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mardi 16 novembre 2021

Méjico d'Antonio Ortuno

 

Guadalajara, 1997 : caché dans une chambre voisine, Omar est le témoin du double assassinat de sa cousine et maîtresse, Catalina, et du compagnon de cette dernière, Mariachito. Lequel des deux a appuyé le premier sur la détente ? Y avait-il une tierce personne ? Omar l'ignore. La seule chose dont il est sûr, c'est que, désormais, sa vie ne sera plus qu'une fuite en avant, pour échapper à la vengeance de Concho, l'homme de confiance de son rival. Mais où ira-t-il ? Pourquoi pas l'Espagne, pays d'origine de ses grands-parents, où il lui reste encore une cousine ?
Veracruz, 1946 : alors qu'ils se prélassent sur le sable avec leurs enfants, Yago et María, deux anarchistes espagnols en exil, voient apparaître au loin le ventre proéminent de Benjamin Lara, un ami d'enfance connu à Madrid et devenu leur pire ennemi. La famille n'a plus d'autre choix que de plier bagages et de partir le plus loin et le plus rapidement possible.
Des destinées liées par le sang, comme sont liées les destinées de l'Espagne et du Mexique, deux pays séparés par un océan mais rapprochés par tant d'autres événements : d'abord soumise au joug d'Hernan Cortés, l'ancienne colonie s'est transformée en terre d'accueil pour les réfugiés de la guerre civile espagnole.

 

Avis d'un membre du club Rouletabille (Mélanie J.) :

Trop violent à mon goût et glauque. J'ai très vite abandonné, n'appréciant pas l'écriture et le style de l'auteur. Aucune attache aux personnages. 

 

 

mardi 23 septembre 2014

L'épreuve de l'acide d'Elmer Mendoza

Le détective Edgar Mendieta,alias Zurdo, le Gaucher, songe au suicide. Quarante-trois ans, un boulot de chien, pas de femme, et une très forte tendance à l'autoflagellation. Pour couronner le tout, on le charge d'enquêter sur la mort d'une splendide strip-teaseuse, Mayra, qu'il a connue d'un peu trop près : une bombe aux yeux vairons, la seule à l'avoir traité avec indulgence, presque tendresse. Zurdo est bon pour la tournée des night-clubs, cantinas et autres arrière-cours du Mexique contemporain, au moment ou le gouvernement déclare la guerre aux narcos. Son spleen n'est pas près de s'arranger : outre les trafiquants d'armes, les faux gringos et les danseuses paniquées, Gris, son fidèle lieutenant, est en pleine crise amoureuse, son chef voudrait laisser tomber l'enquête ; lui n'arrive pas à mettre la main sur son psy et pleure son amour perdu. Pendant ce temps, la tequila coule à flots et les cadavres s'empilent. Avec son style inimitable, Mendoza nous plonge dans un Mexique baroque et délirant, où on tutoie la mort à tous les coins de rue, entre deux verres. Un polar impeccable, avec tous les ingrédients du genre, plus une bonne dose d'humour et l'argot lyrique des truands latinos.

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Maryse W., Michel W. et Gérard)

Arturo Pérez-Reverte (Le maître d'escrime, Le tableau du maître flamand,...) classe Elmer Mendoza comme un des plus grands nom de la littérature mexicaine contemporaine, "le temps le prouvera" dit-il.
Je pense que ce n'est pas pour demain. Ici, ce n'est qu'une lecture au kilomètre : pas de paragraphes ou si peu, des dialogues mêlés sans aucun repère possible et indifférencié des descriptions... des phrases à deux sous dignes d'un enfant de maternelle, de l'argot... Bref, ce ne sont pas l'argot, l'humour et l'intrigue qui vont relever le niveau. 
On y comprend rien. Aucun plaisir à lire cela. J'ai lâché l'affaire à quarante pages (sept ; sûrement le numéro du chapitre). Vous l'aurez compris, malgré des bonnes critiques commerciales, on n'aime pas du tout.

Note : 5/20