 2013

Nocturne de Richard Montanari

1er novembre 1990. Alors qu'elle vient de triompher dans son interprétation du Carnaval des animaux, de Camille Saint-Saëns, la violoncelliste Christa-Marie Schönburg est retrouvée dans sa magnifique demeure de Chestnut Hill, à Philadelphie, près du corps de son psychiatre, le docteur Gabriel Thorne. Dans la pièce, éclairée aux chandelles, résonne le Nocturne en sol majeur de Chopin, la musicienne est à son instrument, les cordes et l'archet ruisselant du sang de sa victime. Une image que Kevin Byrne, dont c'est la première affaire, n'oubliera jamais. 

1er novembre 2010. Le cadavre mutilé d'un homme est retrouvé dans l'un des quartiers les plus pauvres de Philadelphie. Chargés de l'affaire, Byrne et Balzano découvrent que les lieux du crime ont déjà été le théâtre d'un fait divers macabre : huit ans plus tôt, une jeune femme de 19 ans y a été brutalement assassinée, l'affaire n'a jamais été résolue. Coïncidence ? Quand une seconde victime est retrouvée dans un lieu tout aussi marqué par le passé, aucun doute n'est permis : un tueur en série est en train d'exécuter un plan très précis. Plan macabre au cœur duquel se trouve la violoncelliste dont la musique funèbre hante depuis vingt ans l'esprit de 
Byrne.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :
D'un côté des personnages attachants et un rythme soutenu, mais d'un autre côté un début "gore" donnant envie de refermer le livre et trop d'invraisemblances dans le "fond".
Note : 12/20

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Brigitte M.) :

Trop long pour entrer dans l'intrigue, trop de pistes à suivre, on se perd entre l'histoire personnelle des inspecteurs, les différents meurtres, les pensées du tueur, les flash-back, bref je me suis ennuyée pendant les deux tiers du livre mais je ne l'ai plus lâché sur la dernière partie.
La fin est un peu décevante et le livre n'es pas toujours bien écrit ou bien traduit.

Note : 11/20

Le maître chanteur de Minsk de Morley Torgov

Avril 1868. A Munich, Richard Wagner met la dernière main à la composition de son opéra Les Maîtres chanteurs de Nuremberg. Les dernières années ont été très difficiles pour lui, et il sait qu'il joue son va-tout. Après des auditions pour le rôle-titre particulièrement tendues, une lettre anonyme l'avertit que la première signera sa ruine. Bientôt des meurtres touchent des membres de la production, et le maître lui-même est menacé. L'inspecteur Hermann Preiss est chargé de l'enquête.
Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :
Dans l'Allemagne du XIXème siècle, les conspirateurs étaient ce que sont les rock stars d'aujourd'hui.
Vieillissant, Richard Wagner, met la touche finale à son dernier opéra : les maîtres chanteurs de Nuremberg, quand celui-ci est menacé.
Ce roman, en dehors des meurtres, est en grande partie basé sur la réalité d'un milieu, d'une époque et de personnages de l'Histoire de la musique.
L'inspecteur Hermann enquête sur cette situation complexe où l'on est en mesure de croire que Wagner peut être assassiné.
Traduction du Canadien. A découvrir.
On peut aussi se procurer le roman précédent sur Robert Schumann : Meurtre en La majeur.
Note : 15/20

Mélodie pour une insomnie de Jorgen Brekke

2012 : une jeune femme passionnée de chant est retrouvée morte à Trondheim. Les enquêteurs, Odd Singsaker et Felicia Stone, trouvent le modus operandi de l'assassin très particulier. Il a emporté les cordes vocales de sa victime et déposé une boîte à musique jouant une berceuse à ses côtés. Cette mélodie, écrite en 1767 par un célèbre troubadour, surnommé « le marchand de sable », était censée apporter un sommeil peuplé de songes merveilleux à quiconque l'entendrait. Peu après, une chanteuse renommée disparaît : on a affaire à un tueur en série. Les recherches mènent la police tout droit à la bibliothèque Gunnerus où la partition originale de la berceuse jouée sur les lieux des
documenté, notamment sur la tradition des troubadours dans les pays crimes a été dérobée par un visiteur inscrit sous le nom du troubadour assassiné 250 ans auparavant. Cette musique légendaire et ce poète au sombre destin exerceraient-ils une fascination irrépressible sur l'arracheur de cordes voca
les ?
Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :
Un roman nordique avec un inspecteur plus tout jeune et des casseroles derrière lui. On pourra en savoir plus en lisant le premier roman de Jorgen BREKKE "Le livre de Johannes".
C'est un roman avec des sources historiques sur les traditions des troubadours au XVIIIème siècle avec une double intrigue ; l'une actuelle et l'autre se déroulant 250 ans plus tôt.Une femme passionnée de chant est retrouvée morte en 2012 et un troubadour a été assassiné 250 ans auparavant.
Quelle musique, légende, relie les meurtriers de ces deux époques?
Qu'est ce qui influence autant le meurtrier ?
Roman sympa dans l'ensemble, moins glauque que Camilla Läckberg ou Arnaldur Indridason. Surprenant et déconcertant au départ car l'on traverse les époques d'un chapitre à l'autre.On se demande où l'auteur veut nous emmener.
Et finalement, une fin... pas mal.
Note : 15/20