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mardi 9 mai 2017

The pope de Brian Yuzna

A Pacifica, en Californie, la paroisse catholique de San Simone est frappée par une terrible série de meurtres. En l'espace de quelques jours, certains prêtres subissent une mort diabolique après avoir croisé la route d'un mystérieux serial killer au visage masqué et travesti en Pape. Alors que la panique fait rage, les détectives Stittwell et Hitchman tentent de rassembler les pièces du puzzle, mais l'omerta de Monseigneur Martinez, à la tête de la paroisse, complique l'enquête. 
L'arrivée de Père Argus, envoyé par le Vatican, gonfle les rangs des curieux cherchant à démasquer l'assassin, bien que ses motivations semblent diverger de celles de la police... Qui est ce fameux "Pape" ? Vous connaîtrez bientôt son identité et son mobile, mais pour découvrir son destin ultime, il vous faudra attendre d'avoir parcouru intégralement les sentiers et les revirements de situations inattendus de cette histoire, entre passé et présent, désir de vengeance et besoin de rédemption, folie humaine et justice divine. 
Mais restez sur vos gardes, car d'autres mourront de la main du "Pape" avant qu'une vérité inimaginable ne vienne révéler cette obscure énigme...


Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :

« The pope » est l’œuvre d’un réalisateur de film d’horreur, écrit d’après un scénario et non le contraire. Ce qui pourrait être un bon film pour les amateurs du genre au cinéma se révèle être un navet intégral comme livre. 
Le texte est d’une grande pauvreté littéraire, aucune histoire si ce n’est beaucoup de sang répandu et qui plus est nous connaissons le coupable dès le début. De plus une critique des tares de l’église catholique tellement caricaturale que cela en devient grotesque.

En résumé Monsieur YUZNA peut continuer de réaliser des films mais surtout il doit arrêter l’écriture.

Note : 7/20

mercredi 6 avril 2016

Tant de chiens de Boris Quercia

Encore une mauvaise période pour Santiago Quiñones, flic à Santiago du Chili. Son partenaire Jiménez vient de mourir au cours d'une fusillade avec des narcotrafiquants. Pire encore, le défunt semble avoir été mêlé à des histoires peu claires, et il avait les Affaires internes sur le dos. Il était également lié à une « association de divulgation philosophique » aux allures de secte, la Nouvelle Lumière. Interrogé par les Affaires internes, Santiago a du mal à croire ce qu'on lui dit de Jiménez. 
En se rendant à la Nouvelle Lumière, par curiosité autant que par désœuvrement, il tombe sur la jeune Yesenia, qu'il connaît bien. Tous deux ont grandi dans le même quartier, puis leurs chemins se sont séparés. Entre-temps, Yesenia a connu l'enfer : elle raconte à Santiago avoir été séquestrée et violée par son beau-père. Depuis, elle ne vit plus que pour une seule chose, et elle va demander à Santiago de l'aider, au nom de leur amitié passée : il s'agit d'abattre son bourreau.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Un auteur chilien qui met en scène Santiago Quinonès, un flic pas toujours réglo qui va vite se retrouver en position plus qu'inconfortable. 
Le livre est soutenu, âpre, sans fioritures mais on a du mal à découvrir tous les aboutissants.
Roman noir qui décrit tout ce qui ne vas pas dans cette société et ce pays : trafic, drogue, corruption, misère...
Les critiques sont élogieuses, à mon goût les clichés me semblent trop accentués, j'ai eu un peu de mal.


Note : 11/20

jeudi 12 juin 2014

La madone de Notre-Dame d'Alexis Ragougneau

«La touriste fit un signe de croix puis s'approcha du banc. Dans un murmure empreint d'un fort accent, elle demanda à la jeune femme en blanc s'il lui était possible de s'asseoir à ses côtés pour prier. Celle-ci ne daigna pas répondre, invariablement figée, le regard aimanté par la statue de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. L'Américaine, après avoir répété sa question sans davantage obtenir de réponse, finit par poser son séant sur le banc dont le bois craqua sous l'effort. Alors, comme dans un cauchemar venu du plus profond de la nuit, la madone blanche hocha la tête. Son menton vint se poser sur sa poitrine puis, en douceur, presque avec grâce, son corps entier bascula vers l'avant et s'effondra sur le dallage à damier.
C'est alors que la grosse Américaine se mit à hurler.»

La police et Claire Kauffmann, la procureur, s'interrogent. Qui est cette morte à la robe blanche ? Au nom de quelle abomination lui a-t-on scellé le vagin à la cire de cierge ? Sa présence lors de la procession du 15 août tenait-elle de la provocation ou de la ferveur religieuse ? Le père Kern, le prêtre de Notre-Dame, est persuadé que l'enquête fait fausse route. Pour élucider le mystère de la Madone, l'homme de foi remontera jusqu'aux racines du mal...


Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :


Décès requalifié en meurtre, survenu à la Basilique de Notre Dame dont l’enquête a été confiée à un commandant de police et une jeune magistrate. Deux personnages présentant des troubles psychiques, voire psychologiques liés à leur passé, qui sont des éléments capitaux quant aux raisons pour lesquelles cette enquête leurs a été confiée.
Rapidement un premier suspect est découvert et, au fil du déroulement de l’histoire, nous comprenons aisément que ce n’est pas le coupable.
Triller politico-religieux ou les intérêts de ces deux institutions sont au cœur de l’intrigue. Cousu de fil blanc avec un certain nombre de longueurs comprenant des descriptions parfois inutiles, un manque de rebondissement, d’imbroglio et parfois d’intérêt. Le dénouement se devine assez facilement et simplement, même si le coupable n’est révélé que dans les dernières pages.


Lecture facile et agréable. 

Note : 12/20

mercredi 11 juin 2014

Et si notre dame la nuit ... de Catherine Bessonart

"Après le cou, ce qui l'émouvait le plus chez une femme, c'était le poignet, alors il se pencha vers la femme inconnue, effleura ses veines qui ne battaient plus et lui fit la promesse muette que justice serait faite."
Il s'appelle Chrétien, pourtant il se dit "mécréant, tendance bouddhiste". Flic, fraîchement divorcé, il en est proie à une sorte de nervosité - il vient d'arrêter de fumer - mais pas seulement. Il pressent un malheur imminent qui ne tarde pas à survenir : neuf des plus belles statues de Notre-Dame de Paris sont décapitées ; puis, très vite, une jeune femme. La première d'une longue série...
L'enquête que mène le commissaire Bompard l'amène au sentiment qu'il est intimement mêlé à cette affaire. De quelle manière ? Ses doutes se confirment quand le meurtrier le menace dans ce qu'il a de plus cher : son ex, Mathilde.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigitte M.) :

Un petit air de "déjà-vu" mais personnage principal très attachant. Bon petit polar.
Note : 14/20


Avis d'un membre du club Rouletabille ( Laurence F.) :

Enfin un enquêteur comme on les aime, avec ses faiblesses, ses forces, flanqué de deux acolytes et d'une ex-femme attachants. Un psychopathe qui renvoie notre héros à son passé. Excellent premier roman.

Note : 17/20

Simone H. :
Note : 16/20

Wanda B. :
Note : 18/20

mardi 19 novembre 2013

Inferno de Dan Brown

Une nouvelle aventure de Robert Langdon, héros du Da Vinci Code, autour du roman mythique : L'enfer de Dante.
(Ndr :ça c'est du résumé ! )
Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :
Encore une pavé à la Da Vinci Code. C'est pour cela que ma critique est si longue.
Dès le départ les dés sont jetés, avec pour thème, la problématique de la surpopulation. L'humanité ne pourra survivre que si un fléau équivalent à la grande peste régule la population.
Donc, un biologiste fabrique et veut disséminer un virus...
On retrouve Robert Langdon, le désormais célèbre professeur de symbologie qui nous fait découvrir les secrets de Florence, un peu moins pour Venise et Istanbul.
Et puis Dante et sa Divine Comédie avec comme toile de fond Botticelli.
Bref c'est une course contre la montre ; une sorte de chasse au trésor dans laquelle les personnages ne sont pas ce qu'ils sont, et puis le sont finalement. On ne sait plus trop. Ça ne semble pas trop tenir la route, surtout le final en queue de lotte ; de poisson je veux dire.
Que deviennent les personnages ? Ils disparaissent d'un seul coup... A moins qu'il y ait une suite de 500 pages à venir et puis le film... Bref, c'est que du business.
Ce n'est pas un bon Dan Brown. C'est pour cela que j'ai mis presque un mois pour le finir. J'aurai même pu sauter les dernières pages. Ou alors j'ai rein compris vu les chiffres de vante...
J'avais déjà laissé tomber le Symbole Perdu au bout de 100 pages. J'ai vraiment préféré les titres anciens comme Deception Point ou Forteresse Digitale.
Je ne retire de ce roman que l'envie d'essayer, je dit bien d'essayer de lire Dante et sa Divine Comédie. Ce n'est pas gagné. Sinon, j'irai visiter Florence, et puis regarder le tableau de Botticelli.
A éviter, on peut lire autre chose.
Note : 10/20 et c'est bien noté.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Louis B.) :

Un scientifique de génie va répandre un virus dont on ignore les effets, afin de "réguler" la population mondiale qu'il estime trop élevée et en progression géométrique. Pour notre bien car s'il ne le fait pas, notre civilisation sombrera très rapidement dans la barbarie, à cause du manque de ressources naturelles de la planète.

Qui va tenter d'arrêter ce processus ? Un prof de fac et une charmante jeune femme, surdouée, apte au combat, pleine d'initiative et ...médecin (vous ne la rencontrerez jamais!!)

Oui...mais ce génie scientifique n'est pas un génie logistique : au lieu de tranquillement nous balancer son virus dans la g.....il nous propose un jeu de piste avec énigmes à foison (toutes liées à Dante), visite complète de Florence, Venise et Istanbul !!!

Et Dan Brown de nous étaler sa science sur les villes précitées (je croyais connaître Florence). Mieux, pendant leur fuite et leur recherche de divers objets dont je ne me souviens plus la nécessité de les trouver, nos deux héros commentent les œuvres d'art des musées qu'ils traversent tout en étant poursuivis par des tueurs (je suis admiratif).

Vous l'aurez compris, ce roman ressemble plus à un "exercice de style" qu'à un vrai roman. Néanmoins, par quelques rebondissements bienvenus, un style agréable, il se laisse lire.

Note : 10/20