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vendredi 6 décembre 2013

Personne ne m'attend d'André Gabella

L'improbable peut'il exister ?
Deux chiens, une vieille dame, un flic susceptible, un mec ravagé et un rat intelligent : ils n'auraient jamais dû se rencontrer. Chacun marche sur une route, une droite. Des droites parallèles.
Soudain, tout ce beau monde va se retrouver dans un même et seul univers, des droites vont se croiser en un seul et unique point de convergence, une seule et unique fois. Une rencontre improbable et tragique.
Cette histoire est vraie, elle existe puisqu'elle est écrite. Les choses sont vraies, quand elles sont déjà écrites. 
Un polar glaçant.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Une rencontre improbable entre des personnages dont les lignes de vie s'entrecroisent. Tout ça pour une vengeance.
Ce polar se lit très vite ; écriture agréable et atmosphère étrange, voire déconcertante.
Auteur français, André Gabella est commandant de police, chef du groupe "Grand banditisme" à la police judiciaire d'Ajaccio. Il s'est inspiré de son quotidien pour écrire ce roman.

Note : 11/20

jeudi 28 novembre 2013

Ecrit en lettres de sang de Sharon Bolton

A Londres, soir du 31 août. En regagnant sa voiture, la jeune policière Lacey Flint découvre une femme lacérée de coups de couteau, qui finira par mourir dans ses bras. Quelques heures plus tard, une journaliste reçoit une étrange lettre anonyme rappelant celles qu'envoyait Jack l'Eventreur aux journaux. Lorsqu'un deuxième meurtre a lieu, les ressemblances ne font plus aucun doute pour Lacey : l'assassin utilise le même mode opératoire et frappe les mêmes jours de l'année que son maître à penser. Mais pourquoi s'acharner sur des mères au foyer sans lien entre elles ? Tandis que l'enquête avance, des pans du passé de Lacey refont surface et semblent la relier au tueur. Cela n'échappe pas au commandant Joesbury, qui exaspère la jeune femme au plus haut point, l'attire, et la soupçonne aussi.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Sylvie D.) :


A Londres, une jeune femme policière découvre, en retournant à sa voiture, une femme en sang qui meure dans ses bras. La femme a été éventrée et la carotide tranchée. C'est le premier de plusieurs meurtres.
La suite des événements l'amène à comparer les meurtres à ceux de Jack l'éventreur. D'autant que dans sa jeunesse, elle s'est passionnée pour ce personnage. Elle connaît le nom des victimes, les dates des meurtres et la façon dont elles sont mortes. Elle est donc détachée de son commissariat pour intégrer l'équipe en charge de l'enquête.

Entre les paragraphes, son insérés des petits paragraphes nous relatant des faits s'étant passé onze ans plus tôt, sans que l'on puisse les relier à l'histoire actuelle. 

De plus, le comportement de cette policière devient de plus en plus étrange. 
Ce n'est vraiment qu'à la fin du livre que l'on voit tous ces morceaux de puzzle s'imbriquer. 





mardi 19 novembre 2013

Tel aviv suspect de Liad Shoham

Dans un quartier sans histoire de Tel-Aviv, le viol d'une jeune fille met la police en émoi. Pas d'indices, pas de témoins, pas de suspects. Le père de la victime décide de mener sa propre enquête, jusqu'à identifier Ziv Névo comme le coupable. L'affaire serait sur le point d'être classée, sans les doutes du vieil inspecteur Élie Nahoum.
Pourquoi Névo refuse-t-il de s'exprimer ? Qui veut-il protéger par son silence ? Le père aurait-il pu forcer sa fille à accuser un innocent ?
Entre le policier et le suspect commence un duel sous haute tension, qui va attirer dans son ballet de faux-semblants un jeune avocat idéaliste, le bras droit d'un boss de la mafia et un reporter prêt à tout pour décrocher le scoop de sa vie.
Quand un deuxième viol est commis, la quête de la vérité devient une affaire de vie ou de m
ort...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :
Polar qui aurait pu se dérouler n'importe où. Très peu, voire pas de descriptions des lieux, de la vie locale. C'est dommage quand on veut se plonger dans l'intrigue, de ne pas savoir où l'on est.
Cela est compensé par des portraits de personnages. Policiers, juges, avocats, médias, mafiosi locaux et sa cohorte d'hommes de mains plus ou moins écervelés,...
Il en reste que ce polar nous emmène à l'intérieur d'un système dans lequel il est plus simple et plus prudent d'accepter une inculpation pour un acte qu'on a pas commis plutôt que de prouver son innocence.
Pas d'hémoglobine mais un viol dans une rue qui, sans indice ni témoin, se retourne contre un suspect qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Mais que faisait-il alors dans cette rue en plein milieu de la nuit ? La machine se met en route sur les dires de témoins qui n'ont rien vu et des preuves induites de force à la victime qui se laisse manipuler.
Se lit facilement. Assez agréable sans être, cependant, aussi enthousiaste que la critique de la jaquette... Il faut bien faire vendre...
Note : 12/20

Une certaine vérité de David Corbett

1994. Jude McManus a 17 ans lorsque son père, un flic de Chicago, meurt dans des circonstances mystérieuses. Son cadavre est retrouvé dans les eaux d’un lac alors qu’il vient d’être accusé de corruption avec ses deux collègues, Bill Malvasio et Phil Stroke. Suicide pour échapper au scandale ? Noyade accidentelle ? L’affaire ne sera jamais résolue. Jude décide de fuir la ville et s’engage dans l’armée. 2004. République du Salvador. Dans un pays rongé par la pauvreté, la corruption et le crime, Jude McManus retrouve par hasard Bill Malvasio. Installé au Salvador pour échapper à la justice de son pays, celui-ci demande à Jude de retourner à Chicago pour retrouver Phil Stroke. Toujours hanté par la disparition et les péchés de son père, Jude y voit l’occasion de faire toute la vérité sur le passé. Mais, comme l’a justement écrit Oscar Wilde, la vérité est rarement pure et jamais simple, et Jude va vite se retrouver aux prises avec une affaire d’État.
Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :
Un thriller qui nous plonge dans le monde de la corruption et des trafics d'enfants, et de la guerre des gangs au Salvador avec la bénédiction des États-Unis...
Jude Mcmanus qui a quitté sa famille pour s'engager dans l'armée se retrouve plusieurs années plus tard au Salvador, travaillant pour une compagnie américaine qui entretien les puits aquifères et chargé de la protection rapprochée d'un ingénieur Hydrologue américain pour le compte d'une usine locale de production de sodas. Il retrouve des anciens partenaires de son père, flics de Chicago accusés de corruption.
Jude veut en profiter pour faire le point sur le passé et la mort de son père : accidentelle ou suicide de pour échapper aux accusation ?
On se retrouve dans une affaire d'état, de profits dans lequel le gouvernement local et agences de sécurité gouvernementales américaines se fichent royalement de l'environnement et des conséquences sur la population qui est déjà dans un état de pauvreté proche de celui de Haïti.
Super.
Note : 16/20

Homicides multiples dans un hôtel miteux des bords de Loire de L.C. Tyler

Ethelred Tressider, obscur auteur de polars, ne fait rien comme tout le monde. Sa crise de la quarantaine, par exemple. Quand un homme ordinaire s’achète une Harley-Davidson, fonde un groupe de heavy metal ou trouve le chemin de Dieu, Ethelred, lui, a préféré disparaître en abandonnant tout derrière lui. C’était compter sans son agent, la terrible Elsie Thirkettle, qui, lancée sur ses traces, ne tarde pas à le retrouver dans une auberge miteuse des bords de Loire, peuplée de quelques philatélistes réunis pour la foire aux timbres du village. Alors que tous deux s’apprêtent à repartir pour l’Angleterre, un de ces collectionneurs obsessionnels a la mauvaise idée de se faire assassiner. Tous les hôtes étant assignés à résidence, nos protagonistes vont en profiter, faute de mieux, pour mettre leur sagacité à l’épreuve. Lorsque deux autres clients sont retrouvés morts, Elsie et Ethelred, dont le séjour commence dangereusement à ressembler à un roman de leur auteur favori, Agatha Christie, vont redoubler d’enthousiasme. Auront-ils enfin l’opportunité dont ils rêvent depuis toujours de réunir tous les suspects d'une affaire dans un grand salon afin de leur révéler le nom du coupable?
Avis d'un membre du club Rouletabille ( Maryse W.) :
Un agréable moment de lecture. On se laisse facilement emporter par ce polar au scénario original et humoristique. On y trouve même des références à Agatha Christie. Où êtes-vous Miss Marple ?
Rien que le titre à rallonge nous questionne et donne envie de lire.
Un polar à l'anglaise, plein d'impertinence.
On est loin des polars sombres des auteurs nordiques et autres Grangé.
Agréable surprise. Une découverte pour le second roman de cet auteur.
Le premier avait un titre tout aussi accrocheur : Étrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage...
Note : 14/20

Avis d'obsèques de Michel Embareck

Un matin d'automne, dans une ville de province, le corps de Fabrice Kerbrian du Rescouet, alias « Fabulous Fab », est retrouvé en bordure d'un jardin public. L'autopsie révèle qu'il a été abattu à bout portant d'une balle derrière la tête. Fait étonnant, l'arme utilisée par l'assassin est un pistolet japonais datant des années 1940.
Pour quelles raisons cet héritier d'un empire de presse régionale - au bord de la faillite - a-t-il été tué ? Et par qui ? Un mari jaloux - l'homme était coureur -, des investisseurs mécontents ? Ou un fantôme du passé au courant de quelques lourds secrets de la famille Kerbrian du Rescouet ? Sous la pression d'un procureur carriériste, les policiers de la PJ explorent de multiples pistes.
En même temps, Victor Boudreaux, l'ancien lanceur de marteau devenu détective privé, enquête sur un trafic d’œuvres d'art volées dans les églises. Ce faisant, il dérange le microcosme local, qui n'aime pas les vagues. D'autant que se profilent les élections municipale
s...
Avis d'un membre du club Rouletabille ( Maryse W.) :
Une intrigue confuse et des passages qui se perdent en longueurs .
Un vocabulaire argotique à la San Antonio.
Bof. Je n'ai ps accroché.
Note : 11/20

L'heure du chacal de Bernhard Jaumonn

Windhoek, Namibie au mois de janvier. La saison des pluies tarde à venir et le pays tout entier courbe l’échine sous la chaleur et la sécheresse. Dans le quartier riche de Ludwigsdorf, un homme – blanc – qui arrose ses citronniers à la tombée de la nuit, est abattu à l’AK-47, à travers les barbelés électrifiés de sa propriété. C’est le premier d’une série de meurtres à travers le pays. Les victimes, des blancs riches, tous liés à une affaire politique vieille de 20 ans : l’assassinat de Anton Lubowski dans les heures sombres de la fin de l’Apartheid. La détective en charge de l’enquête, Clemencia Garises est un produit de la « nouvelle » Namibie : noire, originaire d’un quartier pauvre, elle a pu étudier grâce à une bourse. Des exactions de l’Apartheid et du combat pour l’indépendance de la Namibie, elle ne connait que les histoires qu’on lui a racontées. Un polar engagé, qui tourne autour de la mort politique de la Namibie, et qui pose les questions universelles sur la vérité, la culpabilité et la morale.
Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :
L'auteur s'est appuyé sur un fait historique. Anton Lubowski, avocat de la bourgeoisie blanche qui a choisi de soutenir la lutte pour l'indépendance de la Namibie et la fin de la discrimination raciale a été assassiné (ses assassins supposés n'ont jamais été condamnés).
Même si l'apartheid est supprimé au niveau de l’état, le racisme n'en demeure pas moins solidement ancré dans la société. Dans ce cadre historique, une vengeance, une inspectrice noire, une famille de bras cassés, et la pluie qui se fait attendre entre la Namibie et l'Afrique du Sud. Des meurtres ciblés; une chasse à l'homme.
Les personnages se promènent sur des centaines voire des milliers de kilomètres à la recherche du meurtrier qui poursuit sa logique. Les cadavres sont-ils liés à cette ancienne affaire ? Faut-il rouvrir le dossier et essayer d'expliquer ce qui aurait pu se passer autour de cette affaire. La hiérarchie est toujours prudente lorsqu'il s'agit d'une affaire sensible. Cela engage l'auteur, comme il le précise lui-même. Ce n'est plus la réalité historique du moment et même si cela rouvre de vieilles blessures, ce roman pourrait remettre à l'ordre du jour cette affaire encore non-élucidée.
Note : 15/20