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mercredi 24 février 2016

Nous sommes là de Michael Marshall

Lorsque David bouscule un inconnu à New York, ce qu'il entend va changer sa vie pour toujours : Souviens-toi de moi. A présent, des phénomènes étranges ne cessent de se produire, et David ne parvient pas à se départir de l'impression que quelqu'un l'observe. Puis John et sa compagne Kristina viennent en aide à une amie se sentant suivie en permanence. En creusant un peu, ils déterrent quelque chose d'inimaginable. 
Il existe des êtres cachés dans l'ombre, qui observent, attendent. Prêts à sortir...


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :

Le début est intriguant et l'on rentre vite dans l'histoire.
« Nous sommes là » présente deux couples, deux histoires différentes.
Il y a d'abord David et Dawn. David va un jour se faire heurter par un homme, puis va être la victime de réminiscences étranges.
Il y a aussi, John et Kristina, qui vont venir en aide à une de leurs amies Catherine, qui se sent surveiller par intermittence depuis des années... mais chez qui dernièrement cette sensation a pris une ampleur jamais ressentie auparavant.
Ces deux événements distincts vont amener un bouleversement total dans la vie de ces quatre personnes, les faisant basculer dans un univers qu'ils n'imaginaient même pas, peuplé d'ombres et de personnes qu'ils n'avaient jamais remarqués avant.
Apparaissent aussi une pléthore de personnages parfois agressifs dont pour certains il est difficile parfois de savoir s’ils font partie du monde réel ou de l’imaginaire de chaque personnage.
Après avoir refermé le livre, l’impression est mitigée, car il m’a fallu un moment avant de comprendre qui étaient ces gens apparaissant spontanément mais ne pouvant être vus que par quelques initiés…
Ce sont en fait des amis d’enfance imaginaires oubliés dès l’adolescence mais qui restent à nos coté discrètement et évolue parallèlement à nous.
L’écriture est fluide , la traduction plutôt bonne, et le roman se laisse lire, sans pour autant que ce soit un coup de cœur car la dernière partie est poussive…
Bref c'est plus du fantastique que du thriller, et si vous avez parfois la désagréable sensation d’être surveillé, sachez « qu’ils sont là ».


Note : 12/20

Personne ne court plus vite qu'une balle de Michel Embarek

Pourquoi Flaco Moreno, chanteur français connu pour ses tubes à consonance hispanique et des prises de position altermondialistes, s'est-il suicidé à La Nouvelle-Orléans, où il était venu enregistrer son nouveau disque ? Les parents du défunt, persuadés que leur fils au bonnet péruvien totémique a été assassiné, chargent Victor Boudreaux, le privé migraineux aux méthodes expéditives, d'éclaircir le mystère. 
Une enquête qui le conduira dans les bayous de Louisiane, puis dans la jungle du Vietnam avant de le ramener à Saproville-sur-Mer, la ville de toutes les corruptions. Un roman policier et d'aventures musclé, picaresque et immoral. Le commerce équitable y croise le trafic de pierres précieuses, une géniale combine de blanchiment d'argent et des marchés publics véreux.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Une grande partie de l'histoire tourne autour du passé de Victor Boudreaux.
C'est un privé bourru, migraineux aux méthodes peu orthodoxes et radicales. 
On nous transporte au Vietnam, en Louisiane, pour finir à Saproville.
Lorsqu'il est sur place pour élucider un soi-disant suicide d'un chanteur au bonnet péruvien, on ne voit pas l'enquête avancer. Tout se complique, les problèmes s'accumulent.
Je n'ai pas réussi à m'intéresser, à m'impliquer, tout m'a semblé très décousu. 

Note : 4/20

Le carnaval des hyènes de Michael Mention

Carl Belmeyer est une figure emblématique du PAF. Présentateur du JT depuis plus de trente ans, il dissimule derrière son sourire une personnalité mégalomane. Manipulateur, il méprise tout le monde, à commencer par son public qui l'adore. Lorsque sa chaîne se retrouve au cœur d'un scandale sans précédent, il est envoyé en Afrique en vue de couvrir une guerre civile. Objectif : redorer l'image de la chaîne pour détourner l'attention des médias concurrents et de l'opinion publique. 
Le conflit au Libéria contraint Carl à regarder une réalité qu'il a trop souvent méprisée. Terrorisme, complot, violence... la vie de Belmeyer se joue en coulisses jusqu'au déclin.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Bernadette M.) :

Vraiment trop glauque pour moi ! Je n'ai pas pu le lire !
Vocabulaire trop cru, et l'histoire ... bof.

Note : 7/20

mardi 23 février 2016

Sans pitié ni remords de Nicolas Lebel

9 novembre, cimetière du Montparnasse. Le capitaine Mehrlicht assiste, en compagnie de son équipe, aux obsèques de son meilleur ami, Jacques Morel. Quelques heures plus tard, il se retrouve dans le bureau d'un notaire qui lui remet, comme « héritage », une enveloppe contenant un diamant brut. Il s'agit de l'un des yeux d'une statue africaine, le Gardien des Esprits, dérobée dix ans auparavant lors du déménagement du Musée des arts africains et océaniens, que Jacques avait supervisé, et recherchée depuis par la « Police de l'Art ». 
Merlicht prend un congé et son équipe se retrouve sous le commandement du capitaine Cuvier, un type imbuvable aux multiples casseroles, quand les inspecteurs Latour et Dossantos sont appelés sur la scène de l'apparent suicide d'un retraité. Quelques heures plus tard, ils assistent impuissants à la défenestration d'une femme qui, se sentant menacée, avait demandé la protection de la police. Les deux « suicidés » avaient un point commun : ils travaillaient ensemble au MAOO lors de son déménagement. 
Ces événements marquent le début de 48 heures de folie qui vont entraîner Mehrlicht et son équipe dans une course contre la montre, sur la piste de meurtriers dont la cruauté et la détermination trouvent leur origine dans leur passé de légionnaires. Une enquête sous haute tension, dans laquelle débordent la fureur et les échos des conflits qui bouleversent le monde en ce début de XXIe siècle.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Corinne R.) :

Troisième livre d'une série, ce livre s'appuie sur des événements survenus dans le premier roman, mais les références faites à celui-ci n'empêchent pas de comprendre l'histoire. 
Jacques Morel décède des suites d'une longue maladie en laissant à son collègue et ami, le capitaine Mehrlicht  un héritage,comprenant un diamant brut : œil d'une statue disparue lors de la fermeture du musée des arts africains et océaniens dix ans plus tôt.
Cet héritage est complété d'une énigme à résoudre, pour retrouver cette statue. Cette énigme est en rapport avec Baudelaire, écrivain que le défunt adorait.
Mais le temps est compté, car parallèlement une série de meurtres est perpétrée dans Paris. Toutes les victimes se connaissaient car elles travaillaient au M.A.A.O..
Cette chasse au trésor, avec la résolution de l'énigme à travers Paris donne du rythme. C'est bien mené, avec des personnages un peu caricaturaux : le bon flic, le criminel psychopathe,...

Note : 15/20

Les ombres de la famille de Hélène Amalric

Camille, après une carrière de trader rémunératrice mais guère satisfaisante sur le plan humain, a fondé avec son jeune frère Benjamin Génea Dantès, un cabinet de recherches généalogiques. Leur objectif ? Aider les autres, ceux qui viennent leur apporter des bribes de leur passé, qui veulent remonter le temps pour élucider des questions, surmonter le poids des secrets de famille... Pourtant habituée aux requêtes parfois étranges de ses clients, celle de Lucienne Lamblé, l'héritière très âgée d'une des plus grosses fortunes industrielles françaises, met la jeune femme mal à l'aise. 
Aux dires de la milliardaire, sa fille Marie-Jeanne est tombée sous la coupe d'une sorte de gourou sulfureux ... Mère et fille sont fâchées, au point que Lucienne Lamblé veut retrouver la trace d'un neveu disparu pour lui léguer une partie de sa fortune. Celui-ci, Marcel Arbogaste, a rompu tous liens avec la famille à la fin des années 60... Alors que Camille effectue une visite à Porz-Gwint, l'ancien manoir de famille près de Morlaix, Marie-Jeanne Lamblé-Thoreau est assassinée sur les lieux. 
Retrouver Marcel devient alors impératif... Cet assassinat aurait-il un rapport avec les recherches qu'entamait la généalogiste dans les archives familiales? Ici, la petite histoire des destinées familiales croise la grande Histoire, celle des secrets enfouis de la Seconde Guerre Mondiale, dont les conséquences ricochent de façon dramatique jusqu'à aujourd'hui.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.):

Camille Dantès, généalogiste de profession, commence des recherches sur une personne disparue…
Puis survient un meurtre…
A la lecture de la 4eme de couverture, j’ai eu un peu peur que ce ne soit très psychologique, et puis, même si il n’y a pas effectivement énormément d’action, j’ai retrouvé tous les bons ingrédients d’un roman d’enquête avec indices, pistes et rebondissements…
Rien ne manque.
Tout est parfaitement agencé et organisé.
Pas de temps mort, pas de clichés, pas de final en queue de poisson où on a la sensation que l’auteur était en mal d’imagination…
Bien au contraire.
Hélène Almaric maîtrise l’art de raconter une histoire et chaque chapitre nous offre son lot d’énigmes et de découvertes. Cette Camille qui devrait être enfermée dans sa tour d’ivoire à compulser de vieux papiers - ce qui dans l’imaginaire collectif, est le lot commun de tous généalogistes - nous distille ses interrogations et ses doutes sur l’Histoire… car la petite histoire des destinées familiales croise la grande Histoire, celle des secrets enfouis de la Seconde Guerre Mondiale, dont les conséquences ricochent de façon dramatique jusqu'à aujourd'hui.
En nous faisant entrer dans les secrets de la famille Lamblé-Arbogaste, l’auteure évoque le passé douloureux de la Bretagne occupée, de l’influence des autonomistes bretons et de la collaboration de certains d’entre eux avec l’occupant.
Vite lu, bien fait, à conseiller sans restriction aucune !

Note : 17/20


Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Ennuyeux et superficiel.

Note : 12/20

Les morts renaîtront un jour de Christophe Ernst

54 ans après avoir fui l'Allemagne, Käthe, d'origine juive, retourne à Berlin et tente de récupérer un immeuble familial confisqué par les nazis. Quelques jours après son arrivée, elle est retrouvée morte au pied d'un mémorial de la déportation. Sa nièce, Maja, qui ne croit pas à la thèse du suicide retenue par la police, soupçonne un vaste complot immobilier. Elle décide de mener une enquête au cours de laquelle elle va rencontrer des personnes au passé trouble ou douloureux. 

 Avis d'un membre du club Rouletabille (Corinne R.) :

Nous suivons Maja qui vient à Berlin suite à la mort de sa tante Käthe. D'origine juive, celle-ci tentait de récupérer un immeuble ayant appartenu à sa famille, confisqué par les nazis. 
Ne croyant pas à la thèse du suicide retenue par la police, Maja décide de mener son enquête.

Le livre nous décrit la montée du nazisme, la guerre et l'après-guerre avec la construction du mur de Berlin...
Mais en ce qui concerne l'intrigue policière on met un long moment à rentrer dans le sujet. Le rythme est lent, on trouve peu de plaisir à la lecture...
La dernière partie est plus intéressante, étonnante même ; mais je ne conseillerai pas ce livre.

Note : 11/20

Torpedo Juice de Tim Dorsey

Suite des aventures de Serge et Coleman, héros de Tim Dorsey. Le « Torpedo Juice », c'est un cocktail énergisant mais traître dont Coleman, le partenaire de Serge, est friand. Toujours aussi immature et porté sur les substances chimiques et alcoolisées, Coleman décide d'aller vivre dans les « Keys », ces îlots au large de la Floride. Là, commence une série de péripéties débridées ; le mariage programmé de son compère Serge et la recherche de la fiancée donnent lieu à des complications monumentales dont Tim Dorsey a le secret. 

Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Le personnage principal, Serge Storms, évolue avec son acolyte alcoolique et pas fini !!
Il a décidé de se marier dans les Keys en Floride. Plein de personnages se croisent et se retrouvent au No Name Pub, tous plus douteux les uns que les autres.
Ambiance déjantée, parfois amusante et très loufoque.

Note : 12/20