1919. La Grande Guerre vient de se terminer en Europe. Après cette
parenthèse éprouvante, certains Britanniques espèrent retrouver fortune
et grandeur dans les lointains pays de l’Empire, et tout
particulièrement en Inde. Ancien de Scotland Yard, le capitaine Wyndham
débarque à Calcutta et découvre que la ville possède toutes les qualités
requises pour tuer un Britannique: chaleur moite, eau frelatée,
insectes pernicieux et surtout, bien plus redoutable, la haine
croissante des indigènes envers les colons. Est-ce cette haine qui a
conduit à l’assassinat d’un haut fonctionnaire dans une ruelle mal
famée, à proximité? d’un bordel? C’est ce que va tenter de découvrir
Wyndham, épaulé par un officier indien, le sergent Banerjee. De fumeries
d’opium en villas coloniales, du bureau du vice-gouverneur aux wagons
d’un train postal, il lui faudra déployer tout son talent de déduction,
et avaler quelques couleuvres, avant de réussir à démêler cet imbroglio
infernal.
Avis d'un membre du Club Rouletabille (Christine L.) :
En 1919 , le capitaine Sam Wyndham a survécu à la guerre qui a tué
son frère et ses amis, Blessé et expédié chez lui pour découvrir en
sortant de l'hôpital que sa femme était morte de la grippe espagnole.
N’ayant plus d’attaches, il accepte d’aller travailler à Calcutta.
Mission : résoudre le meurtre d’un très haut fonctionnaire anglais en parallèle à un vol dans un train Calcutta-Darjeeling.
Dans
ce roman, l’auteur raconte la relation entre les 150 000 Anglais et les
300 millions d’Indiens avant l’indépendance,. Beaucoup d’actes
choquants et surtout des explications sur la loi Rowatt qui autorise
l’emprisonnement d’Indiens sans procès durant 2 ans.
Le capitaine découvre devant l’entrée du Bengal Club un panneau d’affichage
Entrée interdite aux chiens et aux Indiens
Personnage
triste, malheureux, écrasé par la chaleur, moiteur, odeur qu’il essaye
d’oublier grâce à l’opium. Il découvre les relations très conflictuels
entre les 2 communautés.
Toutefois on sent que ce personnage et son sergent seront des personnages récurrents pour d’autres romans du même auteur.
Note 14/20
mercredi 6 mai 2020
Mascarade de Ray Celestin
1928. Chicago est la cité de tous les contrastes. Du ghetto noir aux
riches familles blanches, en passant par la mafia italienne tenue par Al
Capone, la ville vit au rythme du jazz, de la prohibition et surtout du
crime, que la police a du mal à endiguer. C’est dans ce contexte
trouble qu’une femme appartenant à l’une des plus riches dynasties de la
ville fait appel à l’agence Pinkerton. Sa fille et le fiancé de
celle-ci ont mystérieusement disparu la veille de leur mariage. Les
détectives Michael Talbot et Ida Davies, aidés par un jeune jazzman,
Louis Armstrong, vont se charger des investigations.
Au même moment, le corps d’un homme blanc est retrouvé dans une ruelle du quartier noir. Le meurtre en rappelle un autre à Jacob Russo, photographe de scènes de crime, qui décide de mener son enquête.
Quel est le lien entre ces deux affaires ? Y a-t-il un rapport avec le crime organisé ? Car la vieille école d’Al Capone et de la contrebande d’alcool est menacée par de jeunes loups aux dents longues qui, tels Lucky Luciano ou Meyer Lansky, n’hésitent pas à se lancer dans le trafic de drogue.
Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.) :
Au même moment, le corps d’un homme blanc est retrouvé dans une ruelle du quartier noir. Le meurtre en rappelle un autre à Jacob Russo, photographe de scènes de crime, qui décide de mener son enquête.
Quel est le lien entre ces deux affaires ? Y a-t-il un rapport avec le crime organisé ? Car la vieille école d’Al Capone et de la contrebande d’alcool est menacée par de jeunes loups aux dents longues qui, tels Lucky Luciano ou Meyer Lansky, n’hésitent pas à se lancer dans le trafic de drogue.
Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.) :
Mascarade est le deuxième volet d’une tétralogie comprenant Carnaval, Mascarade, et le troisième paru en octobre 2019 Mafioso.
Chaque livre, qui peut se lire indépendamment, évoque une époque, un lieu et est rythmée par la musique.
Dans Mascarade, Ray CELESTIN nous plonge dans le Chicago des
années 20 en pleine prohibition, sous fond de tensions raciales. C’est
la musique de Louis Amstrong que nous entendons tout le long du récit.
Dante, qui a fui Chicago pour New York, est rappelé par Al Capone pour
découvrir qui, parmi son équipe, est un traitre. Ida Davis et Michael
Talbot, détectives de l’agence Pinkerton, sont chargés d’enquêter sur la
disparition d’une jeune fille de la haute bourgeoisie
à la demande de sa mère. Jacob Russo quant à lui, photographe de scènes
de meurtres, se retrouve devant une scène de crime qui lui en rappelle
une autre. Ces trois enquêtes vont finalement se rejoindre.
Ce roman, qui s’inspire de faits réels, est passionnant. Ray CELESTIN a
le sens du rythme et nous livre un roman riche et bien construit.
Coup de cœur
mardi 5 mai 2020
Sur le toit de l'enfer d'Ilaria Tuti
" Les tueurs voient l'enfer que nous avons sous nos pieds, tandis que nous, nous ne voyons que les fleurs... "
Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le cœur tendre, est appelée sur les lieux d'un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages... et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s'en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut...
Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.) :
Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le cœur tendre, est appelée sur les lieux d'un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages... et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s'en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut...
Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.) :
Dans
les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa
Battaglia est appelé sur les lieux d'un crime singulier : un homme a été
retrouvé mort, nu, les yeux
arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la
corde, des branchages... et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s'en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut...
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s'en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut...
Premier roman d’Ilaria Tuti et première enquête de la commissaire Térésa Battaglia.
L’intrigue
se passe dans la région du Frioul en Italie, dans un village proche de
la frontière autrichienne, région natale de l’auteur. Les descriptions
de cette région sauvage
montagneuse et boisée, à la fois belle et inquiétante, donnent une
atmosphère particulière à ce roman, d’autant que nous sommes en hiver.
L’auteur
alterne entre des chapitres qui nous plongent dans l’enquête et la
poursuite d’un assassin déroutant, qui semble insaisissable, et des
chapitres qui nous transportent
en 1978 du côté autrichien dans un lieu étrange et pour le moins
inquiétant appelé l’Ecole.
Le
personnage de Térésa Battaglia, la 60aine, bourrue mais pleine
d’empathie et d’humanité est magnifique et très attachante. Elle forme
avec son adjoint, l’arrogant inspecteur
Massimo Marini, qui vient d’arriver dans la brigade et dont c’est la
première affaire, un duo improbable, plutôt mal assorti.
« Sur le toit de l’enfer » est un thriller implacable et captivant. C’est un coup
de cœur.
lundi 4 mai 2020
Le français de Rosevile d'Ahmed Tiab
Oran, Algérie. Le commissaire Kémal Fadil est appelé sur un chantier de rénovation du quartier de la Marine, où viennent d'être retrouvés des restes humains datant vraisemblablement des années 1960. Il semble qu'il s'agisse d'un enfant qui portait autour du cou un crucifix. L'enquête ne s'annonce pas simple ! En réalité, elle avait été commencée bien plus tôt, menée par des policiers français... Cinquante ans plus tard, la vérité historique est toujours aussi compliquée à dire.
Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :
Quand des engins de travaux publics chargés de la rénovation d'un vieux quartieer d'Oran mettent à jour deux squelettes enchevêtrés, Kémal Fadil se rend immédiatement sur les lieux. Deux squelettes : celui d'un homme et un autre, plus petit, qui paraît être celui d'un enfant.
Après examen des ossements, le légiste retrouve des traces de blessure
Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :
Quand des engins de travaux publics chargés de la rénovation d'un vieux quartieer d'Oran mettent à jour deux squelettes enchevêtrés, Kémal Fadil se rend immédiatement sur les lieux. Deux squelettes : celui d'un homme et un autre, plus petit, qui paraît être celui d'un enfant.
Après examen des ossements, le légiste retrouve des traces de blessure
mardi 28 avril 2020
L'empathie d'Antoine Renand
« Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il
toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il
examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une
évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis
des années et qu’il parvenait enfin à assembler. On en parlerait. Une
apothéose. »
Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit.
Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la « brigade du viol ».
Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.
Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.) :
Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit.
Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la « brigade du viol ».
Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.
Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.) :
Deux
enquêtes menées par l’équipe du Capitaine Anthony Rauch et Marion Mesny
de la brigade des viols : la première sur une série de viols qui se
déroulent dans des ascenseurs. La seconde confronte
nos deux enquêteurs à Alpha, un violeur en série, qui s’attaque à des
couples et qui n’hésite pas à torturer ses victimes selon un mode
opératoire très particulier. Aussi insaisissable qu’un lézard, la traque
de ce dernier va bousculer l’équipe et rouvrir des
blessures trop profondes pour être cicatrisées.
Mixe de roman policier et de thriller redoutable.
Antoine
Renand n’hésite pas à nous donner des détails des sévices subis par les
victimes ce qui peut être dérangeant. Je m’interroge d’ailleurs sur la
pertinence de ces descriptions car la qualité
du roman est ailleurs : dans le rythme, l’intrigue bien construite et l’analyse psychologique des personnages.
Ames sensibles s’abstenir !
Une femme de rêve de Dominique Sylvain
Pas d’erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne
tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d’analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n’a aucune raison de te vouloir du mal.
Une déduction erronée. Le souci avec lui, c’est qu’il n’a jamais été
maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son
esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un
être absurde et merveilleux, dépourvu d’empathie, sans peur,
susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément
périlleuses pour lui et son entourage.
Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.) :
Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.) :
Tout
commence dans une prison. Nous assistons à l’évasion d’un détenu,
braqueur multi récidiviste, dont le dernier braquage s’est achevé dans
un bain de sang, Karmia, légende déchue.
Il prend en otage Adèle, qui enseigne le cinéma dans cette prison. Face à
lui Schrödinger, ancien flic, dont une de ses anciennes collègues est
toujours dans le coma. Les autres personnages sont féminins : la fille
de Karmia, Nico, passionnée d’écologie, qui
admire et idéalise son père ; Laurence ex de Karmia, peut être la femme de rêve.
Dominique
Sylvain s’amuse avec les codes du polar et joue avec le lecteur. Elle
brouille les pistes : plutôt que le coupable n’est-ce pas la victime
qu’il faut chercher ?
Dominique
SYLVAIN insère dans le récit quelques chapitres oniriques, dont on ne
comprend, de prime abord, pas bien le sens. Qui est Doris appelée aussi
l’Elue ? Est-ce un rêve, est-elle morte ?
Coup de cœur pour ce roman policier singulier, très original, un peu fou et très bien construit.
Blanche ou la triple contrainte de l’enfer d’Hervé Jubert
Paris, 1870. L'armée prussienne encercle la ville. Les Parisiens sont
prisonniers et l'hiver s'annonce terrible. Blanche, dix-sept ans, est
prise au piège comme les autres. Heureusement, son oncle Gaston,
commissaire à la Sûreté, est là pour la protéger. Mais une enquête
difficile le préoccupe... En effet, un cadavre est retrouvé dans les
jardins du Palais-Royal, trépané, un tatouage occulte sur le bras
gauche. Blanche, passionnée par les méthodes d'investigation, se met en
tête d'aider Gaston, et sa route croise bientôt celle d'un deuxième
tatoué, assassiné lui aussi. Dans une ville guettée par la famine, la
jeune fille plonge au cœur d'un palpitant mystère et d'une terrible
vengeance, aux frontières de la magie noire.
Avis d'un membre du Club Rouletabille (Valérie L.) :
Avis d'un membre du Club Rouletabille (Valérie L.) :
1er tome d’une trilogie. Béa me l'avait recommandé et nous en avons parlé au dernier Rouletabille
L’auteur
nous entraîne en 1870, alors que les Prussiens assiègent Paris. Blanche
Paichain, 17 ans, qui devait fuir la capitale pour la province avec ses
parents se retrouve séparée de sa famille
lors d’une bousculade sur le quai de la gare et ne peux prendre le
train. Seule, elle rejoint son oncle Gaston resté à Paris, qui est
commissaire de police. Celui-ci examine le cadavre d’un individu portant
un étrange tatouage. Peu de temps après d’autres victimes
sont retrouvées avec ce même tatouage. Blanche, intrépide, qui rêve
d’être enquêtrice, se lance à la poursuite de l’assassin au nez et à la
barbe de son oncle.
C’est
un très bon roman policier pour la jeunesse à partir de 14 ans, qui
nous plonge dans les années 1870 en plein cœur de la guerre
franco-prussienne et de la commune. On y croise Nadar et
Sarah Bernhardt. L’auteur y ajoute une note de fantastique qui convient tout à fait à cette époque qui s'intéresse aux sciences occultes.
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