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mercredi 2 novembre 2016

Le livre des feux de Paul Doherty

Dans l'Angleterre tourmentée du XIVe siècle, le Régent de Londres charge le coroner John Cranston et frère Athelstan de mettre un terme aux massacres perpétrés par un mystérieux incendiaire Février, 1381. Un tueur impitoyable connu sous le nom Ignifer - le pyromane - hante Londres, apportant la mort et la destruction dans son sillage. Il semble cibler toutes les personnes impliquées dans le récent procès et la condamnation de la belle Lady Isolda Beaumont, brûlée sur le bûcher pour l'assassinat de son mari. 
Comme le regretté Sir Walter Beaumont était un ami proche du Régent, Jean de Gaunt ordonne à Sir John Cranston et frère Athelstan d'enquêter. Le mort était en sa possession d'une copie du Livre des feux, contenant la formule secrète d'une arme dévastatrice, le Feu grecque. Le manuscrit a disparu depuis, et Gaunt craint qu'il ne tombe entre les mains des Hommes Intègres, une confrérie occupée à mener la Grande Révolte.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :


Cette histoire se déroule à Londres au XIVième siècle. Des meurtres sont commis , ils se succèdent : Les personnes sont brûlées vives. Toutes en fait ont participé au jugement d’une femme Isolda Beaumont qui a été brûlée vive aussi. L’auteur y décrit avec force de détails les rues , les mendiants ,les personnages , toute la misère de Londres.
On y perd d’ailleurs le fil de l’histoire et l’enquête menée par frère Athelstan et le coroner John Cranston. J’ai eu du mal à accrocher et terminer.
Note : 12/20

Le cri de Nicolas Beuglet

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l'aube d'une nuit glaciale, le corps d'un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…  Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l'hôpital semble si peu à l'aise avec l'identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?  Pour Sarah, c'est le début d'une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l'île de l'Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.  Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d'un journaliste d'investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l'une des questions qui hante chacun d'entre nous : la vie après la mort…  Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :


 Livre passionnant avec une alternance de temps très fort et de plus faibles.

Le style : Il est très enlevé et écrit dans un très bon français. Il mélange avec adresse la grande histoire du livre avec la petite histoire personnelle de l’inspectrice. L’auteur maintient toujours le lecteur dans l’envie d’être déjà au chapitre suivant.

Personnages et lieux : Le personnage principal est une inspectrice Norvégienne surdouée dans le travail mais dépressive dans sa vie privée. Elle est aidée et aide un journaliste d’investigation. Il y a aussi une ancienne victime qui par un horrible chantage pousse les deux héros à réussir absolument leur mission. Le dernier personnage important est un milliardaire Américain à l’origine de tout cela. Tout ceci part de Norvège puis en France, l’ile de l’Ascension pour finir au Etats-Unis d’Amériques.

L’intrigue : Suite à une mort semblant naturelle au départ mais s’avérant être un meurtre, par peur, l’inspectrice Geringen découvre que cela faisait partie d’expérience mise au point pendant la guerre froide. 
L’enquête l’amène en France où vie une ancienne victime qui pour connaître la vérité fait chanter le journaliste en enlevant son fils adoptif. La C.I.A. en est à l’origine mais arrête tout lorsque l’expérience est divulguée publiquement. Il s’avère que les deux initiateurs de l’expérience sont le père du journaliste et le grand père de l’enfant, pour le coté scientifique, et un milliardaire Américain qui veut prouver que l’âme est immortelle, pour le financement (ceci pour prouver que Dieux existe). Ceux-ci continu donc pour leur compte. Après différentes péripéties l’inspectrice découvre la vérité et sauve l’enfant. De son coté le milliardaire découvre lui que l’âme survie à la mort. Mais cela quelque soit sa vie sur terre, donc que Dieux n’y est pour rien, aussi se fait-il sauter avec sa découverte pour que la religion soit toujours un rempart contre le mal.

Conclusion : Livre passionnant même si les personnages sont des surhommes. On ne s’ennui jamais en étant toujours pressé de connaître la suite. De plus écrit dans un excellant Français.

Note : 15/20

Avis d'un membre du club Rouletabille (Valerie L.) :


2ème roman de cet auteur français, scénariste et directeur artistique de la chaîne de TV M6
Dans un hôpital psychiatrique en Norvège, un patient sans nom, portant tatoué sur le front le numéro 488, est retrouvé mort, son visage exprimant une peur profonde (qui n’est pas sans rappeler le cri de Munch). Il s’agirait d’un suicide, mais plusieurs détails chiffonnent l’enquêtrice Sarah Geringën et le médecin légiste. Pourquoi l’équipe soignante de cet hôpital a-t-elle maquillé ce meurtre en suicide ? Elle va remonter les différentes pistes et poursuivre une enquête qui va la mener à Paris, sur L’ïle de l’Ascension, dans les mines du Minnesota, pour finir à Nice.
Nicolas BEUGLET s’inspire d’expériences menées par la CIA dans les années 50 dans le cadre du projet MK-Ultra pour construire l’intrigue. C’est un thriller haletant et plein de rebondissements.
Ma seule réserve quant à ce roman, qui commence pourtant très très bien, est l’accélération du rythme au tiers du livre. C’est à mon goût un peu trop frénétique, trop de révélations, beaucoup trop de courses poursuites qui font penser aux films d’action grands publics américains, dont je ne suis pas spécialement fan ou alors petite dose.

samedi 1 octobre 2016

C'est la rentrée

Salut les campeurs et haut les cœurs !
C'est la rentrée, et le club Rouletabille est de retour !

Voici les dates des rencontres Rouletabille  pour l'année scolaire 2016-2017:

-Samedi 01 Octobre 16h à la Médiathèque Condorcet : 
-Rentrée du club avec un nouvel office. Focus sur les auteurs irlandais.

-Samedi 15 Octobre 14h-18h à la Ludo-Bibliothèque Emile-Bayard :
Bazar Polar, échange de livres sans achat : un roman contre un roman. 


Les autres séances auront lieu à la Ludo-Bibliothèque Emile-Bayard à partir de 20h30:
-Vendredi 25 Novembre, 6 Janvier, 31 Mars et 5 Mai.

-Samedi 24 Juin à la Ludo-Bibliothèque Emile-Bayard : dernière rencontre de l'année. 
14h-18h : Bazar Polar
A partir de 19h : apéro polar. 


Mais ce n'est pas tout  !

Samedi 28 Janvier à partir de 20h à la Ludo-Bibliothèque Emile-Bayard : 
Murder Party "Hamlet in Love" (pour adultes et ados accompagnés).

Samedi 1er octobre, 26 Novembre et 25 Mars à partir de 20h à la Ludo-Bibliothèque Emile-Bayard :
Petit Meurtre Entre Amis : "Meurtre au soleil" une enquête où vous êtes à la fois fois suspect et enquêteur (pour 8 personnes, uniquement sur inscription).

Samedi 13 Mai dans un lieu encore à déterminer :
"L'étrange cas du professeur escamoté" jeu d'enquête pour les jeunes détectives dans l'univers de Sherlock Holmes (enfants de plus de 8 ans). 




vendredi 9 septembre 2016

De si vieux ennemis de Alain Van der Eecken

Premier roman châtié, fantasque, hilarant, «De si vieux ennemis» nous emporte dans une course-poursuite sur les traces de la belle Palmyre, fille naturelle d'un ancien de la Cagoule ayant échappé à l'épuration, dont la soudaine disparition précipite une ribambelle de personnages dans la géographie feutrée d'une bourgeoisie infestée de cagoulards entre France, Grande-Bretagne, Suisse et Liechtenstein, jusqu'à Épineuil-le-Fleuriel, patrie d'Alain-Fournier.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Claire L.) :


Langage très fleuri, ce qui change de l'ordinaire. L'intrigue policière est liée à des faits qui datent de la deuxième guerre mondiale et juste après. J'ai bien apprécié ayant appris en lisant des choses sur cette période.
J'ai bien aimé.

Note : 12/20

Une ville en mai de Patrick Raynal

Mai 1968. Frédéric est de retour à Nice après dix ans d'Afrique. Son ex-femme l'a appelé au secours : depuis trois mois, leur fille Sophie n'a plus donné de nouvelles. La révolte n'épargne pas Nice et ses facs. Inquiet, Frédéric contacte le commissaire Pancrazi, ancien RG. Le policier lui révèle les activités militantes de Sophie au sein de l'Union de la jeunesse marxiste-léniniste. A la recherche des proches de sa fille, Frédéric recompose peu à peu sa vie d'étudiante. 
Et découvre ses ambiguïtés et ses zones d'ombre... Au même moment, le cadavre d'un prof de la faculté de lettres, sympathisant d'extrême droite, est découvert sur une plage... L'enquête de police et la quête du père vont évoluer jusqu'à se croiser. Etudiant à Nice en Mai 68, Patrick Raynal mêle fiction et faits réels en un polar plus vrai que nature.


avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

On accompagne un ancien soixante-huitard à Nice à la recherche de sa fille disparue. Frédéric revient d'Afrique et découvre sa ville après 10 ans d’absence. On le suit dans une enquête sur la personnalité de sa fille et ses relations. 
Un roman inquiétant et réaliste, sur les "grands" qui conduisent les "affaires". 

Note : 16/20

Le plasticien de Michel Dresch

Alexandre Kovacs, sculpteur et plasticien, est retrouvé mort dans son atelier de la rue Neuve Tolbiac. La scène du crime et différents indices pourraient faire croire à une dispute entre artistes qui aurait mal tourné. Mais très vite la réalité apparait plus complexe, tout comme la vie de Kovacs ponctuée de succès et d'échecs retentissants. Dans cette vie il y a aussi des trous noirs, des passages à vide que Johanna, sa maîtresse, a bien du mal à expliquer. 
Dans sa recherche de la vérité la police se trouve confrontée aux ingrédients qui font de l'art contemporain une matière explosive:une tension créative poussée au maximum et constamment au bord de la rupture, l'attrait de gains faramineux, les faux semblants, la vanité sont présents tout au long de ce récit.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Claire L.) :


L'intrigue se passe dans le monde de l'Art, intrigue bien ficelée.
J'ai bien aimé.

Note : 14/20

Meurtres à Willow Pond de Ned Crabb

Sur les rives d'un petit lac du Maine, Alicia et Six Godwin coulent une existence paisible, entre la librairie qu'ils ont créée et leur passion commune pour la pêche. Jusqu'au jour où ils décident de passer le week-end dans le luxueux lodge que leur richissime cousine, Iphigene Seldon, dirige d'une main de fer. Agée de 77 ans et dotée d'un caractère bien trempé, la vieille femme a justement convoqué ce même week-end ses nombreux héritiers pour leur annoncer qu'elle modifie son testament. 
Au lodge, l'atmosphère devient électrique. Et tandis qu'un orage d'une extrême violence se prépare, tous les membres de la famille se laissent envahir par des envies de meurtre. Débordant d'un humour féroce, Meurtres à Willow Pond combine intrigue sans failles et rythme haletant. Ned Crabb mène le lecteur en bateau jusqu'à la dernière page, à la manière d'une Agatha Christie qui aurait appris à pêcher à la mouche, un verre de bourbon à portée de main.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Un vari Cluedo à la Agatha Chrisite. On reste dans l'état du Maine. 
Un lodge au bord d'un lac, de grands espaces et la faune qui va avec...
Une famille qui offre aux clients amateurs de pêche un lieu unique de séjour luxueux en pleine nature.
Seulement voilà. Tout le monde qui gravite autour de la vielle Iphigène Seldon veut sa mort. C'est une vieille carne que tout le monde déteste et la famille qui va avec : les neveux et nièces, les (ex)conjoints, les cousins,... Mais aussi les clients, e personnel et les flics qui la verrait bien entre quatre planches...
D'autant plus qu'elle convoque la famille ce week-end pour annoncer qu'elle veut modifier son testament. 
Il est rare que tous les personnages d'un roman soient antipathiques et déplaisants, si on exclut le couple de professeurs, hors du temps, enquêteurs philosophes, les seules personnes dénuées de tout intérêt. Et chacun a quelque chose à se reprocher, mais en plus ils sont odieux et pourtant ils aiment tous la pêche, à en mourir. 
Ce livre se lit avec le sourire même si il y a des morts, des pas gentils, des faux-culs, des très méchants, des malheureux, des accros à des des substances pas bonnes pour la santé...
Plutôt roman à énigme au début, ce roman évolue peu à peu vers le thriller, l'action. Plus rien de feutré dans la fin de l'aventure. 

Note : 15/20