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vendredi 19 novembre 2021

Une, deux, trois de Dror Mishani

 

Une : Orna. Deux : Emilia. Trois : Ella. La première vit très mal son récent divorce. Elle s’apitoie sur elle-même, fréquente sans vrai désir Guil, un avocat rencontré sur un site web qui lui ment avec aplomb. Elle connaît brutalement un destin tragique. La deuxième, une réfugiée lettone, auxiliaire de vie, est une pauvre fille solitaire, paumée, mystique. Le fils de son précédent employeur - qui vient de mourir - veut l'aider à trouver du travail. Il s'appelle Guil. Ca ne se termine pas bien non plus. Apparemment, Guil sévit en toute impunité... C'est alors que survient la troisième, l'inquiétante Ella..

 Avis d'un membre du club Rouletabille (Mélanie J.) :

Décevant, dans le rythme, dans le phrasé, dans la mise en scène. Un manque de rythme. On reste curieux, néanmoins, d'avoir la finalité, mais là aussi j'ai trouvé cela décevant. 

Note : 10/20

mardi 20 juillet 2021

Passé minuit d'Emmanuelle Cosso

 

Ève souffre d’amnésie depuis cette soirée du nouvel an organisée par ses copains de lycée sur un îlot breton isolé. « Après le dernier coup de minuit, plus de son, plus d’image. C’est le noir total ». Chaque matin elle se réveille après d’horribles cauchemars en pensant revenir de cette fête.

Sur les conseils de sa psy, Ève consent à écrire un journal des souvenirs qui lui reviennent. Ce sont ces lambeaux de souvenirs mêlés à son quotidien que nous lisons, jusqu’à ce que le voile se déchire et que petit à petit les pièces du puzzle se mettent en place.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L) :

Il est difficile de lâcher ce thriller, à la frontière de l’horreur, tant le suspens est bien entretenu grâce à la construction à double temporalité et la voix d'Ève qui passe de la colère à l'abattement.

A partir de 14 ans.

mardi 8 décembre 2020

Les enfants perdus de St Margaret d'Emily Gunnis

 


Lorsque Samantha, jeune journaliste anglaise, découvre chez sa grand-mère les lettres déchirantes écrites dans les années 1950 par Ivy Jenkins enfermée par sa famille à l’institut St Margaret, qui accueillait les jeunes femmes rejetées par leurs proches, elle décide d’enquêter sans se douter que son enquête va mettre au jour de terribles secrets.

 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.)



Ce roman n’est pas sans rappeler le film de Peter Mullan, The Magdalene Sisters, puisqu’il se passe dans un institut identique ; établissements tenus par des sœurs qui existaient aussi au Royaume-Uni.

 

A travers des allers-retours entre le passé et le présent, des années 1950 à 2017, l’auteur nous raconte les destins tragiques d’Ivy et d’Elvira, la complicité et le silence de toute une communauté, les abus, la violence, les conditions dramatiques d’internement et les répercussions sur plusieurs générations.

 

Ce premier roman tout en tension se lit comme un thriller. Les pages se tournent avec avidité pour atténuer le  malaise que l’on ressent jusqu’à ce que la vérité éclate enfin.

 

Une lecture intense !



mardi 28 avril 2020

Une femme de rêve de Dominique Sylvain

Pas d’erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d’analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n’a aucune raison de te vouloir du mal. Une déduction erronée. Le souci avec lui, c’est qu’il n’a jamais été maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un être absurde et merveilleux, dépourvu d’empathie, sans peur, susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément périlleuses pour lui et son entourage.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Valérie L.) :



 Tout commence dans une prison. Nous assistons à l’évasion d’un détenu, braqueur multi récidiviste, dont le dernier braquage s’est achevé dans un bain de sang,  Karmia, légende déchue. Il prend en otage Adèle, qui enseigne le cinéma dans cette prison. Face à lui Schrödinger, ancien flic, dont une de ses anciennes collègues est toujours dans le coma. Les autres personnages sont féminins : la fille de Karmia, Nico, passionnée d’écologie, qui admire et idéalise son père ;  Laurence ex de Karmia, peut être la femme de rêve.

Dominique Sylvain s’amuse avec les codes du polar et joue avec le lecteur. Elle brouille les pistes : plutôt que le coupable n’est-ce pas la victime qu’il faut chercher ?

Dominique SYLVAIN insère dans le récit quelques chapitres oniriques, dont on ne comprend, de prime abord, pas bien le sens. Qui est Doris appelée aussi l’Elue ? Est-ce un rêve, est-elle morte ?

Coup de cœur pour ce roman policier singulier, très original, un peu fou et très bien construit.

jeudi 10 octobre 2019

Le colis de Sébastien Fitzek

Psychiatre, Emma Stein a été victime d'une agression nocturne dont elle s'est miraculeusement sortie. Depuis, elle vit recluse dans sa maison, de peur de croiser à nouveau la route de ce psychopathe que la presse a surnommé le Coiffeur. Un jour, son facteur lui demande d'accepter un colis pour l'un de ses voisins. Emma connaît tous ceux qui habitent dans sa rue. Or, jamais elle n'a entendu parler de cet homme...

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Simone H.) :

Une psychiatre agressée violemment ne se remet pas de son agression.
Récit confus. Jeu du chat et de la souris.
Rien n'est sûr. Retours en arrière. 
Personnages difficiles à cerner. 

Note : 10/20

mardi 7 mai 2019

A fleur de peau de James Barnaby

Brillante étudiante de 19 ans à l'université du Wisconsin à Madison, Jane souffre de " fugues temporelles " depuis l'enlèvement dont elle a été victime huit ans plus tôt, dans des circonstances qui n'ont jamais été élucidées et dont elle ne garde aucun souvenir. En vacances comme chaque été dans le chalet familial au bord du lac Mendota, elle est seule avec son beau-père, sa mère ayant dû repartir précipitamment à Chicago pour son travail. 
Dans la nuit, la jeune fille se réveille avec les mains ensanglantées, un couteau à ses pieds. Richard gît à ses côtés, égorgé... 

Jane le sait, elle a tout de la coupable idéale. Pour le procureur du comté et la police de Madison, l'affaire est claire : l'étudiante a commis cet acte odieux dans une crise de folie. Ce n'est pourtant pas l'avis de Joseph Sleuth, l'agent local du FBI, qui penche pour un assassinat politique maquillé en crime familial. 
Leader du parti écologiste, Richard briguait le poste de sénateur et comptait de nombreux ennemis à la Bourse des valeurs agricoles de Chicago, le puissant et influent lobby des céréaliers. Libérée sous caution dans l'attente de son procès, Jane est prise en charge par un spécialiste de l'hypnose. Au fil des séances elle retrouve peu à peu la mémoire. La réalité se dessine, effroyable...


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Se réveiller sans rien savoir des dernières heures écoulées, un fardeau que Jane supporte depuis ses onze ans. Mais Jane est profondément perturbée depuis qu'elle s'est fait enlever l'année de ses onze ans. Elle avait disparu pendant un mois et est affectée d'une amnésie concernant ce dramatique épisode de sa jeune vie. Elle suit de temps en temps une thérapie mais les souvenirs ne lui reviennent pas. 
Depuis, elle est traumatisée par les dessins animés de Walt Disney sans savoir pourquoi. Tout se complique lorsque Jane après plusieurs heures d’absence reprend conscience un couteau à la main au côté de son beau-père égorgé. 
Il est agréable de naviguer dans un roman jalonné de courts chapitres car on s'arrête facilement sans perdre la trame de l'intrigue. On est ici confronté à une « diabolisation » des films de Walt Disney. C’est le fil rouge de ce thriller. Se mêlent à tout cela des enjeux politiques, des sociétés secrètes, des ambitions personnelles. Bien qu’à partir d’un certain moment l’auteur nous plonge dans l’invraisemblance, ce sont les personnages qui sont intéressants. Ils semblent ne pas être ce qu’ils sont pour certains ; pour d’autres, c’est l’inverse…Donc on se perd dans les intentions des personnages… Par contre, à peine nous arrivons dans la partie passionnante que presque tout est deviné. Terminé le vrai suspens. Bon, il y a les clichés inévitables des policiers en planque dans leur voiture et la tenue Colombo pour d’autres.

14/20

mercredi 12 décembre 2018

Mon amie Adèle de Sarah Pinborough


LOUISE
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.
DAVID
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.
ADÈLE
L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise…


Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au cœur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.

David est-il l’homme qu’il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?



Avis d'un membre du club Rouletabille (Frédérique D.) :

Un thriller banal au début avec un triangle amoureux et une épouse "bafouée" machiavélique, mais la chute finale et l'après chute encore plus forte montrent bien le mécanisme de construction du roman.


Note : 14/20




mardi 13 mars 2018

Une vie exemplaire de Jacob M. Appel

Jeune cardiologue éminent, père de deux adorables petites filles, le docteur Jeremy Balint est un homme qui a réussi sa vie. 
D'autres que lui, apprenant que leur femme dévouée les trompe depuis des années avec un collègue, se laisseraient emporter par la rage. Pas Jeremy Balint. Jeremy Balint va prendre son temps, car Jeremy Balint est un sociopathe. 
Avec méthode et patience, il va organiser l'élimination de son rival. Et ce n'est que le début. De nombreux romans mettent en scène des psychopathes, mais jamais un écrivain n'était parvenu à nous plonger avec autant d'acuité dans les arcanes de leur esprit. 

Jeremy Balint ne nous cache rien. Ne nous épargne rien. Il ne voit tout simplement pas le mal comme nous.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence G.) :

Jeremy Balint, cardiologue, découvre la liaison de sa femme. Personnage exemplaire il va devenir un autre homme.
Récit assez cliché sur la société américaine. Pas passionant. 

11/20

jeudi 21 septembre 2017

Jeux de miroirs de E.O. Chirovici

Un agent littéraire, Peter Katz, reçoit un manuscrit intitulé "Jeux de miroirs" qui l'intrigue immédiatement. En effet, l'un des personnages n'est autre que le professeur Wieder, ponte de la psychologie cognitive, brutalement assassiné à la fin des années quatre-vingt et dont le meurtre ne fut jamais élucidé. Se pourrait-il que ce roman contienne des révélations sur cette affaire qui avait tenu en haleine les États-Unis ? Persuadé d'avoir entre les mains un futur best-seller qui dévoilera enfin la clef de l'intrigue, l'agent tente d'en savoir plus. Mais l'auteur du manuscrit est décédé et le texte inachevé. Qu'à cela ne tienne, Katz embauche un journaliste d'investigation pour écrire la suite du livre. Mais, de souvenirs en faux-semblants, celui-ci va se retrouver pris au piège d'un maelström de fausses pistes. Et si la vérité n'était qu'une histoire parmi d'autres ?

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Une des bonnes lecture de l’été. Un moment agréable dans cet imbroglio :amnésie, faux-semblant, manipulation… Trop simple… 1987, rentrée universitaire de Princeton. Richard a de la chance : son nouveau colocataire est une colocataire belle, intelligente et l'élève d'un grand professeur de psychologies cognitive. 
Richard tombe immédiatement amoureux de Laura et se rend vite indispensable auprès du grand homme. L'hiver de cette année-là, le professeur Wieder est assassiné et le meurtre jamais élucidé. Janvier 2014, Peter Katz, éditeur New-yorkais en vue, reçoit un manuscrit de Richard, et si ce roman inachevé contenait la clé de l'énigme. Un jeune romancier velléitaire, une étudiante surdouée, un grand professeur génial ou imposteur. Une affaire classée resurgit grâce à un roman, quelle belle idée qu'un crime vieux d'une trentaine d'année soit résolue par un policier atteint d'un début d'Alzeimer. 

Note : 14/20

mercredi 19 avril 2017

Jenny de Fabrice Collin

Cayucos, Californie. 
Dans une villa au bord du Pacifique, un homme désespéré se confie. Dans la baignoire à l'étage, le cadavre d'une femme obèse. Comment est-il arrivé ici ? Le moment est venu pour l'homme de raconter son histoire. Quelques mois plus tôt… Un an après la disparition de sa femme, le chroniqueur Bradley Hayden, détruit, s'étourdit dans des liaisons sans lendemain via un site de rencontres. 
Un jour se présente une femme qui ne correspond en rien à la description qu'elle a faite d'elle. Jenny, 300 livres, QI redoutable, lui montre une vidéo de son épouse. April est en vie. Obéis-moi en tout, et elle le restera. Dès lors, Bradley est contraint de suivre Jenny dans une épopée meurtrière tandis qu'ailleurs, dans une étrange clinique privée, un "autre lui-même" se réveille. 

Où s'arrête la réalité, où commence la fiction ?Traqués par la police, Jeney et Bradley sillonnent le pays tandis que Ron, le détective privé aux méthodes zen peu conventionnelles, tente de démêler le vrai du faux. Pourquoi Jenny tue-t-elle ? A-t-elle choisi April au hasard ? Bradley pourra-t-il retrouver sa femme à temps ?

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :

Style : Livre très bien écrit qui se lit facilement. Le récit débute sur une histoire chronologique classique puis par des aller retours dans le temps qui se resserrent de plus en plus jusqu'à se rejoindre.



Personnages et lieux : Les personnages principaux, Bradley Hayden journaliste, sa femme que nous ne voyons qu’au début mais qui reste le pivot de l’histoire et Jenny qui entraîne Bradley dans une course sanglante à travers les Etats-Unis, principalement en Californie et en Floride. 
Un étrange détective sévit tout le long du récit sans qu’on comprenne très bien son rôle.


L’intrigue : C’est l’histoire d’un homme qui après une enfance chaotique se marie à une fille de bonne famille, qui disparaît lors d’une ballade à Las Vegas. Après une période de déprime, celui-ci se retrouve totalement sous la coupe d’une jeune fille de forte corpulence, Jenny. Celle-ci après lui avoir révélé que sa femme était gardée par des amis à elle, l’entraîne dans une cavale sanglante où elle lui révèle petit à petit le sens de ces tueries, et le rapport avec sa femme. 
Entre temps Bradley a embauché un détective énigmatique aux méthodes bizarres qui se contente de le mettre en garde. A la fin, on comprend le rapport entre tous ces personnages et on retrouve une Jenny, enfin humaine, qui en arrive même à se sacrifier pour sauver Bradley (sa vengeance effectuée).


Conclusion : Ce polar est particulièrement captivant y compris au début où pourtant il ne se passe rien. J’ai trouvé les personnages attachants, surtout Jenny malgré sa sauvagerie. Celle-ci se trouve être une victime d’abord, puis un bourreau justicier ensuite, et pour finir à nouveau une victime. Par contre les « flashbacks » surtout lors de l’épisode de l’hôpital psychiatrique sont assez compliqués à suivre. L’auteur arrive malgré tout à nous donner envie de connaître la suite tout au long du roman sans aucun moment de pose. 
En résumé, on est captivé du début à la fin.

Note : 13/20

vendredi 3 mars 2017

Retiens ton souffle d'Holly Seddon

Cela fait quinze ans qu'Amy est dans le coma sur un lit d'hôpital. Adolescente, elle avait disparu plusieurs jours avant d'être retrouvée à l'article de la mort. Depuis, en dépit de ce que croient les médecins, Amy est consciente. Mais elle est prisonnière dans son propre corps, victime du locked in syndrom. Alex, une journaliste sur le déclin, décide d'enquêter sur cette affaire qui n'a jamais été élucidée. 
Elle réalise qu'elle a vécu dans la même ville qu'Amy, écouté les mêmes musiques, fréquenté les mêmes personnes... Que s'est-il passé quinze ans plus tôt ? Tout pousse à croire que la jeune fille avait une relation, mais avec qui ? Et pourquoi ses proches sont-ils murés dans un silence presque coupable ? Alors qu'Alex s'immerge dans le passé d'Amy, elle risque de devenir, à son tour, une victime...



Avis d'un membre du club Rouletabille ( Laurence G.) :

Alex est journaliste free lance : au cours de son enquête dans le milieu des malades plongés dans des comas profond , elle rencontre Amy, trentenaire frêle qui est clouée sur ce lit depuis 15 ans. 
Qu'est-il réellement arrivé à Amy, 15 ans plus tôt où elle a été retrouvée gravement blessée dans les bois ? Qui est ce mystérieux visiteur qui depuis des années vient la voir régulièrement ? Alex essaie de reconstituer la vie d'Amy au moment de son agression en retrouvant ses  proches.

Un roman très bien ficelé où l'auteur donne la part belle aux personnages : un chapitre = un personnage + un événement. Jusqu'à l'avant dernier chapitre on ne sait pas qui a agressé Amy et nous somme mêmes surpris .
Un bon thriller , sans sang ni diable.

Note : 15/20

mercredi 2 novembre 2016

Le cri de Nicolas Beuglet

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l'aube d'une nuit glaciale, le corps d'un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…  Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l'hôpital semble si peu à l'aise avec l'identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?  Pour Sarah, c'est le début d'une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l'île de l'Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.  Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d'un journaliste d'investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l'une des questions qui hante chacun d'entre nous : la vie après la mort…  Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :


 Livre passionnant avec une alternance de temps très fort et de plus faibles.

Le style : Il est très enlevé et écrit dans un très bon français. Il mélange avec adresse la grande histoire du livre avec la petite histoire personnelle de l’inspectrice. L’auteur maintient toujours le lecteur dans l’envie d’être déjà au chapitre suivant.

Personnages et lieux : Le personnage principal est une inspectrice Norvégienne surdouée dans le travail mais dépressive dans sa vie privée. Elle est aidée et aide un journaliste d’investigation. Il y a aussi une ancienne victime qui par un horrible chantage pousse les deux héros à réussir absolument leur mission. Le dernier personnage important est un milliardaire Américain à l’origine de tout cela. Tout ceci part de Norvège puis en France, l’ile de l’Ascension pour finir au Etats-Unis d’Amériques.

L’intrigue : Suite à une mort semblant naturelle au départ mais s’avérant être un meurtre, par peur, l’inspectrice Geringen découvre que cela faisait partie d’expérience mise au point pendant la guerre froide. 
L’enquête l’amène en France où vie une ancienne victime qui pour connaître la vérité fait chanter le journaliste en enlevant son fils adoptif. La C.I.A. en est à l’origine mais arrête tout lorsque l’expérience est divulguée publiquement. Il s’avère que les deux initiateurs de l’expérience sont le père du journaliste et le grand père de l’enfant, pour le coté scientifique, et un milliardaire Américain qui veut prouver que l’âme est immortelle, pour le financement (ceci pour prouver que Dieux existe). Ceux-ci continu donc pour leur compte. Après différentes péripéties l’inspectrice découvre la vérité et sauve l’enfant. De son coté le milliardaire découvre lui que l’âme survie à la mort. Mais cela quelque soit sa vie sur terre, donc que Dieux n’y est pour rien, aussi se fait-il sauter avec sa découverte pour que la religion soit toujours un rempart contre le mal.

Conclusion : Livre passionnant même si les personnages sont des surhommes. On ne s’ennui jamais en étant toujours pressé de connaître la suite. De plus écrit dans un excellant Français.

Note : 15/20

Avis d'un membre du club Rouletabille (Valerie L.) :


2ème roman de cet auteur français, scénariste et directeur artistique de la chaîne de TV M6
Dans un hôpital psychiatrique en Norvège, un patient sans nom, portant tatoué sur le front le numéro 488, est retrouvé mort, son visage exprimant une peur profonde (qui n’est pas sans rappeler le cri de Munch). Il s’agirait d’un suicide, mais plusieurs détails chiffonnent l’enquêtrice Sarah Geringën et le médecin légiste. Pourquoi l’équipe soignante de cet hôpital a-t-elle maquillé ce meurtre en suicide ? Elle va remonter les différentes pistes et poursuivre une enquête qui va la mener à Paris, sur L’ïle de l’Ascension, dans les mines du Minnesota, pour finir à Nice.
Nicolas BEUGLET s’inspire d’expériences menées par la CIA dans les années 50 dans le cadre du projet MK-Ultra pour construire l’intrigue. C’est un thriller haletant et plein de rebondissements.
Ma seule réserve quant à ce roman, qui commence pourtant très très bien, est l’accélération du rythme au tiers du livre. C’est à mon goût un peu trop frénétique, trop de révélations, beaucoup trop de courses poursuites qui font penser aux films d’action grands publics américains, dont je ne suis pas spécialement fan ou alors petite dose.

mardi 27 octobre 2015

Oliver de Liz Nugent

Alice et Oliver Ryan sont l'image même du bonheur conjugal. Complices, amoureux, ils mènent la belle vie. Pourtant, un soir, Oliver agresse Alice avec une telle violence qu'il la plonge dans le coma. Alors que tout le monde cherche à comprendre les raisons de cet acte d'une brutalité sans nom, Oliver raconte son histoire. Tout comme les personnes qui ont croisé sa route au cours des cinquante dernières années. 
Le portrait qui se dessine est stupéfiant. Derrière la façade du mari parfait se cache un tout autre homme. Et lorsque le passé resurgit, personne n'est à l'abri, pas même Oliver. Nouveau génie du suspense psychologique, Liz Nugent dissèque la fabrication fascinante d'un monstre, du mal à l'état pur. 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence G.) :

Pas de sang, pas d'autopsie, simplement le portrait d'un homme ordinaire, Oliver, devenu un monstre en s'acharnant un soir sur son épouse, Alice, qui depuis est dans le coma.
Le livre est écrit de la manière suivante : Un chapitre, un protagoniste, une pierre pour construire le monstre... Parfois quelques descriptions un peu longues mais le style est fluide. 

On se laisse prendre par la personnalité complexe d'Oliver : Comment en est-il arrivé là ? Quelles blessures pour construire une telle personnalité ?
C'est le premier roman de Liz Nugent

Je n'ai pas trop l'habitude des thrillers psychologiques , mes goûts allant plutôt vers le sanguinaire mais j'avoue avoir bien aimé cette lecture.

Note : 13/20

mercredi 16 septembre 2015

L'orfèvre de Mark Allen Smith

Geiger était le meilleur. Professionnel des interrogatoires, il savait obtenir les renseignements dont ses clients avaient besoin sans jamais faire couler le sang. Jusqu'à ce qu'on lui demande d'interroger un jeune garçon. Son refus a tout fait basculer. Désormais Geiger a disparu, présumé mort, noyé. Son corps n'a jamais été retrouvé. Dalton, autre professionnel de la torture, est à sa recherche, obsédé par l'idée de se venger de son rival, ainsi que Zanni Soames, une dangereuse agente du FBI déterminée à retrouver sa trace la première. 
De rebondissements en coups de théâtre, le nouveau roman de Mark Allen Smith entraîne le lecteur de New York à Paris puis de Paris en Provence sur les traces d'un héros trouble en quête de rédemption. Dérangeant, envoûtant, fascinant, L'Orfèvre renouvelle le genre du thriller psychologique.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Thriller. La torture du point de vue de celui qui la pratique. Qui se mesure à un confrère psychopathe...DUR.

Note 14/20

jeudi 29 janvier 2015

Un vent de cendres de Sandrine Colette

Malo a un mauvais pressentiment. Depuis leur arrivée au domaine de Vaux pour faire les vendanges, Octave, le maître des lieux, regarde sa sœur Camille d'un œil insistant. Le jeune homme voudrait quitter l'endroit au plus vite. Camille trouve ses inquiétudes ridicules, mais l'étrange fascination d'Octave met son frère mal à l'aise. Camille, elle, oscille entre attirance et répulsion envers cet homme au visage lacéré par une vieille blessure. Ils se disputent et, le troisième jour, Malo n’est plus là. Alors que personne ne semble s'en soucier, Camille sent aussitôt qu’il s’est passé quelque chose. Leur reste-t-il une chance de sortir vivants de ce lieu ou le piège est-il déjà refermé ?

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :


Octave, Andreas et Laure rentrent d'un mariage. L'ambiance festive est rapidement gâchée par un terrible accident de la route. Laure est décapitée, Andreas est dans le coma et Octave, le seul à s'en sortir "à peu près bien".
10 ans plus tard, on retrouve ces 2 deux personnages devenus asociaux, à moitié cinglés, évoluant dans leur maison au milieu des vignes de champagne. Ce sont les vendanges et parmi les vendangeurs, se trouvent Camille et son frère Malo, Oui mais voilà... Camille rappelle à Octave la femme d'Andreas.
Un thriller psychologique entre journée ensoleillée où les équipes de vendangeurs courbent le dos et manient les sécateurs et soirées angoissantes où la tension se révèle dès la tombée du jour.
Malgré l’atmosphère inquiétante de l’ensemble, on sent que quelque chose ne tourne pas rond. Oui, bon ! Un air de déjà vu. On devine très vite la fin.

Se lit rapidement (250 pages), mais pas vraiment de suspense. Par contre, ça picole quand même pas mal. Tien, ça me fait penser que c’est l’heure de l’apéro…

Note : 12/20

jeudi 15 janvier 2015

Captives de Cody McFayden

C'est une belle journée ensoleillée en Californie. Smoky Barrett, agent spécial du FBI, et l'ensemble des membres de son équipe, assistent au mariage d'une de leurs plus proches collègues, Callie. Au beau milieu de la cérémonie, une housse mortuaire est jetée d'une voiture sur le parking d'en face. A l'intérieur : une femme encore vivante, le crâne rasé, décharnée, les yeux emplis de terreur, incapable de communiquer. 
Qui est-elle ? Et pourquoi l'avoir relâchée devant cet aréopage d'enquêteurs. S'agit-il d'une simple coïncidence, d'une provocation, d'un message ? Ou serait-ce le début d'un jeu de piste infernal ? On découvre peu à peu d'autres victimes, avec le même profil. Toutes ont été portées disparues depuis de nombreuses années. Smoky et son équipe vont alors devoir traquer le psychopathe le plus dérangeant, le plus intelligent aussi, auquel ils aient jamais eu affaire. 
Froid, calculateur, et d'une cruauté sans limite, il ne tue pas ses victimes, mais les séquestre durant sept ans, attachées, privées de lumière, et torturées avec persévérance. Pourquoi agit-il ainsi et à quoi lui sert de semer autant d'indices ? Smoky Barrett, psychologue émérite, est la seule à pouvoir décrypter les motivations cachées de ce kidnappeur atypique. Mais elle sait aussi d'expérience que plus elle se rapproche de lui, plus elle perce les secrets de son psychisme dérangé, plus elle se met en danger. 
Et si ce criminel cherchait justement à l'attirer ? Avec ce nouveau roman, plus sombre que jamais, Cody McFadyen nous plonge dans les tréfonds de l'âme humaine, face à l'expression du mal triomphant. Un thriller à couper le souffle avec un dénouement des plus inattendus.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigitte M.) :

Enquête classique avec quelques longueurs parfois. L'agent Smoky et ses proches sont encore une fois en danger, ils ont déjà subi beaucoup de choses par le passé et ça devient un peu gros. 
Je reste un peu sur ma faim avec ce livre car il se lit bien mais...

Note : 12/20

mercredi 24 septembre 2014

Souviens-toi de demain de Vanessa Caffin

Victime d’une agression, Charlie Longe se réveille à l’hôpital totalement amnésique. Non seulement elle a tout oublié de son passé, mais elle est incapable d’enregistrer de nouveaux souvenirs. Pour ne pas perdre le fil des événements, elle tient un journal. Sur la première page figurent quelques lignes pour le moins troublantes : « Je vais mourir. Retrouver mon mari, retrouver Adam », ainsi qu’un numéro de téléphone portable. Est-elle menacée ? Qu’est-il arrivé à Adam ? Pourquoi ne lui répond-on jamais lorsqu’elle appelle à ce numéro ? Déterminée à reconstruire le puzzle de sa vie, la jeune femme part en quête de la vérité, avec ses notes comme seule boussole ainsi que le badge d’une agence de publicité où elle semblait travailler avant son accident. Mais tout sonne faux et la voilà saisie d’une affolante paranoïa, d’autant plus que son entourage paraît s’acharner à brouiller les pistes. Charlie le sait, elle ne peut se fier à personne, ni même à sa mémoire...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Invraisemblable. Une magnifique perte de temps...

Note : 7/20

mardi 23 septembre 2014

L'inconnue du bar de Jonathan Kellerman

Le psychologue Alex Delaware et sa compagne Robin prennent un verre au bar du Fauborg Hotel à Los Angeles. Une ravissante jeune femme vêtue de blanc attire leur attention : elle boit martini sur martini tout en consultant fébrilement sa montre. Deux jours plus tard, Alex rejoint Milo Sturgis sur les lieux d'un crime brutal et constate avec horreur que la victime défigurée n'est autre que l'énigmatique beauté aperçue au Fauborg. L'enquête des deux compères les mène à une agence d'escort girls d'un style particulier, qui permet à des "petites chéries" de rencontrer des "papas gâteaux" sur un site lnternet. L'inconnue y figurait sous le nom de Mystery. Tout un programme...

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Michel W.) :

Un duo entre un médecin/psychologue (Alex Delaware) et un lieutenant de police ( Milo Sturgis) au passé pas clair mais que sa hiérarchie laisse tranquille. (Il faut avoir lu les ouvrages précédents pour tout comprendre; il y en a 26 !!! Il en est de même pour certains personnages transversaux; cela gâche un peu la lecture; il vaut mieux commencer par le début.)
Tout se passe à Los Angeles. Une jeune femme est retrouvée assassinée de manière horrible alors qu'Alex l'avait croisée dans un bar chic deux jours avant. Une agence d'escort-girls, un "papy-gateau" friand de chair fraîche, deux jumeaux pas clairs ; des riches (pas de pauvres) et un décor d'ensemble baignant sous les dollars...
Des suspects, un autre cadavre, des personnages qui sortent par magie d'un chapeau pour rallonger un peu la sauce, des théories, mais un ensemble qui se lit sans grand enthousiasme. Une fin car il en faut une, un peu limite, le tout bâclé dans les dernières pages.
Une déception, les titres précédents sont sûrement meilleurs !!!

Note 10/20

samedi 13 septembre 2014

Créole Belle de James Lee Burke

Dave Robicheaux se remet de ses blessures dans une unité de soins de La Nouvelle-Orléans, où il reçoit la visite d'une jeune femme, Tee Jolie Melton. Cette dernière lui laisse, sur un iPod, le blues "My Creole Belle". Une chanson qui finit par l'obséder. Mais dans cette atmosphère languissante baignée de morphine, et avec tous les démons qui plus que jamais l'accompagnent, Dave nourrit des doutes : sa rencontre avec Tee Jolie est-elle bien réelle ou l'a-t-il rêvée ? Car Dave découvre que la jeune femme est censée avoir disparu depuis des mois. Aussi, lorsque la sœur de Tee Jolie, Blue, est retrouvée morte, Dave décide de partir à sa recherche. Une enquête éprouvante, au point que son vieil ami Clete Purcel, lui-même à la limite de la rupture, se met à craindre pour sa santé mentale.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigitte M.) :

Dave Robicheaux, policier de la Nouvelle-Orléan, blessé lors de sa précédente aventure, reçoit, dans les brumes de la morphine, la visite d'une jolie créole, Tee Jolie, qui lui dit être en danger et lui laisse un lecteur MP3. Réalité ou illusion ? Car Tee Jolie et sa sœur ont disparu depuis quelques temps. Quand on retrouve le corps de sa sœur, Dave et son ami Clete, harcelé par un mystérieux ennemi, se mettent à enquêter... Une enquête compliquée par la réapparition d'une fille illégitime de Clete, qui pourrait bien exercer la profession de tueur à gage. 
Comme de coutume, Robicheaux et son acolyte Clete Purcel vont mettre la mains dans un panier de crabes au fond duquel ils vont croiser quelques voyous à la petite semaine mais aussi et surtout de riches familles louisianaises corrompues et déviantes bien décidées à défendre leurs gains malhonnêtement accumulés dans le plus grand mépris de leur prochain, en particulier s'il est plus pauvre et moins puissant qu'eux.
Roman sur le bien et le mal et sur le poids des péchés des pères, intrigue un peu compliquée et pas toujours crédible mais la beauté de l'écriture nous fait oublier le reste.
Belle description de la Louisiane.

Note : 13/20

mardi 19 novembre 2013

Incurables de Lars Kepler

Une jeune fille est assassinée dans la chambre d'isolement d'un centre de réhabilitation psychiatrique. Elle porte les traces de violents coups à la tête. Son corps est étendu sur le lit, les mains posées sur le visage, comme si elle jouait à cache-cache avec son meurtrier. Dans la grange voisine, on retrouve le cadavre de l'infirmière de garde cette nuit-là. Elle a été tuée à coups de marteau. Visé par une enquête interne, l'inspecteur Joona Linna est dépêché sur les lieux, mais en qualité de simple observateur. Il découvre rapidement que l'une des pensionnaires, Vicky Bennet, manque à l'appel. Sous son lit on retrouve des draps ensanglantés, et sous l'oreiller un marteau maculé de sang. Peu après, on signale le vol d'une voiture à bord de laquelle se trouvait un enfant de quatre ans. Les descriptions confuses fournies par la mère désemparée correspondent au signalement de Vicky. C'est le début d'une course contre la montre pour Joona Linna. En fouillant le passé troublé de la jeune fille, il fait d'inquiétantes découvertes. Qui est vraiment Vicky Bennet ? De quoi est-elle capable ? Et qui est cette médium qui ne cesse d'appeler la police, prétendant être entrée en contact avec l'esprit de la jeune fille morte ? Avec Incurables, Lars Kepler continue de sonder le tréfonds du psychisme humain. Une nouvelle fois, il signe un polar effréné aussi imprévisible que son héros. Un thriller impossible à lâcher.
Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :
Toujours le même inspecteur Joona Linna avec ses fantômes et ses casseroles au fil des romans du couple d'écrivains œuvrant sous le pseudonyme de Lars Kepler.
On en apprend un peu plus sur Joona et comme c'est devenu une habitude chez certains auteurs, on en saura plus dans le roman suivant ; il ne faudrait pas épuiser le filon...
Une histoire sombre, mieux ficelée que dans le roman précédent, sans trop de longueurs inutiles. L'écriture est tout juste correcte, sans plus, pour ne pas le classer dans les polars de hall de gare ; mais il est vrai que c'est une traduction.
Pourquoi après plus de 400 pages, précipiter la conclusion en 10 ou 20 pages ? On dirait que les auteurs n'arrivent pas à s'en sortir si ce n'est en expédiant la fin. C'est du travail bâclé.
Et puis après cette fin décevante, encore une petite couche sur les casseroles de Jonna pour introduire le roman qui suivra.
Note : 12/20