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La prochaine rencontre du club Rouletabille aura lieu le vendredi 29 juin, à la Ludo-bibliothèque Emile-Bayard à partir de 20h30, pour un petit apéro de fin d'année.

mardi 25 novembre 2014

Celui qui ne meurt jamais de Dominique Faget

En Afrique, à la mort d'un homme, le sculpteur du village s'imprègne de l'aura du défunt et façonne secrètement un Masque à son effigie. L'âme du disparu y sera enfermée pour l'éternité. Automne 1975, à Bordeaux, des femmes sont retrouvées atrocement mutilées... Un reporter se retrouve en proie à des cauchemars et à des visions d'horreur... Une jeune inspectrice métisse enquête. Ses investigations la mèneront au cœur de l'Afrique et de ses mystères.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :


Voyage dans le temps et l’espace… d’abord en 1910 en Afrique occidentale Française, où un mystérieux coffre est déterré; puis essentiellement en 600 av JC en Afrique et dans la France de 1976 où deux histoires parallèles séparées de 3000 ans finissent par se rejoindre au moment du dénouement.
Histoire d’un frère de Pharaon abandonné sur les côtes africaines par un capitaine phénicien, de sa survie en territoire hostile grâce à un chef de village … et de son destin hors du commun, car c’est lui qui "ne meurt jamais".
Histoire d’Alain, journaliste baroudeur, personnage ambiguë, poursuivi par un masque africain doté d’un étrange pouvoir…
Voyage dans l’ésotérisme, étude ethnologique, récit historique, Polar (quelques meurtres horribles (mais heureusement pas décrit par le menu !) du coté d’Arcachon…), on ne sais pas trop où classer ce roman atypique.
L’auteure sait nous faire partager son amour pour ce continent africain ; et elle dispose de bases de documentations solides qui rend crédible ce récit à la limite du fantastique.
Donc ça marche ! Le style est élégant et même si on se doute de l’identité du coupable, on en est jamais vraiment sûr et le suspens est préservé !
S’il fallait vous faire un peu frissonner, voici le leitmotiv qui accompagne les meurtres :
Une lame pour trancher, un poignard pour découper, un pic pour achever…
Même s’il faut prendre pour argent comptant l’explication finale, le cartésien que je suis s’est laissé bercé au fil du récit par cette enquête hors norme !
Méfiant dés qu’un grand prix est attribué, ce roman qui a décroché celui des lecteurs d’un hebdomadaire à grand tirage, mérite le détour.
A recommander.


Note : 16/20

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