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vendredi 27 février 2015

Coup de coeur : Thierry Bourcy

A l'occasion des commémorations de la première guerre mondial, coup de projecteur sur l'auteur de roman policier Thierry Bourcy, connu pour son personnage Célestin Louise, "flic et Soldat de la guerre 14-18".

Après un DESS de psycho-pathologie, travaille à l’hôpital psychiatrique de Vannes, jusqu’à sa rencontre avec le scénariste Bernard Revon (“Baisers volés”, “Domicile Conjugal”). Commence alors une carrière d’assistant, tourne un premier court-métrage “La rose de Paracelse” (1986), et réalise des portraits de plasticiens. Fait ses débuts de scénariste pour Mag Bodard, ( “Hôtel de Police” 1985). Enchaîne ensuite les écritures pour la télévision, tout en réalisant des courts métrages et des documentaires, et en développant des projets de cinéma. En tant que scénariste, collabore entre autres avec Georges Lautner (« L’homme de mes rêves »), Laurent Heynemann (« Cognacq-Jay »), Jean-Claude Brialy (« Vacances bourgeoises »), Jean-Louis Lorenzi (« Le choix de Thomas », « La tranchée des espoirs »), Jacques Trefouël (« François d’Assise », documentaire), Jorge Amat (« L’œil du consul », doc.), Louis Couvelaire (“L’Oiseau Blanc”, doc.), Robert Kechichian (“L’espionne qui boîte”, doc.)… Dirige régulièrement des ateliers d’écriture de scénario. Egalement auteur de théâtre, de romans historiques (« La côte 512″, “L’arme secrète de Louis Renault”, “Le château d’Amberville”, “Les Traîtres”, “Le gendarme scalpé”, “Le crime de l’Albatros”, « Les Ombres du Rochambeau ») de BD et de chansons. A co-produit le long-métrage de Claude Berne “Hôtel du Paradis” (2011).

Prix SACD 1984 pour la pièce « Le Crime Anglais »
Prix du film de l’espoir au FESPACO 1999 pour la série « À nous la vie »
Prix du Public, Meilleur Espoir masculin et Meilleure Musique au Festival de Luchon 2003, Prix du Public et Prix du Scénario aux RITV de Reims 2004 pour « La tranchée des Espoirs »
Bourse Beaumarchais pour le court-métrage « Intérieur Nuit » 2004
Prix Grand Témoin Mutualiste Junior 2008 pour “La cote 512”
Prix du polar au Salon du Livre de Poche de St Maur 2010 pour “Le Château d’Amberville”
Prix de la médiathèque de Clamecy 2013 pour “L’arme secrète de Louis Renault”


(Source http://www.thierrybourcy.com/)




mardi 24 février 2015

Bäckström Epsiode 1 de Leif G.W. Persson

Par un été caniculaire, une jeune stagiaire de la police de Växjö, Linda Wallin, est retrouvée assassinée chez sa mère. Une équipe d'enquêteurs de Stockholm, dirigée par le très controversé inspecteur Bäckström, est envoyée en renfort par un directeur de la police au bord de la crise de nerfs. N'ayant guère confiance en ses collègues locaux mais convaincu de son génie et de son charisme, Bäckström met en place une stratégie qu'il juge imparable, mais qui est loin de faire l'unanimité. Avançant à tâtons dans les méandres de l'enquête, persuadé de toucher au but, il attend l'illumination qui le couvrira de gloire. Mais pendant ce temps-là, la police des polices veille, et sa hiérarchie s'impatiente...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :


Décevant.

Deux tiers du livre sont peu rythmé. 
On suit le dénommé Bäckström dans ses journées, sa quête de bière fraîche, ses jugements sur ses collègues...
... en attendant, quelque chose qui n'arrive jamais ! et d'apprendre qu'il n'est par vraiment efficient à son poste.
La fin et le dénouement de l'enquête viennent d'ailleurs. 
Une- je dis bien une- page très drôle : le détail d'une facture de blanchisserie, c'est à la page 409 (on peut y passer directement après la page 29).
Pas envie de lire l'épisode suivant...

Note : 6/20


Rencontre Rouletabille : Olivier Kourilsky

Vendredi 13 février 2015 à 19h, la ludo-bibliothèque Emile-Bayard accueillera pour la seconde fois, l'auteur de roman policier Olivier Kourilsky, à l'occasion du festival du polar de Viry-Chatillon.

Olivier Kourilsky, alias le Docteur K, est médecin néphrologue, professeur honoraire au Collège de médecine des Hôpitaux de Paris ; il a dirigé le service de néphrologie du Centre Hospitalier Sud-Francilien

Il écrit des romans policiers depuis un peu plus de dix ans et a publié six ouvrages depuis 2005, dont « Meurtre pour de bonnes raisons", prix Littré 2010.

Ses personnages évoluent souvent dans le monde hospitalier, entre les années soixante et aujourd’hui. Au fil du temps, on suit le professeur Banari, le commissaire Maupas, le commandant Chaudron, jeune policière chef de groupe à la Crim'…

Olivier Kourilsky est membre de la Société des gens de lettres et de la Société des auteurs de Normandie.


Meurtre à la morgue
Dernier Homicide connu
Meurtre avec prémédication
Meurtre pour de bonnes raisons
Homicide par précaution
Homicide post mortem
Le septième péché


(Biographie provenant du site des éditions Glyphe)

mercredi 11 février 2015

La trilogie écossaise de Peter May

En rupture de ban avec son passé, l'inspecteur Fin McLeod, meurtri par la disparition tragique de son fils unique, est de retour sur son île natale où, chaque année, une douzaine d'hommes partent en expédition à plusieurs heures de navigation pour tuer des oiseaux nicheurs. Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May nous plonge au cœur d'une enquête déchirante, qui va obliger McLeod à affronter sa propre histoire.

Alors que Fin rentre définitivement au pays, on découvre le cadavre d'un jeune homme, miraculeusement préservé dans une tourbière. Les analyses ADN relient le corps à un vieil homme atteint de la maladie d'Alzheimer, Tormod Macdonald, et font de celui-ci le suspect n°1. Au rythme des fulgurances qui traversent l'esprit malade de Tormod, le passé resurgit, et avec lui l'histoire des homers, ces orphelins exilés aux Hébrides et corvéables à merci.

Whistler était le plus brillant des amis de Fin. Le plus loyal. Par deux fois, il lui a sauvé la vie. Promis au plus bel avenir, il a pourtant refusé de quitter l'île où il vit aujourd'hui comme un vagabond. Sauvage. Asocial. Privé de la garde de sa fille unique. Or voici que Fin doit prendre en chasse les braconniers qui pillent les eaux sauvages de Lewis. Et Whistler est, d'entre tous, le plus redoutable des braconniers.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.)


1000 pages qui sont un vrai délice. On vit les Hébrides comme si on y était. Les paysages à couper le souffle,  les lumières, le climat, les habitants et le personnage Fin que l’on voit grandir depuis ses années d’écoles avec les rivalités d’enfance, les amours lycéennes jusqu’à son poste d’inspecteur principal à Édimbourg.
3 histoires, 3 enquêtes qui ramènent à chaque fois à la lumière des pans de son passé qu’il désire et redoute à la fois de soulever. Tout est si bien construit que l’ensemble nous envoûte et nous transporte parmi les habitants de l’île, où des îles tant elles sont nombreuses. Les chasses traditionnelles, les catastrophes humaines ou naturelles, les modes de vie… qui sont évoqués et servent de fil rouge à travers ces 3 romans sont véridiques. L’astucieux va-et-vient entre le présent et le passé des personnages, le huis clos insulaire font de cette trilogie écossaise un roman noir d’une redoutable efficacité. On a envie de visiter les Hébrides Extérieures.
Pour le confort de la lecture, une carte détaillée de la région est indispensable si l’on veut vivre l’île.

Note : 18/20

Derniers instants de Steve Mosby

Brisé par le suicide de sa femme, Alex Connor a tout quitté : son métier, ses amis, son pays. Lorsqu'il apprend que Sarah, sa meilleure amie, a été assassinée, il revient pour la première fois dans la ville où il a longtemps vécu. La police ne tarde pas à mettre la main sur le coupable. Mais en dépit des indications données par celui-ci, le corps de Sarah reste introuvable. Pendant ce temps-là, à l'autre bout du pays, Paul Kearney est sur les traces d'un tueur en série. Une femme vient d'être enlevée, il sait qu'il n'a qu'une semaine pour la retrouver. Alex et Paul sont l'un comme l'autre encore loin de s'imaginer vers quelle monstrueuse réalité ils s'acheminent...

Avis d'un membre du club Roultabille (Michelle W.) :


Tout commence par des histoires de meurtres non dits et de suicides.
Après celui de sa femme, qui semble avoir été programmé, Alex Connor craque, quitte l’Angleterre et erre de ville en ville en France, en Italie.
Lorsqu’il apprend la mort de sa meilleure amie, il revient en Angleterre.
Sarah était journaliste, spécialisée dans les affaires criminelles et  enquêtait sur un site internet très particulier. Une sorte de club privé proposant des photos et des vidéos de viols, meurtres, et autres joyeusetés... Son corps a disparu comme celui de plusieurs autres femmes.
C’est un roman gore, aux descriptions parfois choquantes.
Les deux principaux  personnes sont torturés à souhait par leur passé. On comprend pourquoi à la fin. Mais c’est parfois difficilement compréhensible. On ne sait plus on l’on en est et on a du mal à trouver une explication. C’est dur à lire. Ça met très mal à l’aise ; c’est d’une noirceur intense.
Ce roman n'est pas à mettre dans les mains de tout le monde.  
C’est angoissant du début à la fin et le style n’arrange rien.

Note :7/20

La femme aux fleurs de papier De Donato Carrisi

La nuit du 14 au 15 avril 1912, tandis que le Titanic sombrait au beau milieu de son voyage inaugural, un passager descendit dans sa cabine de première classe, revêtit un smoking et remonta sur le pont. Au lieu de chercher à sauver sa peau, il alluma un cigare et attendit la mort.
 

Le 14 avril 1916, dans les tranchées du mont Fumo, quatre ans jour pour jour après le naufrage duTitanic, un soldat italien est fait prisonnier. À moins qu’il ne révèle son nom et son grade, il sera fusillé le lendemain à l’aube. Jacob Roumann, médecin autrichien, n’a qu’une nuit pour le faire parler. Mais le prisonnier veut diriger l’interrogatoire. Sa vie, décrète-t-il, tient non pas à une, mais à trois questions :
« Qui suis-je ?
Qui est Guzman ?
Et qui était l’homme qui fumait sur le Titanic ? »
De cet instant se noue entre les deux ennemis une alliance étrange autour d’un mystère qui a traversé le temps et su défier la mort.
Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Pour moi ce n’est ni un polar, ni de la science fiction, ni un roman noir, c’est un conte philosophique,  une histoire à écouter.
Déstabilisant mais on est pris au jeu et on lit, on cherche à savoir la fin de l’histoire.
L’auteur est documenté sur la guerre entre les autrichiens et les italiens.
C’est un prisonnier autrichien dans les tranchées qui raconte une histoire à un médecin italien avant de se faire fusiller.
L’écriture est agréable et fluide.
NB : Je n’ai peut-être pas tout compris !!!!

Note : 11/20

jeudi 5 février 2015

Du sang sur la Baltique de Viveca Sten

Un an après l'affaire Krister Berggren, un nouveau crime vient troubler les eaux de l'île de Sandhamn : cette fois, l'inspecteur Thomas Andreasson et son amie Nora enquêtent sur la mort du vice-président de la Royal Swedish Yachting Society, assassiné pendant une régate.
Crime passionnel, règlement de comptes ou visée
politique ? Les pistes sont multiples, et lorsque un autre membre de la Yachting Society est retrouvé mort devant sa maison, la liste des suspects se resserre autour de cette élite mondaine, certes restreinte, mais inaccessible et prête à tout pour sauver les apparences. 

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :


Un polar nordique bien ficelé, un suspense bien mené et en plus c’est assez bien écrit. Ça change de Camilla Läckberg même si on retrouve des similitudes. On est tout de suite dans le bain avec un meurtre des plus subtils. Meurtre d’argent, de pouvoir, vengeance sentimentale, affaire crapuleuse ou de drogue ?  Tout y passe et l’enquête a de quoi piétiner car ça part un peu dans tous les sens. Et bien sûr, tout le monde est au dessus de tout soupçon… pour le 2ème roman traduit, (il date de 2009 et il y en a 5 ou 6 de parus en Suède) l’auteure nous emmène dans l’archipel aux milliers d’îles au large de Stockholm et en particulier sur Sandhamn. Toile de fond de ce roman, une régate organisée par un prestigieux yachting-club, le tour de Gotland, la plus importante d’Europe du Nord à laquelle participent de prestigieux voiliers et équipages. Un ensemble très « class » et très huppé…On retrouve les personnages du précédent opus qu’il faut avoir quand même lus auparavant pour bien comprendre les « casseroles » de chacun. Ici, il n’y a pas de longs « flashbacks » et dans ce cas, on est plus ou moins obligé de deviner les évènements passés du précédent volet.
Dans cette seconde  enquête de l’inspecteur Thomas Andreasson et de sa meilleure amie Nora, on ne meurt pas par noyade mais d’un coup de feu. Pas d’hémoglobine à chaque chapitre. On attend  la suite des traductions car si cette nouvelle enquête est résolue, les personnages continuent  leur histoire… A suivre.


Note : 16/20

Note de Simone H. : 14/20