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mercredi 25 mai 2016

Ubac d'Elisa Vix

Cette saison-là, les loups sont revenus dans la vallée. Et Nadia est arrivée. Nadia dont Estelle n'avait jamais entendu parler. La soeur jumelle de son mari pourtant. Après quatre années passées à New York, elle s'est installée dans le chalet de l'ubac, chez les jeunes époux. Là où ils ont fait leur nid voici quelques mois à peine, juste après leur mariage. Mais avec la présence de Nadia, quelque chose a changé. 
Estelle a commencé à avoir peur. Peur pour son bébé. Sa petite Lilas si fragile. Si essentielle. Avec un art consommé du suspense, Elisa Vix signe un texte glaçant dans le décor impérieux des Alpes hivernales. Le temps d'une saison de neige, tout peut basculer, dans plus d'une vie.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Pour qui aime le polar psychologique, ça reste "light" comparé à d'autres. 
Lecture fluide.

Note : 13/20

mardi 24 mai 2016

Une proie trop facile de Yishaï Sarid

Appelé à effectuer sa période de réserve dans l’armée, un avocat d’une trentaine d’années se voit confier une curieuse mission : une jeune soldate religieuse pratiquante a déposé une plainte pour viol contre un brillant officier aux états de service irréprochables. L’avocat commence à enquêter, aidé d’un collègue de bureau. Il quitte Tel-Aviv, son bruit et ses gratte-ciels, pour rendre visite aux parents de la soldate, dans une petite ville pauvre du Sud d’Israël. 
Il se rend ensuite dans l’unité de l’officier, un bunker basé à la frontière du Liban. A mesure qu’il avance dans son enquête, la réalité se dérobe sous le masque des apparences. Qui est cet officier pur et dur, patriote, militariste, perfectionniste ? Et qui est cette adolescente d’une ville du Sud, qui se veut religieuse et intouchable ? A travers ces deux figures ambiguës, Yishaï Sarid dresse le portrait nuancé et complexe d’un Israël brutal et insaisissable. 


Avis d'un membre du club Rouletabille ( Laurence G.) :

Une proie trop facile : une enquête très sociologique

Almog jeune fille d'une petite ville d'Israel accuse Erez , brillant militaire, de viol. Un avocat menant une vie trop honnête est rappelé dans le cadre de son statut de réserviste pour mener l'enquête avant dépôt du dossier au tribunal.
Les personnalités sont complexes : Almog mal dans sa peau avec une famille envahissante sensible au qu'en dira t-on... Erez semble plutôt froid , sûr de lui , charismatique. Mais qui sont réellement ces deux personnes ? Qui ment ?
Dans ce livre , on plonge dans l'Israël contemporain avec ses contrastes , sa violence latente , ses habitants en guerre perpétuelle. C'est davantage un portrait de la société israelienne qu'un polar où finalement l'intrigue passe presque au second plan.

J'ai vraiment bien aimé ce livre car il est dynamique , il dépeint une société que je connais très peu ou seulement au travers de faits d'actualité.


Note : 15/20

Mala vida de Marc Fernandez

De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco, dans un pays à la mémoire courte. Au milieu de ce renversement, une série de meurtre est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Les victimes : un homme politique, un notaire, un médecin, un banquier et une religieuse. 
Rien se semble apparemment relier ces crimes ... Sur fond de crise économique, mais aussi de retour à un certain ordre moral, un journaliste radio spécialisé en affaires criminelles, Diego Martin, tente de garder la tête hors de l'eau malgré la purge médiatique. Lorsqu'il s'intéresse au premier meurtre, il ne se doute pas que son enquête va le mener bien plus loins qu'un simple fait divers, au plus près d'un scandale national qui perdure depuis des années, celui dit des "bébés volés" de la dictature franquiste.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Des nos jours en Espagne. Le pays a basculé du côté de la droite dure. Celle de Franco. Il s’en suit une purge médiatique à laquelle échappe un journaliste à chroniqueur radio engagé. 
Conscient qu'il sert de "bonne conscience" au parti au pouvoir, il est néanmoins cantonné à une émission hebdomadaire en soirée dans laquelle il ne se prive pas de dénoncer les incohérences du pouvoir en matière de justice. La création de l'ANEV (association nationale des enfants volés) par une avocate française lui apparaît comme une bombe sur laquelle il compte bien s'appuyer pour faire monter l'audience de son programme. 
L'auteur nous offre un roman noir d'actualité et bien documenté. À partir des années 40, sous Franco, 300000 bébés auraient été enlevés à leurs parents au seul prétexte que ceux-ci s'étaient opposés au régime ou alors étaient trop à gauche. Un roman très noir dans lequel d’anciennes personnalités qui ont participé à ce trafic sont assassinées par une jolie blonde intelligente, la première dès le soir du résultat des élections. Se lit très vite d’autant plus que l’on n’est pas submergé pas le nombre de personnages.

Note : 14/20 

Méthode 15-33 de Shannon Kirk

Imaginez une jeune fille de seize ans, enceinte et vulnérable, que l'on jette dans une camionnette crasseuse. Vous la croyez terrifiée ? Bien au contraire, elle n'est pas comme les autres, elle ne ressent aucune empathie. Un handicap qui va devenir une force redoutable : méthodique et calculatrice, elle met au point un plan d'évasion où rien n'est laissé au hasard. Dès les premières minutes de son enlèvement, elle se focalise avec calme et détermination sur deux choses : sauver l'enfant qu'elle porte et se venger. 
Sa volonté de fer et son ingéniosité seront ses meilleures armes contre la perversité de ses oppresseurs, et il ne lui restera alors plus qu'à attendre le moment idéal pour lancer son attaque.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Claire L.) :


Le début est prometeur, mais l'histoire tombe vite dans du recit pour ados à mon sentiment. Dommage que l'histoire n'ait pas été traitée de façon plus "adulte".
Il y a de bonnes idées notamment sur le profil psychologique du personnage principal.

Note : 12/20

Moriarty de Kim Newman

Imaginez les jumeaux maléfiques de Sherlock Holmes et du docteur Watson, et vous obtiendrez le redoutable duo formé par le professeur James Moriarty, serpent rusé d'une intelligence remarquable aussi cruel qu'imprévisible, et le colonel Moran, violent, libertin et politiquement incorrect. Ensemble, ils règnent sur Londres en maîtres du crime, tenant dans leur poing police et hors-la-loi. Quelle que soit leur mission, du meurtre au cambriolage de haut vol, Moriarty et Moran accueillent un flot de visiteurs malfaisants : membres du Si-Fan assoiffés de sang, Vampires de Paris, et même une certaine Irène Adler...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Londres et ailleurs… 
Mauvaise pioche pour un polar. Malgré une couverture superbe, tranche argentée, on s’attend à quelque chose du genre Sherlock revisitant l’univers de Conan Doyle à la sauce Benedict Cumberbatch/Martin Freeman. Raté ! C’est un roman fantastique, surnaturel, de fiction dans lequel je ne m’y retrouve pas et lâche l’affaire au bout de 60 pages. 
De plus, le récit est truffé de références et de renvois pour la plupart incompréhensibles pour moi qui ne maîtrise pas les personnages et faits évoqués. On y retrouve entre autres des personnages comme Lupin, le docteur Mabuse, Dracula et pourquoi pas d’autres…Des personnages pour le peu que j’ai lu qui tombent comme un cheveu sur la soupe. J’ai même rencontré une amatrice de Zeppelin ; pas le groupe ! Les dirigeables… et la banque Box Brothers : la banque des criminels… Malgré un découpage en chapitres évocateurs à la Conan Doyle, Je n’y comprends rien du tout, et je suis certain de ne pas être le seul. Tout ça est réservé aux adeptes de Fantasy qui pourraient s’y retrouver moyennant certaines références aux écrits de ce genre. Il faut vivre dans ce monde… Ce n’est pas le mien. N’a peut-être pas sa place dans le fond Rouletabille.

Innottable 
Sinon : 2/20 (pour la couverture)

Indésirable de Yrsa Sigurdardottir

Employé d'un obscur bureau gouvernemental islandais, Odinn est chargé d'enquêter sur Krôkur, un foyer éducatif réservé aux adolescents à problèmes dans les années 1970. L'établissement est fermé depuis longtemps, mais des abus mis au jour dans d'autres centres incitent l'Etat à passer ces foyers au peigne fin pour éviter tout nouveau scandale. Une chape de silence semble peser sur Krôkur, mais peu à peu Minn découvre que de sombres secrets entourent les anciens pensionnaires. 
A l'époque, deux jeunes garçons y avaient mystérieusement trouvé la mort, asphyxiés dans une voiture. Et personne ne sait vraiment ce qui est arrivé au bébé du couple qui gérait le foyer, disparu le jour de sa naissance, et dont le destin macabre semble encore hanter les lieux. A mesure qu'il creuse l'affaire, Odinn se met à entendre des voix, comme si les fantômes du passé, réveillés contre leur gré, s'insinuaient dans sa propre vie. 
La bouche d'ombre susurre à son oreille, et lentement tout bascule. Le doute, frère du malaise, rogne peu à peu les fragiles certitudes de son existence : la mort récente de son ex-femme était-elle vraiment un accident ? Et qu'a vraiment vu sa fille de onze ans ce jour-là ? 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Claire L.) :


Il y a deux intrigues, une dans le passé et l'autre dans le présent. L'intrigue du passé finie par donner des éléments sur les personnages du présent.
La chute est inattendue et très interessante.
J'ai beaucoup aimé.

Note : 18/20

mardi 17 mai 2016

Mort d'un faussaire de Conor Fitzgerald

Henry Treacy, Irlandais ivrogne et peintre faussaire de talent, est découvert mort dans le quartier romain de Trastevere. Peut-être a-t-il fait une chute, mais peut-être aussi n'est-il que la dernière victime d'un mystérieux agresseur d'étrangers qui sévit dans les environs. Alec Blume et sa collègue Caterina Mattiola découvrent bientôt que Treacy possédait chez lui plusieurs toiles de maître. Des faux, bien sûr, ce qui pourrait le lier à la pègre. 
Farinelli, colonel des carabiniers obèse et spécialiste de la fraude aux oeuvres d'art, veut pour sa part mettre la main sur de mystérieux cahiers que Treacy aurait laissés, dans lesquels il retrace son expérience de faussaire, livre tous les codes, trucs et astuces du marché de l'art – surtout souterrain –, et explique comment lui et Farinelli ont escroqué la Mafia. Mais ces cahiers cachent un autre secret, bien plus important pour la grande Histoire de l'art...


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

La mort apparemment accidentelle d'un vieil ivrogne d'origine irlandaise amène le commissaire Blume, un Américain qui vit à Rome, et sa collègue Caterina à se plonger dans l'univers fascinant des artistes faussaires. 
Ce vieil homme, peintre de talent et fabuleux faussaire arrivant à créer des toiles imaginaires de grands peintres a-t-il été la victime de la mafia escroqué avec de fausses toiles, d’un colonel carabinier crapuleux spécialiste de la fraude aux œuvres d’art, du mystérieux agresseur de touristes étrangers ?
Tout le monde est à la recherche des cahiers de cet artiste dérobés qui renferment un secret bien plus important pour l’histoire de l’art pour peu que l’on sache les décrypter. On y apprend les techniques les plus mystérieuses du faussaire pour arrivent à créer des toiles d’époque authentiques semant les troubles chez les experts. Certains grands peintres contemporains ne lui auraient-ils pas commandé des toiles sur lesquelles ils n’auraient plus qu’à poser leur signature… 

Note : 14/20